INTERVIEW : PENDENTIF

 
Découverts lors d’une soirée au St-Ex à Bordeaux, Paulette a rencontré Pendentif juste après leur tout premier concert avec les Crâne Angels. Découvrez un groupe grand cru.

Paulette : Depuis combien de temps vous préparez votre coup ?
Thomas : Un peu plus d’un an. On fait quelque chose de concret depuis mars dernier. Le projet est parti d’un morceau, Pendentif, que Mickaël a écrit avec une amie. Et on a gardé ce nom pour le groupe.
Mickaël : On aime bien le symbole du pendentif.

Êtes-vous tous auteurs-compositeurs de vos chansons ?
Thomas : Pour les chansons il n’y a pas vraiment de règles. On est tous auteurs compositeurs. Les morceaux tournent de main en main. Le batteur Jonathan ne peut pas participer régulièrement aux compos. Mais ça viendra.

Tous multi-instrumentistes ?
Benoît : Thomas est multi-instrumentiste (guitare-basse-claviers), Matthieu aussi (guitare-basse), Mickaël aussi (guitare-claviers). Moi aussi. On est tous amenés, en live, à jouer sur divers instruments.

Quand avez-vous commencé à jouer de la musique ?
Thomas : J’ai fait mon premier concert à 11 ans.
Benoît : J’ai commencé la guitare à 14 ans.
Matthieu : Moi vers 16/17 ans.
Mickaël : Moi aussi.

Combien de morceaux avez-vous ?
Benoît : On a 13 morceaux qui sont terminés et une vingtaine en chantier.

Si je fais un parallèle avec Arnaud Fleurent-Didier pour les paroles, The Drums, The Whitest Boy Alive et The Bewitched Hands pour la musique bien rythmée, cela vous convient ?
En chœur : Ouais carrément ! C’est pas mal. C’est même assez honorifique ! On adore ces artistes.

Les paroles en français sur une musique anglo-saxonne, ça s’est fait automatiquement ?
Mickaël : C’est lié à notre culture. On aime la chanson française et anglo-saxonne.
Benoît : Oui ça s’est vraiment fait automatiquement.
Mickaël : C’est pas du tout calculé.
Benoît : Après, on en parle forcément. On parle beaucoup de notre musique.
Mickaël : C’est très instinctif.

Est-ce que vous trouvez que la chanson française est mal aimée ?
Thomas : Au contraire, je crois qu’il y a de plus en plus de monde qui ne demande qu’à écouter de la bonne chanson française.
Benoît : Les gens veulent de la qualité. Y a un enthousiasme général sur la chanson française.
Matthieu : Comme ceux qui ont remporté le CQFD (concours des Inrocks, ndlr), les Young Michelin. Y a des groupes un peu indé qui assument vraiment.
Thomas : En ce moment il y a peu de groupes qui chantent en français, ce sont plutôt des artistes solo.
Mickaël : C’est vrai qu’en pop française, y en a pas beaucoup. J’aime bien Baden Baden. Ils ont quelques titres en français qui sont pas mal du tout.
Benoît : en solo, après tu l’as dit, il y a Arnaud Fleurent-Didier, Sébastien Tellier, Bertrand Burgalat.
Mickaël : Y a Bertrand Belin aussi. Camélia Jordana.
Matthieu : Mustang.
Benoît : Emmanuelle Seigner, Benjamin Biolay.

Quelles musiques écoutez-vous en ce moment ?
Benoît: Y a The Drums qu’on aime bien, Caribou…
Mickaël: Caribou, énormément. Je réécoute Architecture In Helsinki…
Thomas: Of Montreal, j’aime bien, Magic Kids, Violence…
Matthieu: Foals. Le dernier concert à Barbey était époustouflant. J’avais la chair de poule.

Vous êtes visuellement très inspirés. Seriez-vous des esthètes ?
Thomas : En gros oui. Déjà, on aime bien se fringuer comme des mecs de 30 ans.
Mickaël : On aime bien s’habiller, on aime les belles choses.
Benoît : On aime l’art contemporain.
Mickaël : Matthieu il aime bien être content-pour-rien ! (rires)
Thomas : Après, c’est Benoît qui s’occupe du visuel pur. Pour les photos, on bosse avec un membre des Good Old Days.
Mickaël : Pour le clip, nous travaillons avec les réalisateurs du clip Boy You’re an Alien des April Shower, mais on ne le fera pas avant mi-janvier.

Souhaitez-vous faire passer un message dans votre chanson God Save la France ?
Thomas : Ce n’est pas en rapport avec la crise actuelle.
Matthieu : C’est un clin d’œil aux Sex Pistols.
Thomas : On aime bien le mot France.
Benoît : C’est plus une question de se construire son propre pays, son propre drapeau en fait.
Thomas : On aime bien la géographie ! (rires)

En quoi la côte atlantique est-elle si inspirante pour vous ?
Mickaël : Moi, c’est la côte atlantique de mon enfance. Celle que j’aime. J’ai passé une partie de ma vie à Biarritz. Et même en étant à Bordeaux, on reste très proche de cette côte atlantique.
Les choses que l’on puise pour écrire de nouveaux morceaux, ce sont toujours les choses qui nous tiennent le plus à cœur. En l’occurrence, des choses simples comme : la nature, l’océan, forcément…
Thomas : On utilise beaucoup de choses universelles.
Benoît : On est en vacances, on roule sur une petite départementale de province, on fume une cigarette…
Matthieu : On va aux champignons, courir dans l’herbe… (rires)
Thomas : Non mais on a quand même un peu de recul sur ce qu’on écrit !
Mickaël : On essaie vraiment de rester dans le bon goût.

Votre dernier mot ?
Mickaël : Moufle !
Thomas : Paulette je t’aime !
Matthieu : Moi aussi.
Benoît : On joue à l’International le 20 décembre. Tu connais ?
 

PENDENTIF :: God Save La France

CONCERTS
20 décembre – L’International (Paris)
29 janvier – Flèche d’Or (Paris)
26 mars – La Cartoucherie (Reims)

MYSPACE

www.myspace.com/pendentif

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