INTERVIEW : SANDRINE DE MONTARD


 
Si les bijoux de Sandrine de Montard sortent de l’ordinaire, c’est avant tout parce qu’ils témoignent du parcours de la créatrice de la marque. Ses nombreux voyages lui ont apporté des influences variées, et un goût pour des matières peu conventionnelles. Une jolie histoire, des créations originales et féminines.
 
Paulette : Quelle est l’histoire de la création de votre marque ?
Sandrine De Montard : On a toutes plusieurs petites vies dans son existence, et la création de ma marque en est une. Après un voyage d’un an, avec mari et enfants, j’avais envie de m’installer, de reprendre une activité pour moi. Ma formation en joaillerie déjà en poche, la tête remplie d’images, je n’avais plus qu’à me lancer. C’était une évidence.
 
Avez-vous toujours eu un goût pour le monde de la joaillerie ?
Plus que de joaillerie, je parlerais de fantaisie… Le mot est galvaudé, mais je n’en connais pas d’autre. Dans mes pièces, je recherche des alliances, des mélanges inédits et harmonieux. J’aime la liberté créative que confèrent les matériaux non précieux. Ils permettent de sortir du respect scrupuleux de cadres traditionnellement reçus et de mettre en avant la subjectivité du créateur. Ça paraît peut être un peu compliqué à expliquer… mais pour résumer : "La fantaisie est plus importante que le savoir." (Albert Einstein)
 
 
Votre vie personnelle, et le fait d’avoir vécu dans différents pays, joue-t-elle dans votre processus de création ?
Bien sûr ! Rien de tel qu’un petit tour de la planète pour vous ouvrir les yeux sur des techniques, des harmonies, auxquelles vous n’auriez pas pensé. C’est une source d’inspiration intarissable… Mon travail est certainement un mélange, une synthèse de tous ces éléments qui constituent ma vie. Je suis maintenant installée en Espagne, à Barcelone, et j’entends souvent dire que mes pièces sont marquées d’une touche raffinée franco-espagnole.
 
Où puisez-vous vos inspirations ?
Partout ! Une allure, une silhouette, une harmonie, tout peut être prétexte à l’inspiration. L’important pour moi est d’être séduite… J’essaie ensuite d’y ajouter ma créativité. Toutes mes pièces sont fabriquées à la main dans mon atelier à Barcelone. Je tiens beaucoup à cet aspect qui me permet de rester en contact en permanence avec la matière, mais aussi de maintenir un niveau constant de qualité.
 
 
Quelle femme représentez-vous à travers vos créations ?
Je ne pense pas représenter une femme. C’est plutôt l’inverse. C’est une femme qui trouve dans mes pièces ce qu’elle veut montrer d’elle même. Les mots clés sont originalité et raffinement.
 
Vous donnez la part belle à des matières peu représentées en joaillerie, le cuir et le métal : pourquoi ce choix ?
J’ai tout simplement envie de pièces nouvelles. Refaire ce qui est déjà fait m’ennuie profondément. Je privilégie l’aspect créatif avant tout. J’aime détourner les matières, mélanger les techniques. Pourquoi ne pas coudre du métal, tricoter de l’acier, graver du cuir, crocheter des chaînes ? Le métal devient fluide, se rapproche du tissu et de sa souplesse. Le cuir est une seconde peau ; sa douceur et sa tenue en font une matière maîtresse pour mes pièces. Ces pièces, je les veux capables d’épouser le corps qui les porte. Elles doivent s’adapter aux mouvements et à la silhouette de ce corps. Je ne les veux pas “posées”, je les veux “portées”.
 
"L’ACCESSOIRE EST DEVENU INDISPENSABLE"
 
Quelle est pour vous la clé d’une allure, d’une silhouette réussie ?
Il y a une multitude d’allures ou de silhouettes réussies comme il y a une multitude de femmes et d’hommes. Ce qui compte c’est bien entendu l’authenticité; on n’est jamais aussi belle que lorsqu’on est dans sa vraie peau. Il est indispensable de s’approprier son look et d’en faire sa seconde peau. Il devient alors votre booster, le porte-voix de vos émotions, de votre humeur, votre vitrine en quelque sorte.
 
Quel est votre rapport aux accessoires et à la joaillerie ?
Je pense que l’accessoire est devenu indispensable. Paradoxal, non ? Il permet tout type d’expression. Il peut être discret ou être protagoniste. Il est, je pense, la touche finale de toute silhouette réussie. Il est le détail qui vient relever. Il est amusant de constater que la manchette USOA, mise en jeu par le magazine Paulette, séduit des femmes de styles très différents. J’adore voir comment elles se l’approprient et s’y attachent pour en faire un accessoire unique et qui leur ressemble.
 
Une dernière chose à ajouter ?
Oui je voudrai juste préciser aux lectrices de Paulette que la boutique online Sandrine de Montard est sur le point d’ouvrir ses portes. Alors soyez attentives et rendez-vous sur la page facebook pour participer à l’inauguration !
 

Surprise !

Paulette vous offre deux manchettes USOA. Les 2 gagnants seront tirés au sort parmi la bonne réponse à la question suivante : En quelle année Sandrine de Montard est-elle allée étudier à Barcelone ?   

Concours clos : bravo à Delphine et Laure qui remportent les manchettes !

 
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