GUILLAUME GOUIX, FARFELU DANS ATTILA MARCEL


Photo de Matthieu Dortomb pour Paulette Magazine

Guillaume Gouix est en ce moment à l’affiche d’Attila Marcel, de Sylvain Chomet. Il y joue Paul, un trentenaire qui vit dans un appartement parisien avec ses tantes, deux vieilles aristocrates qui l’ont élevé depuis ses deux ans et rêvent de le voir devenir pianiste virtuose. Sa vie se résume à une routine quotidienne, entre le grand piano du salon et le cours de danse de ses tantes où il travaille en tant qu’accompagnateur.
 
Isolé du monde extérieur, Paul a vieilli sans jamais avoir vécu… Jusqu’au jour où il rencontre Madame Proust, sa voisine du quatrième étage. Cette femme excentrique possède la recette d’une tisane aux herbes capable, grâce à la musique, de faire ressurgir les souvenirs les plus profondément enfouis… Rencontre avec
 
Paulette : Pensais-tu, un jour, jouer un personnage muet ?
Guillaume Gouix : Non. Mais quelle expérience, surtout avec un homme ainsi follement génial que Chomet ! Je crois que la seule chose que je me suis dite c’est que, si je n’avais pas le droit de parler, alors je n’aurai pas le droit de mentir.
 
Qui as-tu pris le plus de plaisir à jouer ? Paul ou Attila Marcel ?
Chacun était une bulle d’air pour l’autre. C’était presque deux films différents. Mais passer d’un catch Tango avec Fanny Touron au potager haussmannien de Anne Le Ny  et à la dinguerie de Hélène Vincent et Bernadette Lafont, c’était ça mon plaisir, la variation que Sylvain Chomet m’offrait.
 
« Hélène Vincent et Bernadette Lafont
n’ont jamais été démonstratives avec leur carrière »
 
Ça t’a fait quoi d’ailleurs de jouer entouré de toutes ces grandes actrices ?
C’était génial. Ce qui m’a marqué chez elles, c’est leur curiosité. Elles n’ont jamais étaient démonstratives avec leurs carrières. Bernadette, par exemple, parfois on avait l’impression que c’était son premier film. Comme si elle s’était donnée pour règle de toujours découvrir, de toujours profiter du moment présent.
 
Une anecdote de tournage à nous raconter ?
Mhhh… J’en ai une du casting si tu veux ! On n’avait pas le droit d’avoir lu le scénario avant de passer les essais. Mais moi, ayant vu les triplettes de Belleville et l’illusionniste, je voulais absolument avoir le texte en tête avant d’y aller. J’ai donc réussi à me le procurer et j’ai fait croire à Sylvain que je ne l’avais pas lu. A la fin des essais, il m’a passé le script et m’a demandé de l’appeler une fois que je l’aurais entièrement lu. Je suis rentré chez moi, j’ai attendu 1h30 et j’ai pris mon téléphone. Il a quand même trouvé que je lisais très vite…

 
C’est quoi ta madeleine de Proust à toi ?
Le craquement des vinyles.
 
Si tu devais écrire une fable, quel en serait le titre ?
« Paris perd ses faubourgs. »
 
Ton légume favori ?
La tomate cœur de bœuf, c’est l’été dans la bouche.
 
La chanson que tu écoutes en boucle en ce moment ?
« Just a perfect day » de Lou Reed… 
 
Le plat que tu réussis à tous les coups ?
Les saltimbocca, c’est les bouchées du diable Italiennes. Du veau, du jambon de Parme, de la sauge, tout ça roulé et revenu dans du vin blanc. C’est trop bon !
 
Ta plus grosse honte ?
Ne savoir faire que Nirvana à la guitare, et encore, les trois premiers accords ! Putain, j’aimerais tellement savoir jouer des morceaux entiers des Stones comme tout les mecs cools.
 
« Les gens qui parlent en franglais me rendent dingue ! »
 
L’expression que tu ne supportes pas ?
Tous les « pdtr » « lol » « mdr » et ce genre de conneries. Les gens qui parlent en sms  ou avec des mots anglais à toutes les fins de phrases avec un accent à se pendre. Du genre « Je suis trop down en ce moment, c’est fucking chiant« . Ça me rend dingue.
 
Où peut on te trouver un vendredi soir à Paris ?
Rue du faubourg St Denis, au bar le St Denis, au bar du 10ème, à l’UGC des halles, au théâtre de Vanves, chez mes potes, à Ménilmontant, au MK2 quai de seine, à une station vélib, dans un taxi, sur la ligne 4 ou 9…

 
Tes projets à venir ?
J’ai participé au film choral « Homosapiennes », l’hommage aux femmes de Audrey Dana, avec toutes ces actrices incroyables. Là, je tourne « La French » de Cédric Jimenez avec Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Benoit Magimel, Céline  Sallette, Mélanie Doutey et plein d’autres. Et je viens de commencer un téléfilm Arte : l’adaptation d’une bd « Pilules bleues », que met en scène Jean Philippe Amar, avec la géniale Florence Loiret Caille. J’ai un projet au théâtre avec Fanny Touron aussi et j’écris également un film. Bref, je vais m’acheter des vitamines dès qu’on a fini l’interview !
 
Ahah, ça tombe bien c’est la fin : une dédicace à Paulette pour conclure ?
Dans Attila Marcel je joue Paul, petit virtuose pianiste,  bourgeois, mutique, et puceau.
Paul n’attendait que toi,  Paulette. Allez voir Attila Marcel, bisettes les Paulette !
 

 

>Attila Marcel, de Sylvain Chomet.
En salles depuis le 30 octobre.
 
Partager sur :

Vous pourriez aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *