L’ART DU TRI

  Je suis sûre que comme moi, vous avez des envies bien particulières, des idées qui vous trottent dans la tête ?  Tant qu’elles ne seront pas assouvies, elles ne disparaîtront pas !
 
Mais une chose dont je suis sûre aussi c’est que la probabilité pour que vous ayez un père comme le mien est très faible ! Le rapport entre les idées, les envies et mon père ? Ok, comme ça ce n’est pas évident, je l’admets mais laissez-moi vous expliquer.
 
Pour débuter il faut replacer les choses dans leurs contextes.
 
– Je ne vis plus chez mes parents depuis bientôt 3 ans.
– Je vis à l’étranger.
– J’aime tout conserver, même les vieux torchons car j’ai trop de regrets en ce qui concerne des choses que j’ai pu bazarder.
– Ma douce mère est hyper maniaque ! Un objet est déplacé de quelques millimètres et on est tout de suite démasqué ! Ce qui veut dire que tout doit être rangé (en ce qui me concerne, je fais souvent semblant et c’est d’avantage caché que rangé ! Pardon maman) + lorsque l’on quitte le petit cocon familial, on doit encore mieux ranger et tout mettre dans des cartons en faisant le tri de ce que l’on donne, garde et jette ! Moi ni je donne, ni je jette !
– Mon cher père, lui, adore balancer les affaires et scier ! Mais je pense qu’il a un petit faible pour les affaires ne lui appartenant pas ! Il doit détester s’ennuyer et cherche donc des occupations! Vivement la retraite !
 
Voilà, le paysage est planté, on peut commencer.
 
Il y a de ça environ 2 mois, je repensais à une paire de chaussures achetée il y a 3 ans, peut-être 4, dont je m’étais lassée. Une paire de boots noires assez simple, intemporelle (et donc que l’on garde) ! J’ai eu envie d’un atelier customisation avec colle et paillettes comme il est expliqué dans le numéro 2 de Paulette.  Il me tardait donc de rentrer chez papa, maman pour les récupérer.
 
Période de Noël oblige, je rentre à la maison. Ni une ni deux, le soir même j’étais déjà dans mon placard au milieu de sacs, cartons, poussières et vieilleries (que je n’arrive vraiment pas à jeter !) tout était mélangé. Je fais des trouvailles fantastiques et me dis que je fais vraiment bien de ne rien jeter mais toujours pas de boots noires à l’horizon.
Je demande donc à mon cher père de m’aider à chercher au grenier un sac ou un carton avec des chaussures. Nous voilà affublés de lampes frontales (ouais ouais, il n’y a pas de lumière dans notre grenier) entourés de toiles d’araignées et de poussière (ma mère est moins maniaque quand il s’agit du grenier, c’est peine perdu elle le sait bien et ça lui donne envie de chialer).
 
Toujours rien ! Cette fois-ci, l’idée qui me trotte dans la tête depuis le départ explose : "Papa ? Tu n’aurais pas jeté mes chaussures à tout hasard ?". L’œil brillant et la bouche en cœur, il me répond que non et que je devrais mieux ranger mes affaires ! Voilà, il vient de se démasquer, il a bel et bien jeté mes chaussures, au même titre que :
 
– L’appareil à crêpes offert à ma sœur par mes grands-parents
– Les décorations de Noël
– La table de ping-pong, assez vieille je vous l’accorde mais en très bon état dont on aurait pu se servir pendant encore 20 ans.
– Un carton avec des livres de cours coûtant assez cher.
 
Bon retour à la maison !
 
Bilan de l’histoire, la faute est partagée !
 
Ma douce mère devrait être un peu moins exigeante en ce qui concerne le rangement, ce qui me permettrait d’avoir un bazar ordonné dans ma chambre et de toujours m’y retrouver. Et mon cher père, quant à lui, devrait s’occuper de jeter ses affaires et de laisser celles des autres où elles sont…
 
Lors de mon prochain séjour, je penserai bien à faire des cartons triés, rangés avec écrit en gros et en rouge "NON PAPA, CELUI-CI NE LE JETE PAS !"
 
 
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