J.C, COMME JÉSUS-CHRIST : LE RIRE RÉDEMPTEUR


"Vous êtes charmante Claire", lance Jean-Christophe Kern lors d’une interview avec la présentatrice du journal télévisé Claire Chazal. Cette scène, qui ouvre le film J.C comme Jésus-Christ, donne le ton. Avec J.C, il faut s’attendre à tout !

Dans le film, l’ex beau gosse Vincent Lacoste incarne un jeune prodige de 17 ans. Après avoir été stagiaire pour David Lynch à 13 ans,  il réalise un clip pour Kid Frost à 14 ans et, à 15 ans, il décroche une palme d’or pour son premier long métrage : Cerise Croquante.

Avec ce parcours atypique, le jeune premier suscite évidemment la curiosité des médias à tel point qu’une équipe de tournage finit par lui proposer de tourner un documentaire sur sa vie.


Pendant 10 jours, un perchiste et un réalisateur (joué par Jonathan Zaccai lui-même) vont donc s’immiscer dans le quotidien du jeune homme afin de dresser son portrait qui, s’il se voulait flatteur à l’initial, finira par être ravageur ! Un pied de nez évident aux docu-fictions et aux magazines de société qui fleurissent sur le petit écran.

Au début du documentaire, on découvre un J.C qui n’est pas galvanisé par le succès et que tous les gens du milieu apprécient. En couple avec Marie, une surdouée entrée à l’ENA à 15 ans, il vit encore chez ses parents et continue de s’amuser avec ses jouets d’enfants. Un ange en somme. En réalité, plus le film avance, plus J.C se révèle être une vraie tête à claques.

Il s’insurge quand sa mère ne lui apporte pas assez rapidement ses céréales soufflées au miel, trompe sa chérie avec Elsa Zylberstein et Aure Atika (excusez du peu !) et boude quand ses producteurs refusent d’augmenter le budget de son prochain film, une comédie musicale sur Marc Dutroux avec des chorégraphies de Kamel Ouali intitulée "Dutroux in the rain"
. Jouissif !

"AVANT JE ME BRANLAIS, MAINTENANT JE BAISE."

"Cette idée complètement  barrée m’est venue quand j’ai vu que les biopics devenaient à la mode. Je me suis alors demandé quel était le biopic le plus con qui pourrait sortir sur grand écran !" confie le réalisateur Jonathan Zaccai.

Et ce dernier ne s’est pas arrêté là dans la provoc’, il a également imaginé que les comédiens se battraient pour avoir le rôle de Marc Dutroux ! "Dutroux c’est moi, j’adore les enfants en plus" n’hésite ainsi pas à révéler Gilles Lelouche. De l’humour noire comme on l’aime.

Au final, le film bouscule clairement les codes du Septième Art tout en lui rendant hommage -notamment avec un clin d’œil à Jean-Luc Godard.

"J’ai voulu montrer que les Princes du cinéma dans la société d’aujourd’hui n’étaient pas forcément ceux qu’on nous désignait comme tels. J.C est-il un génie ? Le doute plane, à vous de vous faire votre propre opinion", indique Jonathan Zaccai. Oui les Paulette, à vous de vous faire votre propre opinion, mais quoi qu’il en soit, vous ne resterez pas insensibles à l’humour de Vincent Lacoste qui n’hésite pas à citer Shrek comme source d’inspiration.

Vincent Lacoste qui, d’ailleurs, a bien évolué par rapport à son rôle dans les Beaux Gosses, "Avant, je me branlais, maintenant je baise", confie t-il. Poétique à souhait, mais c’est pour ça qu’on l’aime !

À retrouver en interview dans la version papier du numéro 3 de Paulette !
 

J.C COMME JÉSUS-CHRIST,
de Jonathan Zaccai
Sortie en salles le 8 février

Avec Vincent Lacoste, Elsa Zylberstein,
Aure Atika et la prometteuse Ella Waldmann.

 
SURPRISE !

Paulette vous offre 5×2 places de cinéma pour aller voir J.C comme Jésus Christ
ainsi que 5 affiches du film.
Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses à la question suivante : Qui est le plus jeune réalisateur à avoir reçu la palme d’or ?
 
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