INTERVIEW : CUT COPY

Sephora a rencontré le groupe Cut Copy, juste après leur live au Nouveau Casino le 19 février dernier.

Samedi 19 février 2011, Le Nouveau Casino, Paris 11e. Avant leur unique concert en France pour la sortie de leur troisième album, Zonoscope, le combo électro pop australien Cut Copy a gentiment répondu à nos questions. Nous voici donc en présence de Mitchell Scott (batterie), Ben Browning (basse) et le leader charismatique Dan Whitford (chant-guitare-clavier). Manquait à l’appel Tim Hoey (guitare), en train de raccorder son instrument.
 
Paulette : Bonjour Cut Copy !
Cut Copy : Bonjour Paulette !
  
Vous avez rejoint l’écurie du label australien Modular People en 2000. Grâce à ce puissant soutien et à l’internet, votre musique est parvenue jusqu’en France. Néanmoins, beaucoup d’entre nous ne vous ont découverts qu’en  2004, en écoutant les compils du label Kitsuné. Comment s’est passée cette collaboration avec Gildas Loaec et Masaya Kuroki ?
Dan : C’est après l’enregistrement de notre premier album Bright Like Neon Love en 2004 que nous avons été présentés. J’étais à Paris pour deux mois et c’est là que je les ai rencontrés. Ils appréciaient beaucoup l’un de nos morceaux, Future, et ils m’ont demandé si l’on accepterait de collaborer avec eux. Et bien sûr je me suis dit "Ouais c’est cool. Ce sont des mecs sympas qui ont bon goût. Faisons-le."
 
Pensez-vous que c’est grâce à Modular que vous êtes aujourd’hui l’un des groupes les plus reconnus à l’international ?
Dan : C’est vrai qu’on a été les premiers à être signés chez eux mais pour moi, le plus célèbre groupe reste The Avalanches. C’est un des groupes les plus populaires en Australie, mais qui l’est peut-être moins internationalement. Il y a d’autres artistes très connus comme Wolfmother, Tame Impala, The Presets…
 
Comment expliquez-vous l’expansion de ce mouvement musical, dont vous et d’autres groupes australiens comme Architecture In Helsinki, Van She, Midnight Juggernauts, Miami Horror, Bag Raiders, faites partie ?
Dan : Quand on a commencé à jouer, il n’y avait pas beaucoup de groupes électro pop reconnus. C’était vraiment considéré comme de la musique underground à l’époque. Les gens étaient à fond dans la techno ou dans la drum and bass. Ce qu’on jouait ne faisait pas du tout partie du courant principal.

Mitchell : Je pense que le premier groupe qui a réussi à s’imposer a été The Avalanches, même si on n’a vraiment pas le même style. On a senti que le vent tournait bien après notre deuxième album en 2008, In Ghost Colours, au moment où la dance music commençait à être acceptée par le plus grand nombre. Avant, c’était juste underground et seuls les Djs étaient reconnus pour leur musique… Aujourd’hui, les gens n’aiment pas seulement Animal Collective, ils écoutent aussi Daft Punk… mais aussi des groupes australiens tels que Van She, Bag Raiders et les Midnight Juggernauts. Désormais, on forme une scène à part entière.


Vous jouez beaucoup en live, mais il vous arrive aussi de faire des Dj sets durant les tournées, pourquoi ce choix ?
Dan : On essaie un maximum de jouer en live. Mais j’ai commencé la musique en tant que Dj, bien avant de rencontrer les gars et de former le groupe. C’est vraiment naturel pour moi. Je trouve que la dance est une culture musicale ultra intéressante. On aime beaucoup l’histoire du rock aussi. La dance c’est une part de ce qu’on aime, donc s’intéresser à la dance music, aux Djs, sortir en club, fait partie de nos goûts. Le Djing permet à nos fans de saisir tout notre univers musical. Ils découvrent ce qui nous a inspiré sur tel album…
 
Vous avez remixé pas mal de morceaux d’autres artistes et certains groupes ont remixé les vôtres. Quel artiste avez-vous préféré remixer ? Et quel remix de l’un de vos morceaux aimez-vous le plus ?
Dan : Pour moi, je dirais que c’est le plus récent qu’on ait fait. Celui de Happy House de Juan Mac Lean.
Mitchell : On joue beaucoup celui de Boys Noize, Lights & Music. Ce qui est bien c’est que les remixes ont de longues vies. Même après des années, on te ressort des trucs auxquels tu ne pensais plus.

L’artwork de la pochette de votre album est plutôt stylé, avec ce photomontage et le titre mystérieux…
 Dan : J’ai adoré le travail de Tsunehisa Kimura avec cette cascade dévastatrice en plein New York. Au premier regard, on ne se rend pas compte de la présence de l’eau.
Mitchell : Zonoscope est un mot inventé mais la pochette nous explique un peu le concept. Le cercle noir entourant l’image nous entraîne dans la ville, que l’on ne voit qu’à travers cet objectif.
 
Quels artistes français écoutez-vous ? À part Daft Punk…
Dan : J’écoute souvent Air. Je les ai découverts en 2001 avec leur deuxième album 10,000 Hz Legend. Un album massif. La French Touch est une bien belle invention.
 
Qu’aimez-vous faire quand vous venez à Paris ?
Mitchell : Aujourd’hui, on a fait une longue balade. C’est magnifique. L’architecture est si belle. Tous les Aussies qui sont venus ici ont eu la même expérience que nous. Et puis la culture, la mode… On adore sortir et voir le plus de choses possibles. C’est tellement différent de chez nous. On adore la bouffe et les bons vins ! On fait des choses banales mais c’est trop top !

 

 
   ZONOSCOPE :: CUT COPY

   Universal Music

    Disponible depuis le  
    7 février 2011

   Site web :
   www.cutcopy.net

Remerciements à O2Radio et Céline Fula. 


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