KARAOKÉ PAULETTE : LISSIE


Dans le Karaoké Paulette cette semaine, la belle et puissante Californienne Lissie qui nous interprète son tube When I’m Alone.

Pour ce nouveau Karaoké, Paulette a rencontré Lissie dans une chambre d’hôtel de la place de la République. Le temps était gris, la belle se préparait à son concert unique à la Maroquinerie avant de s’envoler pour d’autres capitales européennes.

Repérée en 2007 par Lenny Kravitz dont elle assure la première partie sur sa tournée l’année suivante, elle sort un premier EP en novembre 2009 intitulé Why You Runnin, produit par Bill Reynolds de Band Of Horses et dans lequel figure la chanson Oh Mississippi co-écrite avec Ed Harcourt.  Signée sur Columbia UK, son tout premier album, Catching a Tiger, sortira en France en juin prochain.

Nous avons littéralement succombé à sa voix folk et profonde, très impressionnante en live, très loin des stéréotypes des chanteuses californiennes folk un peu cucul. Jugez-en plutôt dans l’interview qui suit et dans la vidéo :

Paulette : Comment expliques-tu que ta voix fasse chavirer autant d’artistes masculins talentueux comme Lenny Kravitz, Bill Reynolds ou Ed Harcourt ?
Lissie : Je ne sais pas, ma voix vient de mon cœur, ça n’est pas prémédité. Je suis quelqu’un de très nature, presque garçon manqué. Je crois que je m’entends bien avec les mecs car je suis toujours partante pour tout, je suis très enthousiaste et simple. Ed Harcourt, je l’ai rencontré pour le première fois alors qu’il était au piano, j’ai commencé à chanter et on a écrit une chanson ensemble. On a tout de suite accroché.

Tu ressembles à une Californienne typique. En quoi la West Coast est-elle inspirante pour toi ?
Le soleil est important pour moi, mon humeur en dépend. Je vis dans une toute petite ville à 2 heures de Los Angeles, près des montagnes, parmi les orangers. J’aime la nature, elle m’aide à être créative. Je trouve grâce à elle beaucoup de réponses à mes questionnements, elle m’aide à avancer dans mes choix de vie. J’aime beaucoup écrire les pieds dans l’herbe. Les gens sont aussi très amicaux sur la West Coast.

Tu as étudié à Paris Durant quelques mois puis tu as quitté l’université pour commencer ta carrier de chanteuse. Peux-tu nous raconter tes débuts ?
J’ai grandi dans l’Illinois. Quand j’ai eu 18 ans, je suis allée à l’université dans le Colorado puis à Paris pour apprendre le français. J’avais un petit ami ici, il habitait près de Montparnasse ! Ensuite j’ai tout arrêté, j’ai déménagé à Los Angeles alors que je ne connaissais personne là-bas. J’ai commencé à chanter dans des bars, les coffee shops. J’ai trouvé un manager, un avocat, on a commencé à rencontrer des gens importants et au bout de 4 ans j’ai réussi à percer. Si cela a pris du temps, c’est parce que je voulais absolument conserver mon intégrité, je ne voulais pas changer qui j’étais. Je n’étais pas désespérée. À 25 ans, j’ai signé chez Columbia UK et maintenant Sony me trimballe tout autour du monde !

Quel est l’esprit de ton album, Catching a Tiger ?
Le titre vient de la chanson Bully qui est présente dans l’album. J’ai écrit cette chanson après une relation très passionnée, complètement folle et intense. Le tigre est la métaphore de cet amour et de ma musique. Tu sais, après une rupture, on est en quelque sorte en deuil. J’avais besoin d’écrire cette chanson pour exorciser mon échec et au final elle est plutôt bonne. D’une manière générale, j’ai toujours voulu être une bonne personne, et cette quête est au centre de l’album. Avec cet album, je deviens enfin un femme et non plus une fille. Je suis très forte !

Quels sont les artistes qui t’inspirent ?
Petite, j’étais fan de comédies musicales et d’opéra. Les Misérables, Annie, The Music Men… j’adorais ça. Ado, j’étais très fan de Nirvana, Pearl Jam, Metallica… J’ai écouté beaucoup de rap, de country, du grunge. Grateful Dead était mon groupe préféré. Sinon, j’admirais énormément Bobbie Gentry, avec sa chanson Ode to Billie Joe mais je ne sais pas du tout ce qu’elle est devenue aujourd’hui.

Aimes-tu te produire en Europe ? Vois-tu une différence avec le public américain ?

Je parle énormément sur scène, je fais beaucoup de blagues. J’imagine que les Européens ne me comprennent pas toujours car je parle très vite. Les Américains sont plus démonstratifs. Dans certaines villes, ils boivent beacoup, parlent fort. Je dirais que les Européens sont plus polis !

Un petit conseil de vie pour Paulette ?
Gardez le sens de l’humour, respectez votre prochain et surtout ne soyez pas trop dures avec vous-mêmes !

 

Place au Karaoké
Réalisation, Serial Prod.

  

CATCHING A TIGER :: LISSIE                   
Sony Music/Columbia
 
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