JACKSON ET SON ORDINATEUR

Ce beau gosse peroxydé ne vous dit peut-être pas grand-chose mais ses sons électro ont autant fait danser Paris que Berlin. Jackson Fourgeaud, alias Jackson and His Computer Band, revient 8 ans après la sortie de son premier album avec Glow. Un album éclectique à écouter en live, puisque Jackson est l’inventeur fou d’une machine qui réagit à sa musique sur scène… Rencontre avec cet artiste inspiré, qui a notamment travaillé avec Justice et Kavinsky.

 
Paulette : Quelques mots pour te présenter ?
Jackson : Ahah, c’est compliqué de synthétiser… Mais je dirais « ouvert ».
 
Tu es seul aux manettes de Jackson & His Computer Band. Pourquoi avoir choisi ce nom d’artiste trompeur ?
Le nom est né d’une sorte de blague à l’époque où je préparais mon 2e maxi (sous le nom d’artiste Jackson, ndlr). Je travaillais sur la pochette avec mon graphiste et je voulais utiliser une typo chinoise…mais ça faisait vide, alors on a rajouté une ligne. Ca faisait marrer les gens et c’était raccord avec mes idoles, toujours accompagnés du nom de leur groupe : Bob Marley and the Wailers, Jimi Hendrix and the Experience etc.
 
Le Computer Band existe bel et bien et t’accompagne durant tes live, comme à Rock en Seine en août dernier. Peux-tu nous expliquer comment cette machine fonctionne ?
C’est une interface électronique qui communique avec la programmation, et il y a un écran derrière moi qui sert aussi de miroir et qui montre ce qui se passe niveau musique. Il y a trois modules avec différents boutons et même un sceptre-synthé qui joue en fonction de sa position dans l’air ! Je voulais quelque chose de vivant et riche, qui crée une circulation entre la musique et le public.
 

 
Tu étais plutôt un enfant du rock mais tu es tombé dans la marmite de l’électro…
Et oui, j’avais 14-15 ans, je faisais du skateboard et il y avait toujours des mecs avec des ziks bizarres, des mix sur K7 enregistrés sur Radio FG, à l’époque encore appelée Fréquence Gay. C’était la seule radio qui diffusait de la house et de la techno, et elle permettait aussi d’aller dans les raves. Et c’est dans ces raves que j’ai découvert l’électro.
 
Les morceaux de ton album Glow sont très éclectiques, et cet éclectisme se retrouve parfois même à l’intérieur des pistes. Comment définirais-tu ta musique et quelles ont été tes inspirations pour cet album ?
On peut dire que c’est de la musique transgenre. Un des trucs qui m’amusent le plus, c’est de jouer avec les apparences et les codes. Je joue avec l’appartenance à un style ou une époque d’un titre et j’y greffe deux ou trois autres vies parallèles. Je m’inspire de tout ce que j’arrive à assimiler avec un fil conducteur : trouver un lien entre l’instrumental et les voix. J’embrasse un très large univers avec plein d’assemblages.
 
Tu as souvent entouré des pointures (AIR, Kavinsky, Justice), qui t’a entouré pour cet album ?
Natas Loves You, Planningtorock, Ana Jean, Mara Carlyle… Pour moi, c’est la rencontre qui compte avant tout plutôt que le rêve de travailler avec un artiste. Kavinsky était avec moi au lycée, et j’ai connu Justice parce qu’on jouait ensemble à Berlin.

 

Entre la sortie de tes deux albums, tu as justement vécu à Berlin. Qu’as-tu trouvé là-bas que tu ne trouvais pas à Paris ?

Je suis parti là-bas peu de temps après la sortie de Smash, mon premier album. En 2005-2006, Berlin était le pic de la scène minimale, une ville internationale avec une ambiance assez festive. Une ville d’euphorie super accueillante et agréable ! J’étais entouré de DJ et de producteurs, l’ambiance était très propice aux rencontres. Berlin a été une occasion dont j’ai profité. A l’époque, les loyers et la bouffe était 60% moins chers qu’en France et je n’avais plus les moyens de vivre à Paris comme je l’aurais voulu…
 
Quels sont selon toi les meilleures conditions pour écouter Glow ?
A mon avis chez soi et dans un plumard, avec la sono à fond… Et accompagné ! C’est mieux !

 
Tes prochains projets ?
Ma priorité, c’est le live ! Je vais travailler au développement de ma machine et sur les shows. Je serai d’ailleurs à la Gaîté Lyrique le 25 octobre.
 
Pour finir, une dédicace aux Paulette ?
J’espère vous voir à mes concerts les Paulette !
 
 
JHCB :: GLOW
Warp Records
Sortie le 2 septembre
 
 
Concerts :
21 septembre : Stereolux
27 septembre :TodaysArt
28 septembre :L’OSOSPHERE 
5 octobre : Nuit Blanche-Metz
19 octobre : L’Aéronef Spectacles Sans Gravité
25 octobre : La Gaîté Lyrique

 

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