JEAN-MICHEL L’EXPO

Photos : Alexandra de Lapierre (du blog Adelap)


Notre Paulette reporter Adelap s’est rendue cette semaine à la rétrospective dédiée à Jean-Michel Basquiat au Musée d’Art Moderne. Visite guidée.
 
Vous n’y aurez sans doute pas échappé, en ce moment,  il n’y en a que pour Jean-Michel. Jean-Michel le Film (de Davis), Jean-Michel le Docufiction (d’Edo Bertoglio), Jean-Michel le Livre (d’Anaïd Demir), Jean-Michel les Baskets (Reebok) et, bien sûr, Jean-Michel la Rétrospective. Et pas des moindres. Il s’agit en effet de la première rétrospective consacrée à cet artiste mort bien trop jeune : 27 ans. D’une overdose, histoire de parfaire la légende.

Mais pour cet événement, le MAM a décidé de se la jouer low profile : cette expo, majeure donc, présente de manière finalement assez sobre les peintures et dessins du pin-up boy de Brooklyn qui débuta sa carrière en signant ses graffitis SAMO (pour "Same Old Shit") accompagné d’une couronne et du sigle du copyright.

Son ascension, fulgurante, le mena à entrer dans les galeries, à travers la peinture. Sa marque de fabrique ? Le mélange des mythologies vaudou et de la Bible, en même temps que la BD, la pub, la street et ses héros musiciens ou sportifs (noirs, obligé !)… Résultat, en 1983, il est le premier artiste noir à exposer à la Biennale du Whitney Museum of American Art (NYC). 

La suite ? Que du bon, des collaborations avec Andy Warhol (jusqu’à la mort de ce dernier en 1987), des expos à foison… Son "expressionnisme primitiviste" conquiert le monde. Jusqu’à sa mort, prématurée, en 1988. Sa vie inspirera les cinéastes avec un film dédié en 1996 de Julian Schnabel. 

Alors, cette rétrospective, un cadeau empoisonné pour Jean-Michel ? Préparée avec la Fondation Beyeler à Bâle, elle est la première rétrospective consacrée à l’artiste. Mais y retrouve t-on véritablement la fougue et le côté sulfureux de l’artiste ? 

Verdict : nous avons eu beau le chercher, Jean-Michel n’est plus là, il manque quelque chose, quelqu’un, malgré les artifices bien pensé de l’expo qui présente ses oeuvres, souvent gigantesques, colorées et composées de couches infinies… ÉNERGIE, COLÈRE, PASSION, MORT, AFRIQUE, MATIÈRE, SARCASME, TYPOGRAPHIE, NEW-YORK, MYTHE…

Difficile de trancher. Seul reste à la bouche un goût immodéré pour l’artiste…
 

 
 
DOCUMENTAIRE

JEAN-MICHEL BASQUIAT : The Radiant Child de Tamra Davis

En salles depuis le 13 octobre

 

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