ISABELLE HUPPERT : « JE SUIS TRES CONTENTE D’ETRE UNE FEMME »

Vendredi 19 mai, Paulette a assisté au talk d’Isabelle Huppert dans le cadre de Women in motion par Kering.

Icone du 7e art, Isabelle Huppert se révèle dès le début de sa carrière une actrice incontournable, collaborant avec les plus grands réalisateurs, tels que Jean-Luc Godard, Maurice Pialat, Claude Sautet, Bertrand Blier, ou encore André Téchiné. Sous la direction de Claude Chabrol, elle incarne Violette Nozière dans le film éponyme qui consacrera rapidement son succès au Festival de Cannes. Actrice française de renommée mondiale, sa carrière internationale débute avec La Porte du Paradis de Michael Cimino. Isabelle Huppert n’hésitera pas ensuite à travailler avec des réalisateurs du monde entier, parmi lesquels l’autrichien Michael Haneke, le sud-coréen Hong Sang-soo, les américains Curtis Hanson et David Owen Russell, les italiens Marco Ferreri et Marco Bellocchio, ou encore le néerlandais Paul Verhoeven.

Isabelle Huppert a continué à jouer sous la direction de grands réalisateurs et réalisatrices français, tels que Jacques Doillon (La Vengeance d’une femme), François Ozon (Huit Femmes), Christophe Honoré (Ma mère), Patrice Chéreau (Gabrielle), Mia Hansen-Løve (L’Avenir), Claire Denis (White Material) ou Catherine Breillat (Abus de faiblesse). Alors qu’elle réalise un record en étant à l’affiche d’une vingtaine de films sélectionnés au Festival de Cannes, Isabelle Huppert remporte pas moins de deux fois le prix de la meilleure interprétation (pour Violette Nozière de Claude Chabrol et La Pianiste de Michael Haneke). Par ailleurs primée dans le monde entier, Isabelle Huppert a plus récemment été nommée pour l’Oscar de la Meilleure actrice pour Elle de Paul Verhoeven, rôle qui lui a par ailleurs valu un deuxième César et un Golden Globe

Avec une filmographie déjà impressionnante, elle vient défendre cette année à Cannes deux films en sélection officielle, Happy End de Michael Haneke et La caméra de Claire de Hong Sang-soo. Ce vendredi, l’actrice a répondu aux questions d’Isabelle Giordano sur la place des femmes dans le cinéma, le sexisme, la manière dont elle appréhendait ses rôles, des rôles choisis car il s’agit de « femmes qui luttent pour leur liberté et qui peuvent incarner une sorte de force mais dont on ne peut pas détacher la vulnérabilité ». Et d’ajouter « Mes personnages sont aimés car perçus comme fragiles, ils conquièrent leur liberté et tentent d’échaper au statut de victime. »

À la question « Avez-vous l’impression de servir de modèle pour les femmes américaines et les actrices en particulier ? », elle répond instantanément : « pour les hommes aussi !  Ce que les actrices américaines regardent dans mon travail, c’est aussi une forme de liberté et une curiosité qui sont moins fréquentes aux États-Unis. Là-bas, la difficulté pour les femmes de faire des films et d’exister dans l’industrie du cinéma s’exprime avec beaucoup plus d’obsession et de violence qu’ici ! »

Alors qu’elle est en pleine lumière, elle sait où sont les femmes de l’ombre que sont les productrices qui se battent aussi bien en France qu’aux États Unis : « Certaines là-bas dirigent des studios et ce sont des femmes courageuses et très entreprenantes. »  Pas d’autoroute tracée donc pour les femmes qui veulent faire du cinéma : « mais être contrainte à prendre des chemins de traverse peut donner plus de liberté », dit-elle. 

Et quand on lui demande si elle a un message a faire passer elle cite Haneke « Pour les messages, il y a la Poste ! »

 

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