LAURA CAHEN A VU LE LOUP

Découvrez la nouvelle sensation pop folk from Nancy, la jolie Laura Cahen, en concert au Zèbre de Belleville les 21 et 22 novembre prochains.

 
Paulette : Quel a été ton cheminement musical ?
Laura : Au départ, j’ai monté un premier groupe au lycée qui s’appelait Deux Z’elles. C’était mes chansons mais j’avais peur de me lancer dans un projet solo, je pensais que je n’avais pas les épaules pour ça.
 
Tu étais jeune en même temps…
Oui, j’avais 16 ans, j’avais besoin d’un projet de groupe. Un peu plus tard, je me suis dit que je pouvais faire ça toute seule, j’ai senti que j’en étais capable, et que ce serait sûrement plus facile à gérer. J’avais aussi l’envie de jouer avec mon frangin, ma belle-sœur, de faire un truc en famille. Avec Deux Z’Elles j’ai écumé les scènes de Lorraine, et je me suis dit qu’il ne fallait pas que j’applique la même méthode et que j’aille voir ailleurs. J’ai joué deux, trois fois à Paris où j’ai rencontré mon éditeur Wagram publishing, et j’ai monté une tournée au Québec avec seulement une amie qui m’a aidée.

Quand je suis rentrée en France, j’ai repris les groupes, puis les tremplins, les Inouïs du Printemps de Bourges. Ça m’a ouvert pas mal de portes, j’ai joué devant beaucoup de programmateurs. Tout ça jusqu’à ce que je rencontre mon tourneur actuel Furax, maintenant ça tourne et je prépare mon album ! Ma tournée au Québec m’a permis de revenir en France en étant un peu plus crédible que si j’avais fait des bars, c’était une autre manière d’approcher la chose.

 
Tu viens d’une famille de musiciens ?
Non mes parents ne sont pas musiciens, juste mélomanes. En revanche, mes deux grands frères oui, l’un est ingénieur du son et l’autre bassiste. J’ai beaucoup d’écart avec eux, y en a un qui a dix-huit ans de plus que moi et l’autre dix, je les ai toujours vu jouer. À 4 ans j’ai fait du piano après j’ai joué un peu de violon, de la guitare aussi et je me suis mise à chanter. Vers 15 ans, j’ai commencé à écrire des chansons.
 
« Mes idoles sont Camille, Feist, et Émilie Loizeau »
 
Tu as un grain de voix teinté jazzy, quelles sont tes influences ?
Mes parents ont beaucoup écouté de jazz, je suis empreinte de ça. Je suis fan de Billie Holliday, mais j’écoute aussi Bashung, Gainsbourg. Mes idoles en ce moment sont Camille, Feist, Émily Loizeau, toute cette clique-là.
 
Un peu plus chanson française alors ?
J’aime pas trop le terme de chanson française, parce que si je veux chanter en anglais on dira que je fais de la folk. Je ne vois pas trop pourquoi tout de suite on me case dans la chanson française. Oui je chante en français, mais je trouve ça un peu bizarre de dire qu’on fait de la chanson française alors qu’il suffit de changer la langue pour que ça ne soit plus ça.
 
Tu disais que tu travailles en famille, comment ça s’est passé pour ton EP ?
J’écris les chansons, je travaille les arrangements avec mon frère Benjamin, et c’est mon grand frère Nicolas qui est ingénieur du son qui les a mixées. Ma belle-sœur fait les chœurs, les percussions et elle monte avec moi sur scène.
 
T’es stressée sur scène ?
Oui, surtout avant de monter sur scène, la première chanson et après ça va. Enfin, selon la réaction du public forcément, mais en général ça va. (rires)
 

 
Pour les lectrices de Paulette, tu peux nous décrire un peu comment se passe ton show…
Le fil rouge c’est la voix, on essaye de composer autour de ça, c’est ce qui est mis en valeur. Sur scène il y un contrebassiste, une percussionniste / choriste, un batteur et un guitariste, je peux y être seule aussi. Parfois les musiciens font d’autres choses que ce qu’ils font habituellement : mon batteur ou mon contrebassiste peuvent chanter, je les détourne de leur instrument pour créer du mouvement.
 
En termes d’écriture quels sont tes thèmes de prédilection ? Tes textes sont très ludiques, avec de jolies phrases, des jeux de mots.
J’écris sur l’amour, la vie, les relations humaines. Ce qui m’intéresse c’est de jouer avec les mots, de partir d’un mot et d’arriver à une chanson sans trop me poser de questions au départ, de laisser aller l’écriture. Mais même si je n’y fais pas attention j’en reviens toujours aux mêmes thèmes. J’essaye d’utiliser le procédé d’écriture automatique, comme les poètes surréalistes, j’écris les mots qui viennent.
 
Donc tu prends beaucoup de drogues !
Non ! Non, c’est vrai que je ne fais pas trop ça.
 

Ta chanson favorite ?

C’est toujours la dernière que j’ai écrite, celui dont je me sens le plus proche est Chaque fois : « Chaque fois que je te vois, je replonge… »(rires)
 
Tu habites Nancy, est-ce que tu as des bons plans, des cafés, des boutiques ?
Je ne suis pas très shopping ! Le musée des Beaux arts est super, j’aime bien aller boire un café sur la place Stan, c’est pas très original mais c’est vraiment une très très belle place dont je ne me lasse pas. Il y a aussi le café Pinocchio sur la place Saint-Epvre qui est assez chouette, et le Royal aussi dans la rue Mont Desert, ils y ont font des soirées slam et un super plat du jour le midi. Pour les concerts c’est l’Autre Canal, je vais aussi dans les petits cinémas d’art et d’essai, aux Commanderies.
 
Ton dernier coup de cœur musical ?
J’ai découvert il n’y a pas longtemps Andrew Bird, ça fait des année qu’il est là je sais ! Mais je suis très fan.
 
Un petit mot aux lectrices de Paulette ?
Venez au Zèbre de Belleville (rires). Et ne lâchez rien, il ne faut surtout pas attendre que les choses se fassent toutes seules, il faut provoquer les choses !
 
Retrouvez Laura Cahen en concert au Zèbre de Belleville les 21 & 22 novembre


Liens billetterie
:
 
Twitter : @LauraCahen
Site officiel : www.lauracahen.com

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