LE MAJORDOME, LA QUÊTE DE L’OSCAR

Après Precious, 6 fois oscarisé en 2010, et plus récemment Paperboy, avec Nicole Kidman et Zac Efron (graaou), Lee Daniels a choisi pour son nouveau film de retracer l’évolution de la vie politique américaine à travers le personnage de Cecil Gaines, directement inspiré de la vie d’Eugene Allen. Témoin extraordinaire de son temps, il fut, des années 50 jusqu’aux années 80, au service des acteurs de l’histoire de son pays en tant que majordome à la Maison Blanche.

 
Le jeune Cecil Gaines (Forest Whitaker, admirable), en quête d’un avenir meilleur, fuit, en 1926, le Sud des États-Unis, en proie à la tyrannie ségrégationniste. Tout en devenant un homme, il acquiert les compétences inestimables qui lui permettent d’atteindre une fonction très convoitée : majordome de la Maison-Blanche. C’est là que Cecil devient, durant sept présidences, un témoin privilégié de son temps et des tractations qui ont lieu au sein du Bureau Ovale, tandis que le mouvement des droits civiques prend de plus en plus d’ampleur.

 
À la maison, sa femme, Gloria (interprétée par une magnifique Oprah Winfrey) élève leurs deux enfants, et la famille jouit d’une existence confortable grâce au poste de Cecil. Pourtant, son engagement suscite des tensions dans son couple : Gloria s’éloigne de lui et les disputes avec l’un de ses fils, particulièrement anticonformiste, sont incessantes.
 
À travers le regard de Cecil Gaines, le film retrace l’évolution de la vie politique américaine et des relations entre communautés. De l’assassinat du président Kennedy et de Martin Luther King au mouvement des « Black Panthers », de la guerre du Vietnam au scandale du Watergate, Cecil vit ces événements de l’intérieur, mais aussi en père de famille…


 

>Verdict

Biopic réussi : on est ressort heureux d’avoir découvert la vie d’un homme qui méritait clairement d’être dévoilée au monde entier !  

– Laborieux, d’un point de vue purement historique, d’évoquer en 2 heures seulement, plusieurs siècles de mouvements revendicatifs. Malgré des images d’archives bien exploitées, le spectateur a donc le sentiment de suivre une fresque historique de la condition noire aux Etats-Unis narrée à la manière d’un programme pédagogique.


 

– A moins d’être un cœur de pierre, je vous conseille de prévoir un mouchoir et/ou de mettre du mascara waterproof. L’émotion est effectivement au rendez-vous et, si ce n’est pas pour nous déplaire, on regrette parfois certaines scènes clairement formatées pour les oscars.
 

– Et en parlant d’oscar, on souhaite vivement à Forest Whitaker d’en décrocher un, étant donné sa prestation impeccable ! Les seconds rôles, nombreux, méritent également d’être félicités de Mariah Carey (qui joue un mini rôle mais un mini rôle sans make up s’il vous plait !) à Jane Fonda en passant par Robin Williams, Lenny Kravitz et John Cusack.

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