JOUR 8 SUR LA CROISETTE


Olé ! Comment bien commencer la journée à Cannes ? C’est simple, en regardant le superbe film d’Almodovar, La Piel que Habito. Et enchaîner avec une journée Cinéthon comme aime le dire ma pote Elsa, c’est-à-dire du cinéma all day long…

Masculin/féminin.

Présenté à 8h30 aux journalistes, le film de Pedro Almodovar, mon chouchou dans la Compétition, a mérité ses applaudissements en fin de séance. Le pitch, Antonio Banderas en chirurgien veuf et fou, prêt à tout pour sauver l’honneur de sa fille elle aussi décédée. Génie de folie, il s’occupe tel Frankenstein avec un cobaye dont on vous cachera évidemment l’identité (pas de spoiler sur Paulette !).


Non seulement les acteurs sont excellents mais le scénario est divinement écrit. À la fois subtil, fin, délicat, mélangeant art, littérature, sociologie, La Piel que Habito nous tient en haleine du début à la fin. Bon, pour tout vous avouer, mon voisin de droite a quand même un peu dormi. Je l’ai engueulé à la fin, avec des pincettes quand même.


Hara-Kiri en 3D.

La Croisette était calme ce jeudi, on dirait que les groupies ont déserté Cannes, peut-être déçues de n’avoir pas croisé Jude. J’en ai donc profité pour voir un deuxième film, un remake cette fois-ci, Hara-Kiri : mort d’un samouraï. Pour la première fois au Festival de Cannes, un film est présenté en 3D. On nous a donc sympathiquement distribué des lunettes, inutiles au passage, pour voir un film de sang, de sabres, de Georges en fait. Pas convaincue par les histoires d’honneur et de vengeance par le sacrifice de soi-même. Amen.

Sur la planche.

Bye bye le Japon, direction le Maroc. Sur la planche, présenté par l’Acid, nous embarque dans une histoire de filles en plein Tanger. Quatre Marocaines, coquettes et piplettes, deviennent amies pour se sortir de leur situation d’éplucheuses de crevettes et de petites mains dans le textile. Stressant, angoissant, nerveux, le film pose un problème de fond à travers l’histoire de ces jeunes femmes, prêtes à tout pour avoir de l’argent – même voler un bon nombre d’iPhone. Jusqu’où peut mener le vol, quand on est prude et jeune ?


Léa.

Pour finir ce Cinéthon, une touche française, un film à la fois bouleversant et tendre, Léa, programmé à la Quinzaine des réalisateurs. Admise à Sciences-Po, Léa place sa grand-mère dans une maison de retraite et pour payer tous ces frais, commence à travailler la nuit dans un club de strip-tease. Anne Azoulay porte ce rôle difficile, à la fois très réaliste et touchant. Sortie en salle prévue le 6 juillet 2011 !
 

Promis, demain je file voir Quadricolor, traquer Jude et faire le rat des salles obscures… À demain !

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