INTERVIEW : KAKKMADDAFFAKKA

Photo, Grand People

Depuis quelques mois, les titres de Kakkmaddafakka passent régulièrement sur la bande FM, sans compter les multiples chroniques qui leur sont consacrées sur le web.

Avec des influences rock, pop, électro, disco et rap, ce groupe norvégien dont la moyenne d’âge des membres ne dépasse pas 23 ans, compose des mélodies accrocheuses que l’on peut entendre dans chacune de leur chanson aux styles différents, comme Restless, Your Girl ou Make The First Move. Et, non, on ne va pas s’éterniser sur le nom imprononçable.  

 
Paulette : Racontez-nous l’histoire de Kakkmaddaffakka.
Axel : Ca a débuté il y a sept ans, quand Sti et moi avons inventé le nom et décidé de monter un groupe. À l’époque, notre but était juste de faire un concert qui plairait à nos amis. On a bien bossé, et, rapidement, les gens ont réclamé d’autres concerts. Puis ça s’est répandu à travers les fjords et dans toute l’Europe.
Jones : On est cinq dans le groupe et il y a toujours trois membres qui forment le Kakkmaddachoir, notre petite chorégraphie.
Pål : La principale caractéristique du groupe a toujours été le fun. Faire de la bonne musique et donner de super concerts est ce que nous considérons comme étant le plus drôle dans la vie !
 

Vous êtes vraiment drôles. Ce qui ressort de vos photos et vidéos, c’est que vous pouvez prendre tout et n’importe quoi pour en faire un truc hilarant. Comme si le public retrouvait de vieux potes de lycée qui n’auraient jamais grandi, faisant toujours des blagues potaches (exemple).
Doof : C’est exactement ça. On se connaît tous depuis hyper longtemps, on a été à l’école ensemble, on a tout fait ensemble, on est vraiment tels que tu nous décris ! On ne voit pas de différence entre nous-mêmes et le public, donc oui, on l’inclut totalement dans nos blagues.
 
En 2011, votre second album Hest a été produit par Erlend Øye, également membre de The Whitest Boy Alive, avec qui vous avez déjà joué. Ce groupe vous influence-t-il ?
Pål : Oui, le fait qu’ils fassent de la house music avec seulement des instruments en direct nous inspire énormément.  Il y a tellement de groupes utilisant des playbacks, on est totalement contre ça ! TWBA font aussi les choses qu’ils veulent, ils ont personnellement le contrôle sur tout, c’est aussi ce que nous voulons faire.
Sti : Erlend nous a donné une bonne astuce : garder son calme avant un show pour ensuite, au moment de monter sur scène, prendre du plaisir facilement et ne pas avoir l’air prétentieux.
 
Pourquoi avez-vous mis un portrait de votre batteur en couverture de l’album ?
Helmik : Parce que c’est le seul qui ressemble le plus à un cheval. Il sait aussi bien faire la fête. Et le mot Hest chez nous signifie cheval en norvégien ou fêtard, dans notre patois, le ballabang.
  
Dans une interview, Axel, tu disais que tu adores écouter des albums, mais qu’au bout de 30 minutes, tu t’endors… Est-ce pour cela que votre album ne contient que 9 pistes ?
Axel : Oui, j’ai ce problème avec beaucoup d’albums. Je suis trop agité. Il semble que le laps de temps d’attention des gens ait diminué au fur et à mesure des générations, peut-être parce que tout va plus vite maintenant. On voulait aussi faire des chansons ayant chacune le potentiel de devenir un single, pas juste remplir un album. C’est ennuyeux que des artistes "cachent" de bonnes chansons  à la piste 13.
 
Comment se présente la scène locale norvégienne ? Pouvez-vous expliquer ce qu’est  la "Nouvelle Vague de Bergen" ?
 Axe : La scène prend une envergure importante ici. La plupart des jeunes ont un groupe. Bergen est une toute petite ville mais il y a des concerts tous les soirs. Pas mal de groupes ont une renommée mondiale mais c’est dur de percer.
Jones : On vous recommande le festival Traena et le groupe A-ha, spécialités norvégiennes.
 

Que pensez-vous des Françaises ? 

Pål : On les adore. C’est pour ça qu’on a fait le clip de notre chanson Restless à Paris. On adore les filles qui ont de la personnalité et de l’assurance. Il nous tarde d’en rencontrer d’autres quand on reviendra en France le 2 décembre aux Transmusicales…
 
Une dédicace à Paulette ?
En choeur : "We put our hands up in the air for Paulette! Lots of love from Kakkmaddafakka."
 
Et en exclusivité pour Paulette, la playlist des Kakkmaddafakka
> John – Lil Wayne
> BMF – Rick Ross
> This is how we do it – Montell Jordan
> Please please please – The Smiths
> Echo – R Kelly
> Always on my mind – Willie Nelson
> The winner takes it all – ABBA
> Inga klæder – Veronica Maggio
> Sacrifice – Elton John
> I hope that I don’t fall in love with you – Tom Waits 

 

 
KAKKMADDAFAKKA : HEST                                  

Bubbles / Sound Gold
 
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