JOSÉPHINE BAKER : PREMIÈRE FEMME NOIRE AU PANTHÉON !

Figure incontournable des années folles, Joséphine Baker entre aujourd’hui, le 30 novembre, dans la nécropole du Panthéon.

Photo de Josephine Baker à Amsterdam. Elle tourne la tête vers la caméra, grand sourire aux lèvres devant un stand de cartes postales
Photo de Josephine Baker à Amsterdam. Elle tourne la tête vers la caméra, grand sourire aux lèvres devant un stand de cartes postales ©Picryl

La plupart des gens la connaissent grâce à ses performances ; pourtant, la Franco-américaine était bien plus qu’une artiste.

Agente du contre-espionnage français durant la Seconde guerre mondiale, elle milite également au sein de la Croix-Rouge. En 1940, Joséphine Baker rejoint les Services secrets de la France libre, en France et en Afrique du Nord. Et c’est en pleine guerre qu’elle aurait fait passer des messages secrets dans ses partitions musicales, ou encore caché des documents secrets dans son soutien-gorge ! Elle obtient la Médaille de la Résistance française en 1946, la Croix de Guerre française ; et plus tard, le Général de Gaulle lui remet la Légion d’honneur.

En 1964, elle retourne aux États-Unis, et soutient le mouvement des droits civiques de Martin Luther King. Elle avait, un an plus tôt, participé à la Marche vers Washington pour le travail et la liberté qu’il avait organisée — c’est d’ailleurs à cette occasion qu’il prononce son fameux discours I have a dream, aujourd’hui historique. 

Photo de Josephine Baker à Amsterdam. Elle regard sur la gauche, le doigt levé, sûrement en pleine discussion.
Photo de Josephine Baker à Amsterdam. Elle regard sur la gauche, le doigt levé, sûrement en pleine discussion. ©Wikimedia commons

Au cours de sa vie, Joséphine Baker a aussi eu des relations avec d’autres femmes, comme Frida Kahlo ou encore Colette. Certain·e·s interprètent d’ailleurs sa chanson J’ai deux amours comme une sorte de coming out… 

En 1949, elle adopte, avec son quatrième mari, douze enfants du Japon, de Colombie, de Finlande, de France, d’Algérie, de Côte d’Ivoire, du Vénézuéla, du Maroc. Et compose alors sa  »tribu arc-en-ciel » (selon ses termes). « Un exemple de fraternité multiraciale et multiconfessionnelle », expliquait Jean-Claude, l’un de ses enfants, en 2017.

 

 

Un article de Lucie Narouman

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