J-1 AVANT LE RETOUR À PARIS


Pas simple de se dire que demain, le festival de Cannes, c’est fini. En cette dernière journée de projection, on retient deux films remarquables, La Source des femmes, et le Christophe Honoré, Les Bien-aimés, hors-compét’. On fait un dernier point avant les résultats.


Maroc.

Une autre chaleur que celle de la Croisette s’est emparée des festivaliers ce matin, venue directement du Maroc. La Source des femmes, avec Leila Bekthi – excellente dans Tout ce qui brille – dans le rôle principal, évoque le rapport homme/femme face aux lois du Coran, dans un village où il faut aller chercher l’eau via un chemin très dangereux. En décidant de faire la grève de l’amour, du sexe, ce groupe de femmes provoque la colère des hommes, qui se rebellent plus ou moins violemment. Bien que le film fasse un raccourci en matière d’Islam, on s’émeut cependant du courage et de la volonté de ces Marocaines qui ne cèdent pas devant la peur. Un beau film, bien mené, entraînant et presque féministe.


Prague, Paris, Londres.

Toujours sur le thème du rapport hommes/femmes, mais aussi hommes/hommes, Christophe Honoré est venu présenter hors-compétition son film Les bien-aimés. On atteint avec ce dernier long-métrage le summum du ridicule, du cliché. Très décevant, Honoré reprend ce qui a fonctionné dans ses précédents films, en ajoutant une série de lieux communs sur l’amour, la France et les relations maritales. Chiara Mastroianni tombe amoureuse d’un gay malade – rappelant furieusement Homme au Bain avec un Louis Garrel endeuillé – comme dans les Chansons d’amour, les chansons d’Alex Beaupain ne viennent même pas compenser la médiocrité du film… Grosse déception pour ce film qui, rappelons-le, ne fait pas partie de la Compétition. Vous pourrez en juger par vous-mêmes les Paulette cet été, le film sort en salle fin août.


Certain regard.

Avec le film Elena, Un Certain Regard clôture à son tour le festival. Film russe traitant de la famille, il est projeté dans une salle de festivaliers épuisés par le marathon cannois. Frustration certes à Cannes de ne pas tout voir, de ne pas pouvoir tout faire, mais satisfaction d’avoir vu de belles choses, fait de belles rencontres avec le cinéma… Dimanche rattrapage, tous les films de la Compétition officielle seront projetés dans les différentes salles du festival. On reverra avec plaisir Polisse, The Artist, Habemus Papam, La Piel que Habito…

Pour les pronostics, mon petit doigt me dit The Tree of Life ou This must be the place en Palme d’Or, Sean Penn en meilleur interprétation masculine et Tilda Swinton en féminine…

À demain pour le débrief des résultats et la fin de cette saga sur la Croisette. Santé ! 
 

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