IL EST L’OR

"Monseign’Or, il est l’Or de se réveiller…"
 
L’or, considéré comme le plus précieux des métaux, est le métal parfait ! Il a l’éclat de la lumière, a un caractère solaire -surtout dans mes pauvres cheveux qui ont le rayon bien jaune en fin de saison- royal, divin (souvenez-vous les dieux grecs, et leurs moultes pluies d’or pour séduire ou arnaquer). Je ne parle même pas du célèbre Styx, fleuve dont les eaux infernales avaient le don de vous rendre la chevelure dorée (à ne pas confondre avec les "Stickssi" de nos apéros en famille qui n’ont jamais, eux, le temps de briller bien longtemps).

> L’or synonyme de connaissance et perfection ?
 
Peut-être même que c’est parce que les abricots antiques grecs sont tombés dans le Styx qu’on les appela lesPommes d’Or(du jardin des Héspérides NDLR). Quelle culture n’est ce pas ? Je n’ai aucun mérite, plutôt que de lire Martine, moi je me tapais l’Illiade et l’Odyssée, un pur bonheur d’adolescente pré-pubaire. Mais je me félicite de la direction que prend mon article car cela me permet de placer que l’or exprime la connaissance. La preuve, je m’y connais un max lorsqu’il s’agit de savoir de quel métal je souhaite avoir un cadeau joaillier !
 
On parle aussi de l’Âge d’or qui constitue la perfection. Alors, malgré l’âge canonique que j’affiche au compteur, je ne touche pas d’une miette la perfection. Je ne sais pas, je lui fais peur ou alors elle s’est barrée en vacances, comme les journalistes que j’essaie de joindre pour caser mes petits designers textiles…
 
Et franchement, entre nous, c’est un malheur que je ne me souhaite pas. La perfection est très très emmerdante. Si si.
 
> Un caractère bien trempé, une peau bien huilée
 
Le chapitre des Noces d’or est nettement plus drôle que l’âge d’or de la perfection, car il est tout son contraire. Moi, qui ne suis même pas arrivée aux noces d’épeautre, de cotons ovales Diadermine ou de je ne sais quelle sous-céréale new age, ou toile de jute nuptiale, je ris parce qu’il faut bien avoir un caractère doré à l’or fin pour se supporter 50 ans ! Non à choisir 2 ans c’est bien, 2 ans c’est le cuir, ça claque c’est wild, et c’est encore mieux si l’on a le budget pour les peaux Hermès. Bref, je veux du cuir !
 
Mais ne nous méprenons pas, l’or aussi parfait, lumineux, érudit qu’il soit,  c’est aussi ces paillettes dorées et autres micro-chiures illuminées que certaines se mettent sur la peau dès qu’il fait beau et chaud ! Je déteste les huiles pailletées, j’exècre les poudres irisées, je vomis les après-soleil enlumineurs d’épaules qui tâchent les doigts des beaux gosses aux soirées du Prosper avenue de la mer à Saint Jean de Monts ou sur le dance floor de la Boîte à Sel de Noirmoutier où nous étions, ma foi, plusieurs kilos de rattes à se dandiner. Et oui, c’était ça ma jeunesse… dorée ? Bref, j’ai testé et, depuis, la paillette a définitivement été bannie de mon vocabulaire. Après tout, chacun fait ce qu’il veut avec son épiderme. Moi je préfère le MAT, car le MAT ça envoie du FAT !
 
> Des talents en or
 
L’or je le tolère en peinture. Le seul art – avec la gastronomie, le sexe et la musique- capable d’embellir la vie, apparemment futile, accessoire, et qui pourtant élève l’âme, provoque des sensations rares, laisse les soucis sur le bord du chemin pas doré-doré. Certains peintres, eux, avaient de l’or dans les mains, je pense à l’un des plus grands maîtres de l’histoire de l’art, qui lui en avait aux bout des pinces et par extension au bout du pinceau, pauvre homme, tellement doué qu’il est devenu prétentieux. Rembrandt.
 
Canaletto lui, à Venise était à l’or ce que Rembrandt était aux Pays Bas. Ville de la lumière dorée, du blond vénitien et des influences byzantines, l’Or va bien à Venise, mieux qu’à Maison du Café d’ailleurs.
 
L’or, trésor ambivalentdonc. Je vous le souhaite en carats, en pluie, en ruée, en étalon, en toison, en barre, en poule-aux-oeufs, et en paillettes même, si vous voulez.
 
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