JACK LE BLACK, VALET NOIR DU STREET ART

Photos de Julie Labarre Boileau pour Paulette

Les initiales JLB vous disent peut-être quelque chose ? Vous les avez sûrement vues sur des affiches placardées dans Paris. Mais Jack le Black, c’est aussi une ligne de vêtements (tee shirts, sweats, casquettes), 30 modèles "Mad in Paris" pour une allure "hooligan chic".

Reconnu pour ses punchlines osées, Jack le Black organise régulièrement des ventes privées et propose quatre modèles chez Colette. Son créateur Madison Attal, alias "Mad", bientôt 27 ans, endosse un personnage direct, anticonformiste, un brin provoc’…

 
Paulette : Mad, pourquoi Jack le Black, c’est le verlan du jeu de cartes ?
Mad : Ça fait cinq ans qu’on a créé cette marque et tu es la première personne à avoir trouvé ! D’habitude, les gens suffoquent en cherchant le lien. Jack le Black, c’est effectivement un mélange. Un milkshake de tout ce que j’ai pu vivre depuis quinze ans. Le street art, Paris, la rive droite, les années 90. On ne reste pas enfermés dans des carcans. Ma devise : restons simple et grossier, mais avec une toute petite touche de subliminal. Jack le Black, c’est une putain d’œuvre d’art !
 
Paulette : Tu entends quoi par "œuvre d’art" ?
Mad : Si tu as envie d’acheter un tableau, on te fait un tableau. Si tu as envie de prendre un sweat, parce que tu es dans le délire sportwear hooligan chic, une petite Paulette un peu lookée, tu peux trouver facilement un coup de cœur. D’un autre côté, il y a des gens qui nous suivent uniquement pour le street art et nos affiches. Mais jamais ils n’achèteront une casquette, parce que ce n’est pas leur délire. Et vice versa. Je m’autorise aussi le droit de vendre à qui je veux. C’est comme les vigiles en boite de nuit, tu rentres ou tu ne rentres pas. On tient à notre standing : la sincérité.

 
Paulette : Jack le Black est bourré de slogans, tu peux nous en donner quelques uns ?
Mad : Ce sont plutôt des punchlines. On a le " Paname Ma Dame ", pas besoin d’expliquer. Celle qui nous a fait connaître : " J’écoute Chopin tard-pé en main ". C’est une philosophie de vie. Je suis aussi particulièrement fier de " Blanche de Sainte-Nuit " que j’ai trouvé dans mon bain à 2 heures du matin … C’est l’opposition du blanc du jour et du noir de la nuit.
 
Paulette : Tu écris aussi " Faubourg Saint Honoré " en barrant " Honoré " pour le transformer en " Faubourg Saint Denis ". Pourtant, Jack le Black est présent chez Colette, ce n’est pas un peu contradictoire ? Ou alors c’est carrément une consécration ?
Mad : La contradiction, c’est une forme d’intelligence. Ce n’est pas non plus une consécration. Ça va paraître vaniteux mais si on n’est pas chez Colette, c’est qu’ils n’ont rien compris. Si Colette ne prend pas du Jack le Black, à quoi ils servent ? Mais c’est vrai qu’après avoir grandi à Paris, Colette reste une référence. Mais nous aussi, on veut être une référence.

 
Paulette : Tes projets pour la suite ?
Mad : Le cinéma ! Du cinéma, comme ma marque : parisien, actuel, indépendant. Je veux faire du Fellini. Le seul type qui me fait lire une biographie et qui me fait pleurer à la fin. Fellini parce qu’il se consacre sur des personnages, des jeux de tête et des mouvements. En attendant, on fait du textile et on a envie d’en faire encore longtemps !
 
Paulette : Un dernier secret sur Jack le Black ?
Mad : C’est du "Mad in Paris", fabriqué sous les toits de la rive droite. C’est fait avec beaucoup d’amour, beaucoup, beaucoup d’amour. Notre slogan aussi : "A vaincre sans péril on triomphe sans gloire !"
 
Où acheter les créations de Jack le Black ?
> Colette, 213, rue Saint-Honoré, Paris 1
> Sur réservation au 01 42 33 44 95, dans l’atelier Jack le Black du 124 rue d’Aboukir, Paris 75 002.
 

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