INTERVIEW : FLYING TURNS

Photos, Antoine Chesnais pour Paulette

Le morceau de Crash Course in Science datant de 1981, auquel le nom du groupe se réfère, est déjà un avant-goût de ce qui nous attend en concert.

Du rock, un brin batcave et new wave, voilà le style musical de Flying Turns. Un mélange de synthés électro, de guitare avec pédales d’effets, de lignes de basse ronflantes, d’une voix grave et de chœurs envoûtants.

Planant, dansant, charmant. Leur son est à l’image de leur groupe. Ils ont joué au Lautrec en mars, chez Jean Charles de Castelbajac pour sa District Party et au Scopitone en avril. Mi-juin, les revoilà sur scène à la Flèche d’Or en première partie du groupe anglais Modern English. Rencontre avec David Marcos (guitare), Rudy Gueniche (basse, chœurs) et Yan Wagner (synthés, chant).

Paulette : Comment vous êtes-vous rencontrés ?
David : On a débuté tous les trois en faisant de l’électro et on s’est connu comme ça. Rudy et moi, on a décidé de former un groupe de rock ensemble.
Rudy : Notre groupe s’appelait Wide Shut. On a commencé à bosser avec Gesaffelstein. Par la suite, on a cherché un chanteur. Une copine nous a présenté Yan et voilà. Ca doit faire un an qu’on bosse ensemble sur Flying Turns. Gesaffelstein est à la prod. Il n’est pas avec nous sur scène mais nous aide dans les compos.
Yan : Moi j’ai pas mal de formations à côté, dont Wagner. Toujours dans l’électro.


N’est-ce pas un peu prétentieux de faire de la new wave en 2011 ?
David : On fait du rock mais avec des synthés. Il n’y a pas de côté new wave dans les guitares. Y a pas de chorus. C’est peut-être la voix de Yan qui donne cette touche new wave (rires). 
Yan : C’est un mélange de tout ce qu’on aime. On fait ça naturellement. Ca change beaucoup de ce que je fais en solo, même s’il y a des rythmiques électro vachement actuelles. David, quand il joue, c’est vraiment n’importe quoi… (rires)
David : Au départ, on voulait être un groupe de rock.
Yan : C’est sûr que la new wave revient à la mode. Le problème de la new wave c’est qu’il y a plein de caractéristiques hyper reconnaissables du genre : la voix un peu maniérée, certains riffs de synthés… Je n’ai pas l’impression que l’on cherche à s’en rapprocher. On n’a pas la retenue qu’avait la new wave à l’époque.

Le label 4AD (sur lequel est signé Modern English) regorge de groupes plus mythiques les uns que les autres. Y-a-t’il d’autres labels internationaux ou français que vous appréciez ?
Yan : On aime bien le label Mute records.
Rudy : D’ailleurs, pour revenir à Modern English, ça nous fait plaisir de jouer avec eux, c’est le premier gros groupe avec lequel on joue. Il y a une bonne cohérence dans la programmation des groupes ce soir. Sinon on aimerait bien être signés, on travaille pour ça.

Yan, que préfères-tu ? Jouer en solo ou en groupe ?
Yan : Ce sont deux choses bien distinctes. Si je devais choisir, je dirais en groupe. On peut faire des blagues entre nous (rires).



Qu’écoutez-vous en ce moment ?

Yan : John Maus, Believer Azari & III ; Into The Night David, Gang Of Four ; Damaged Goods Richard Hell & The Voivoids, Blank Generation
Rudy : Martin Gore, Compulsion ; Ariel Pink’s Haunted Graffiti, Round and Round

Quels sont vos spots favoris ?

Le Tigre, 5 rue Molière, Paris 1er
Le Bus Palladium, 6 rue Fontaine, Paris 9ème
Le Petit Social, 142 rue Montmartre, Paris 2ème
Le Sans Souci, 65 rue JB Pigalle, Paris 18ème

>> Retrouvez Flying Turns sur :

soundcloud.com/flying-turns

> Concerts :
04/09 – Porto Vecchio
28/09 – Maroquinerie
 

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