LA CHAPKA D’ANASTASIA


À
23 ans, Juliette a lancé sa marque d’accessoires en fourrure, "La chapka d’Anastasia". Des créations fabriquées à la main avec des techniques de réalisation parfaitement maitrisées.
Se lancer dans la fourrure en 2013, le pari est osé. Chez Paulette, on a donc eu envie de rencontrer Juliette afin qu’elle nous explique pourquoi ce choix, et, surtout, pour qu’elle nous présente sa marque et ses créations ! Rencontre.
 
Paulette : Salut Juliette, avant que l’on entre dans les détails, peux-tu déjà nous expliquer pourquoi avoir choisi de te lancer dans la fourrure, un univers très controversé ?
Juliette : Petite, j’ai beaucoup voyagé. J’ai habité en France, en Angleterre, au Mexique et… en Russie.  En Russie, il faut savoir que tout le monde porte de la fourrure et que toutes les ados ont des chapkas, c’est très commun. Moi-même je m’en étais acheté une, non seulement je trouvais ça vraiment beau mais, surtout, c’était très chaud ! Je l’ai vite adoptée. Quand je rentrais en France, mes copines me demandaient de leur en ramener. Elles me passaient des commandes, il y avait une réelle demande !
 
De retour en France, j’ai intégré une école d’art design. Une fois mon diplôme en poche, j’ai commencé à chercher un travail et puis j’ai su qu’en fait, ce que je voulais vraiment, c’était créer une marque qui propose de la fourrure de qualité mais à des prix abordables. Aujourd’hui c’est très difficile de trouver de la belle fourrure sans devoir vider son PEL !


Tu avais des connaissances dans ce milieu ou c’était complètement inconnu pour toi ?

Pendants mes années d’études, mes parents ont habité à Kiev, ils y ont fait la connaissance d’une jeune Ukrainienne de 30 ans dont la mère, maintenant à la retraire, était couturière dans la fourrure. Quelques mois après ma décision de lancer mon business, j’ai donc pris mon billet pour Kiev afin de rencontrer cette jeune femme qui m’a tout de suite présenté son atelier (atelier exclusivement féminin qui emploie cinq femmes) et m’a expliqué tout le processus de création pour des pièces en fourrure (il faut traiter la peau, la peigner, la raser etc.). Ils font tout à la main, dans le respect des traditions, avec des techniques parfaitement maitrisées et très minutieuses.  Quant aux étiquettes, elles sont cousues par une couturière une par une, à la main. J’ai eu un gros coup de cœur, pour la région et pour l’atelier et je n’ai pas hésité une seule seconde avant de m’associer avec eux. Depuis, j’ai du faire 5 aller-retour en tout et une vraie relation de confiance s’est installée. Des liens se sont tissés.


D’où vient la fourrure utilisée pour tes créations ?
La fourrure vient de petits élevages familiaux (qui élèvent des visons, des lapins et du renard européen). Quant au renard polaire, il vient d’élevage en Finlande. Toute la fourrure est tracée, je sais d’où elle vient, elle n’est pas issue du braconnage. Je sais que cette partie est sensible mais, au moins, avec mes créations on connait la provenance des peaux. Est-ce que les gens qui achètent des tee-shirts dans les grandes enseignes peuvent en dire autant ? Sont-ils certains que ce ne sont pas des enfants de 5 ans qui ont confectionné leurs vêtements ?
 
Et pour toi, hors de question de faire de la fausse fourrure ?
J’aime la qualité, j’ai envie que les gens qui achètent une des mes chapkas puissent la garder à vie. Et puis la fausse fourrure est composée de fibres synthétiques obtenues à partir du pétrole -ressource naturelle non renouvelable- et est donc nocive pour l’environnement. La fourrure naturelle, elle, est durable, recyclable et 100 \% bio-dégradable.


Toutes tes créations sont doublées avec de très jolis tissus, peux-tu nous en dire un peu plus ?
Alors j’utilise ou de la soie que je vais chercher en Alsace, ou des daims Italiens ou des chutes d’anciennes Maisons de Haute-Couture. Je fais attention à ce que chaque création soit unique, des tissus différents sont donc utilisés pour chaque chapka et chaque col.
 
Que doit-on savoir en général avant d’acheter un col, un bandeau ou une chapka ?
Déjà, il faut savoir quelle fourrure on veut, chacune ayant ses qualités. Le lapin est très doux mais il nécessite beaucoup d’entretien, le renard est très peau mais un peu plus cher. Si vous avez des questions, de toute façon, je suis là pour y répondre et pour vous conseiller. Le col se positionne sur un manteau en hiver, une petite robe en automne, la chapka donne tout de suite un côté chic, que l’on soit sur son 31 ou en jean-booots et le bandeau, il remplace le head-band avec la petite touche sibérienne en plus !


Un petit mot pour les Paulette ?

S’offrir ou offrir de la fourrure n’est pas un acte anodin, c’est un achat que vous garderez à vie si vous en prenez soin. Prenez votre temps, choisissez votre fourrure, votre couleur, la forme… Chaque détail compte, jusqu’à la doublure.
 
Et je voudrais aussi dire que j’adore les animaux, j’ai deux chats et une callopsitte, Antoinette, qui est comme ma fille. On me fait toujours la remarque "Tu travailles dans la fourrure et tu as un perroquet". Et souvent, celles qui me disent ça, c’est celles qui portent un sac en cuir ou en croco… 
>Pour acheter des accessoires de La chapka d’Anastasia direction sa boutique Etsy, le site My Fashion lab. Plus d’infos sur sa page Facebook
Prix : À partir de 50 euros.
ASSISTEZ À LA VENTE PRIVÉE
Juliette vous invite à sa vente privée ce dimanche 24 Février à partir de 15h (Métro Buttes Chaumont). Au programme: Se faire une beauté des mains avec Nails By Ing, bavarder autour de gâteaux au chocolat, écouter de la bonne musique, craquer pour un accessoire Les Petites Yaya, se relooker avec Icône Pourpre, se réchauffer avec de la vodka et découvrir les belles chapkas avec LA CHAPKA D’Anastasia . Pour y assister envoyez un mail à lachapkadanastasia@gmail.com. Elle vous donnera l’adresse et toutes les infos nécessaires ! 
 
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