KARAOKÉ PAULETTE : ARIANE MOFFATT

Photos, Unique Agency
 
Après 3 albums à succès, la Québécoise de 31 ans débarque avec « MA », un quatrième album bilingue qu’elle a composé, produit, arrangé et réalisé seule. Artiste en pleine maîtrise de son art, elle nous surprend une fois de plus par un savant mélange de douceur et d’audace.

Paulette : Aux lecteurs qui te découvriraient, comment te présenterais-tu ?
Ariane Moffatt : Je parlerais de moi à travers mon album, il me représente parfaitement. MA a quelque chose d’un peu tribal où se conjugue ma fragilité avec ma sensualité. C’est un album qui traduit le moment où on ouvre la bouteille de trop à la fin d’une soirée entre amis. On ne sait pas ce que ça va donner, ça peut allait vers la fête comme ça peut aller vers autre chose…
 
« C’EST UN ALBUM QUI TRADUIT LE MOMENT OÙ ON OUVRE LA BOUTEILLE DE TROP LORS D’UNE SOIRÉE ENTRE AMIS. »

Ton album s’intitule MA, mais pourquoi MA ?
Tout a commencé ici à Paris, j’étais à l’Hôtel Amour -nom que j’ai d’ailleurs donné à l’un des morceaux de l’album- quand j’ai découvert un article de Courrier International qui traitait du « MA Japonais ». J’ai appris que le MA était l’intervalle, l’espace, la durée entre deux choses qui, au lieu de séparer, unissait. On retrouve cette notion en musique, entre deux notes il y a un silence qui relie les deux sons. Pareil en architecture, il ne faut pas voir le vide entre deux meubles comme un espace mais comme de la matière.  Et j’ai trouvé que ce concept collait parfaitement à l’état d’esprit dans lequel je me trouvais au moment d’écrire l’album, je ne voyais pas le temps comme un obstacle mais comme une présence qui m’accompagne. MA c’est aussi une syllabe qui n’est ni française ni anglaise et, comme l’album est bilingue, je trouvais que ça collait bien comme titre ! Enfin, plus concrètement, M.A ce sont mes initiales, il y avait donc moyen de faire un logo assez graphique et une très jolie pochette d’album (Rires).
 

 
Faire un album bilingue quand on est Québécoise c’est jouer la carte de la provocation un peu ?
Oui, quand on sait que le Québec est la seule province francophone au Canada, chanter en anglais est un peu risqué… Les Québécois sont très attachés à la langue française. Je suis francophone et francophile mais, après interprété des chansons en anglais pour une sorte de Grey’s Anatomy du Québec, j’ai eu envie de chanter en anglais. Et puis j’avais envie de rendre hommage à mon quartier, le Mile-end qui est bilingue et complètement multiculturel.
 
Pourquoi avoir produit et réalisé l’album toute seule ?
Pendant une période j’étais comme en recherche de développement dans ma tête, je vivais en plein flow créatif. Je composais des morceaux, je passais de la batterie au clavier, je m’amusais comme une folle ! Et puis, il fut un temps où je me suis dit « Mais qu’est ce que je vais faire de tout ça ? ».
J’ai présenté mon travail à mon ami Jean-Phi Goncalves, qui a co-réalisé le dernier album, et il m’a dit « Engage un ingé son et finis le boulot toi-même ». C’était un vieux rêve de faire un album de A à Z par moi-même, j’avais besoin qu’on me pousse et qu’on me dise que j’en étais capable pour continuer. Alors j’ai fait appel à Pierre Girard, comme il me le conseillait, et j’ai fait mon propre album. J’en suis très fière.
 
Une dédicace à Paulette ?
« Paulette, je ne te connais pas beaucoup encore mais je t’aime déjà ! »
 
Karaoké Paulette

 

ARIANE MOFFATT : MA
Audiogram/Sony Columbia
Sortie le 21 mai 2012
 
 
Concert :
30/05 : Le Nouveau Casino, Paris

 
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