JEAN-PAUL, JE T’AIME !

  Et oui, ma chronique démarre sur une déclaration d’amour…

Non, je ne suis pas tombée éperdument amoureuse d’un Jean-Paul rencontré dimanche matin au troquet du coin. Je déclare ma flamme au grand Jean-Paul Gaultier, le seul et l’unique, celui qui fait battre mon cœur depuis mes 14 ans et qui parvient encore à entretenir la flamme 15 ans plus tard !



Je suis d’abord tombée in love du somptueux et emblématique corset de Madonna. Un vrai coup de foudre ! Bon alors effectivement, être fan de ce genre de choses en pleine puberté entraîne parfois des conséquences quelque peu désastreuses… Moi, ça m’a valu de me trimballer avec des corsets par-dessus mes tee-shirts, de porter des nuisettes par-dessus mes baggys et des chaussettes coupées en guise de manches, au grand désespoir de mes parents !

Après m’être rendue compte que ces tenues ne rendaient pas du tout hommage à mon idole mais plutôt à Zezette dans Le Père Noël est une ordure, je me suis promise qu’un jour une des robes du fabuleux créateur serait mienne. Ce n’est pas encore le cas, mais mon âme d’enfant est pleine d’espoir.




Mais au-delà d’un béguin d’adolescente, Jean-Paul m’a enseigné l’art d’être décalée en étant toujours tirée à 4 épingles. C’est vrai, il bouscule, crée des tenues provocantes parfois à la limite de l’immettable, mais il sait conjuguer comme personne distinction et élégance. Bon, je ne dis pas que sur moi ça serait à tous les coups un succès, mais il excelle néanmoins en la matière.

Jean-Paul a aussi l’ouverture d’esprit en sa faveur, et tente souvent de la partager au risque de choquer. Parmi ses derniers coups d’éclat, Beth Ditto, chanteuse "hors-normes" des Gossip, qui défile, rayonnante. Elle représente l’esprit Gaultier, multiple, excentrique, accessible. Gaultier n’a pas de limites, il s’adresse à tous et à toutes. Pas de barrière de morphologie, de style, de couleur de peau… Si ce n’est, malheureusement, pour bon nombre d’entre nous : le budget.

Le grand final de son dernier défilé a également revêtu le masque de la polémique : la mariée. La robe, somptueuse, était portée par le mannequin Andrej Pejic, au visage si doux, à la taille parfaitement dessinée et qui a pour particularité d’être… transsexuel. Encore une petite pointe d’audace, qui inspire le scandale pour certains, mais qui se veut hymne de tolérance.


 

Lorsque j’ai découvert sa nouvelle collection Haute Couture printemps-été 2011, la magie a repris ses droits. Il m’avait déjà dans la poche, mais là, le coup de "je te fais une collection punk hyper classe avec une petite note cabaret-retro", et voilà que je salive à grandes gouttes sur mon canapé ! Cette collection, il l’a dessinée pour moi, je le sais ! Comme d’habitude, tout est enchantement : la délicatesse des tissus, l’érotisme de la transparence. On flirte avec les styles, frôlant le fétichisme, caressant le romantisme et encensant la féminité encore et encore. De longs gants en cuir rouge ou noir, des épaules carrées 80’s, des décolletés vertigineux, des lunettes noires pour le côté mystérieux, des porte-cigarettes indispensables à la femme fatale, des bijoux de tête qui évoquent danseuses et princesses… Je suis définitivement envoûtée !

Si vous avez osé rater ça, foncez vous rincer les yeux !

Retrouvez Lilou sur son blog : http://coconeregretterien.com

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