KLINGANDE, L’ELECTRO MADE IN LILLE

Impossible d’être passé à côté de Klingande cette année. Le duo lillois, qui se connaît depuis le collège, nous a fait danser tout l’été sur Punga et Jubel. Des millions de vues sur Youtube, une tournée dans toute l’Europe, et des projets à n’en plus finir. Un parcours fulgurant mais sur lequel le mystère plane. Margaux a eu la chance de rencontrer Cédric, le cœur de Klingande, dans son studio.

 
Paulette : En janvier 2013, Punga a explosé sur Youtube. Mystère total sur les compositeurs, pourquoi avoir joué le jeu de l’anonymat à cette époque?
Klingande : À la base, on ne voulait pas que les gens sachent que c’était nous, même nos amis à Lille. Du coup, on a fait ça anonymement pour voir s’ils allaient écouter notre musique. On ne voulait pas d’apriori, juste des avis francs.
 
Vous vous attendiez à un tel succès ?
Pas du tout, au début on a vraiment fait ça parce que c’était le genre de musique qu’on aimait. On ne s’attendait pas à ce que ça explose. Je pense que ça a pris assez rapidement parce qu’on est arrivé au bon moment, et avec la bonne musique aussi.
 

 
On peut en savoir un peu plus sur vous alors, vous étiez où il y a un an ?
J’étais dans une école de producteur de musique à Londres et Edgar faisait des études d’immobilier.
 
Puis Electronik Unity (l’agence de booking lilloise) vous a rapidement pris sous son aile…
C’est Romain d’Electronik Unity qui a pris contact avec nous via Facebook, on ne se connaissait pas. On a bu un verre avec lui, le courant est très bien passé et on a décidé de s’engager, histoire de voir ce que ça pourrait donner.
 
Pourquoi Klingande, une référence à la house scandinave ? 
Klingande, ça veut dire bonne sonorité donc ça nous plaisait plutôt bien. On voulait vraiment un nom du Nord, et après avoir cherché dans ces sonorités, on s’est dit que le suédois collait bien. Et puis j’ai commencé à faire de la musique grâce à tous ces artistes suédois, c’est même un hommage à ce style qui nous a inspiré comme Klangkarussel, Nico Pusch et Bakermat.
 
« Bakermat est devenu un super pote »
 
C’est vrai qu’on vous associe beaucoup à Bakermat maintenant, ça ne vous fait pas peur ? Il n’y a pas un peu de concurrence entre vous ?
Non du tout au final c’est flatteur ! C’est devenu un nouveau style de musique où on se retrouvait bien, même si on apporte toujours notre touche à nos morceaux. Mais il est clair qu’on utilise le saxo comme Bakermat. Aujourd’hui on s’entend très bien, c’est devenu un super pote ! C’est même le premier à avoir fait notre promo, en nous citant en interview et en nous jouant en soirée ! 
 
Comment vous partagez-vous le travail de création avec Edgar ?
D’abord je commence le projet, je trouve les accords puis j’envoie mes idées à Edgar. De son côté il y apporte un deuxième regard, des mélodies, et moi je peux continuer le morceau avec ses éléments. On travaille de chez moi, on a un bon studio. Comme je viens de déménager on est en train de l’améliorer, d’acheter du nouveau matériel, mais tout est fait maison, comme Paulette !
 
Combien de temps travaillez-vous pour un morceau ?
En général 2 mois. En ce moment un peu plus de temps, c’est vrai, on est bloqué sur quelques détails, mais j’avoue être très perfectionniste !
 
Vous avez presque fait le tour d’Europe ces derniers mois. Des propositions dans le reste du monde ?
A peu près partout, mais on essaie de prend notre temps, on n’est pas pressée. Pas mal de propositions aux Etats-Unis mais on attend d‘avoir un vrai public là-bas, que Klingande murisse un peu.
 
« J’adorerais de mixer au Tomorrowland ! »
 
Ton rêve serait de mixer où ?
La consécration serait de mixer aux Etats-Unis c’est sûr. Sinon en Europe, je rêverais de faire Tomorrowland. On a déjà fait quelques festivals et c’est très cool, on compte en faire un peu plus l’an prochain.
 
Ça fait 6 mois qu’on est impatient de découvrir votre nouveau titre, il sort quand ?
On espère ce mois ci, ou le mois prochain…
 
On peut avoir des indices ? Il y aura encore du saxo ?
Il y aura de la guitare, des synthés, de la voix et un peu de flûte. Ce sera complètement différent, cette fois ci, pas de saxo !
 

 
Vous comptez donc collaborer avec la même chanteuse sur vos prochains titres ?
Pour l’instant ça marche super bien avec Lucie (la chanteuse de Jubel, qui a  seulement 15 ans). Normalement, le prochain morceau se fera avec elle. J’avoue qu’on affectionne les vocaux parce que ça apporte une toute autre dimension à notre musique, on aura tendance à en mettre assez souvent. En tous cas pour en revenir à Lucie on pense travailler encore un petit moment avec elle !
 
Le mot de la fin pour les Paulette ?
Merci de nous suivre, on vous prépare plein de surprises, notamment l’enregistrement de nos prochains morceaux à Londres. Affaire à suivre…
 
KLINGANDE
Merci à Chouette Musique, Plaisir Auditif : chouettemusic.blogspot.fr pour nous avoir permis de réaliser cette interview. 
 
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