INTERVIEW : BADEN BADEN

Photo, Vincent Frances

Baden Baden aime brouiller les pistes. Un nom de ville allemande pour des petits Français chantant aussi bien dans leur langue natale qu’en anglais ; une pop oscillant entre nostalgie et joie de vivre grâce à des compositions léchées, il ne leur manque plus qu’un album pour nous convaincre tout à fait.
 
Paulette : En vous googelisant j’ai pu constater que votre Myspace dépassait dorénavant le site de la ville de Baden Baden, un premier pas vers la consécration ?
Gabriel : C’est bon signe !
Éric : C’était notre objectif quand on a commencé (rires).
Guillaume : En fait, ça veut dire qu’il y a plein de sites qui font des liens vers nous !
 
Vous vous êtes rencontrés via Myspace, est-ce que vous pensez qu’aujourd’hui Facebook l’a remplacé ?
Guillaume : J’ai envie de dire que Myspace est mort parce que quand tu veux écouter ta musique tu vas sur Deezer. Mais tu y restes parce que cela reste la "place" traditionnelle lorsque tu es un groupe, ça reste un réflexe. Facebook est beaucoup plus pratique, quand tu fais une mise jour tout le monde l’a dans son newsfeed, alors que sur Myspace tu étais obligé de poster ton truc sur les pages de tous tes contacts !
Éric : Et le côté interactif de Facebook est vachement sympa, les gens nous disent qu’ils nous ont vus, on peut créer un contact qui n’est pas très contraignant pour nous comme on est quatre, et il n’y en a pas un qui gère Facebook. C’est vachement agréable, j’aime bien.
 
Après la démo en 2008, l’EP en 2010, l’album en 2011 ?
Éric : Normalement ouais ! On travaille des nouvelles chansons, on ne va pas faire un "best of" de ce qu’on a déjà fait, il y aura peut-être un ou deux morceaux de l’EP mais ce sera surtout des nouveaux morceaux. Donc là, on est en train de les composer, on fait les maquettes et on ira en studio avant l’été.
 
Justement, comment se passe la composition et l’enregistrement des chansons ?
Éric : Souvent c’est en deux étapes : j’apporte les premières idées d’un morceau, on enregistre tout en home studio, à la maison, on fait ça rapidement avec guitare, basse, batterie, tout ça… Je leur envoie pas mal d’idées de morceaux et on les retravaille ensemble, en répét’, on les réarrange à quatre.



Généralement les groupes choisissent une langue unique dans laquelle chanter, pas vous, pourquoi ce choix ?

Éric : Il n’y a pas de stratégie, après c’est clair que chanter en français ouvre certaines portes mais on ne l’a pas fait pour ça. Au début, on s’est un peu interdit de chanter en français, on voulait chanter qu’en anglais mais au final ça s’est fait progressivement : j’ai chanté une ou deux chansons en français, ça leur a vachement plu, donc on a arrêté de se mettre des barrières.

Votre meilleur souvenir de concert ?

Guillaume : Au pays basque, lors du festival USOPOP (prononcer à la basque "ushopop", ndlr), qui a une programmation assez spéciale parce qu’ils passent des têtes d’affiches basques, qui chantent en basque et ouvrent avec des groupes comme nous ou les bordelais Uncle Jelly Fish. Il y avait 400 personnes, c’était la première fois qu’on jouait devant un public aussi gros.
Gabriel : C’était leur première édition et elle a été au-dessus des espérances des programmateurs. En plein air, en pleine nature, dans la montagne, un cadre vraiment idyllique, un super concert, un super accueil.
 
Quelles sont les influences que vous avez en commun ?
Julien : On le dit tout le temps, c’est l’album de Karkwa. Il y a deux ans, on a répété dans les Cévennes, tous les étés ont prend une semaine-dix jour pour répéter, et donc il y a deux ans, Guillaume nous a fait découvrir Karkwa, que j’écoute toujours aujourd’hui !
Guillaume : Il y a aussi Girls In Hawaii en espérant qu’ils continuent et qu’ils fassent de nouveaux trucs.
Gabriel : Il y a aussi Death Cab For Cutie, Arcade Fire qui nous ont pas mal scotchés, et Grizzly Bear.
 
Quel album attendez-vous pour 2011 (à part le vôtre) ?
Guillaume : Celui des Roken Is Dodelijk ! (aux autres : ils ont dit nous !)
Éric : Ils ont beaucoup enregistré il y a un an, du coup ils nous attendent pour sortir l’album, pour qu’on le sorte en même temps, on se suit. C’est vraiment un groupe bien.
 
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour 2011 ?
Guillaume : De beaux festivals, voir du pays.
Gabriel : Faire beaucoup de dates et surtout qu’on fasse un joli album qui marche !
 
Une anecdote pour Paulette ?
Gabriel : On a une copine qui s’appelle Pauline et qu’on surnomme Paulette donc ça me fait penser à Paulette, Paulette.
Éric : Qu’il faudra interviewer parce qu’elle fait de la musique aussi, avant elle formait le groupe Unter den Linden avec Pierre-Henri, qui était dans le nôtre avant.
Guillaume : Donc quand tu dis Paulette, on pense à Paulette !
 
 
 
Baden Baden :: 78 (EP)
Disponible depuis le 15 novembre 2010
 
Concerts
17/03 – Maison de la musique, Meylan
31/03 – La Laiterie Club – Strasbourg
23/04 – Les Lendemains qui chantent, Tulles

MYSPACE  

                  

 
Partager sur :

Vous pourriez aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

NOUVEAUX.LLES LEADERS N°48

CONNECT & FOLLOW