LA MÉTÉO DES SENTIMENTS

  C’était déjà le début de la nouvelle année, et malgré Noël, malgré les retrouvailles ponctuelles avec les vieux amis que j’aime d’amour et tous les voeux de bonne année, et toutes les bonnes nouvelles qui s’annonçaient pour des mois à venir au top, j’avais l’humeur pas en phase.
 
On a des fois des jours sombres sans savoir pourquoi, des jours où on veut rester au lit, sous la couette, avec rien d’autres que son oreiller fétiche et des BD, des livres et de la musique mélancolique, tu vois bien quel genre de jours je veux dire.

Les jours où même si le soleil brille dehors, tu veux traîner en pyj avec des chaussettes dépareillées et pas d’coiffure, les jours où t’avales le petit dèj du bout de la lip, sans aimer le café ni trouver suprême l’odeur du pain grillé. Ce genre de jour où tu regardes les gens que t’aimes avec un oeil vide et tu te dis Pfff, tu te dis Mouais, tu te dis Bof. Alors que tu sais que tu les aimes. Pour de vrai.
 
Ça faisait plusieurs jours que j’étais d’une humeur bougon, et que je faisais faire les montagnes russes des sentiments à mon amoureux, celui qui a sa majuscule dorée en début de nom, celui qui a les réserves d’amour pour toute la vie jusqu’à des siècles futurs où les ipod feront micro-ondes, celui qui sait me flanquer des sourires dans les veines, même quand je fais la tête des six pieds de longs avec regard nuageux, tout ça.

Je sais pas s’il voyait mes humeurs maussades tellement il a le bonheur vissé au corps celui-là, mais je te jure que je voulais parfois me battre de ne pas lui montrer les grands sentiments que je sentais en dedans, même avec mon mauvais karma de ces jours-ci. Et puis tu sais, j’avais franchement aucune raison d’être triste. Ou bougon.

Pour me changer les idées, je repensais à des choses belles, mais ça changeait pas grand chose en vrai. J’avais besoin sans doute d’un grand coup d’frais, d’un grand coup neuf, sauf que je l’avais déjà eu mon grand bol d’air et que j’en voulais encore. Alors quoi ?
Je sais pas.
 
Y a des fois, t’expliques pas, tu subis une humeur qui a zéro raison d’être, qui a zéro racine à arracher dans ton coeur, qui est venue là comme un nuage devant le soleil des jours tranquilles, et tu peux seulement attendre l’éclaircie en te disant Bordel j’ai pourtant tous les meilleurs trésors du monde alors quoi ?

Bah rien. La météo des sentiments ça se commande pas, on te l’a déjà dit.

>Retrouvez Kristel sur son blog : http://susurprises.blogspot.fr/
 
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