GOLF, ÇA SWINGUE COTE MUSIQUE

 
Leur nom, c’est GOLF et pourtant rien ne les prédestine aux terrains mais tout les entraîne vers la scène. Ils sont trois, Antoine au chant et à l’écriture, Samuel aux claviers, Romain à la guitare. Rencontrés il y a cinq ans après plusieurs heures studieuses à travailler leurs sons, c’est un pop originale et entraînante que nous propose les trois parisiens dans un premier album, “The best days of our lives”, annoncé à la rentrée 2015. Pour l’instant, leur EP “All in all” agite la toile, intrigue, donne envie d’en écouter plus. Rencontre dans un café à deux pas de chez eux, après avoir sniffé du sucre parce que c’est bon pour la santé, dixit Samuel. GOLF ne sait pas que faire de la musique, ils savent aussi nous faire rire.
 
Paulette : Petit tour de table, qui êtes-vous ?
Antoine : J’ai 26 ans, je suis né à Paris et j’ai grandi à Chantilly. J’habite aujourd’hui en collocation avec Samuel dans le 18ème.
Romain : J’ai 26 ans aussi, je suis né à Paris et j’ai grandi en région parisienne et je suis dans le 12ème arrondissement.
Samuel : J’ai 29 ans, je suis né à Châteauroux dans l’Indre, dans la diagonale du vide. Je suis monté à Paris il y a environ 6 ans.
 
Pourquoi le nom GOLF ?
Antoine : On a eu beaucoup de mal à trouver un nom et puis on est tombés d’accord sur GOLF.
Samuel : Avant on avait un autre nom de groupe (ndlr : Panty House) mais on avait envie de changer, c’était trop connoté électronique, teenagers. On voulait en sortir et on a décidé de prendre un nom sans aspiration musicale. Quand les gens entendent GOLF, ils pensent au sport, à la voiture mais pas à la musique ! C’est un mot qui se prononce de la même façon dans toutes les langues. Ça nous paraissait cool.
Antoine : Il y a eu un long processus, moi c’était plus Himalaya, Romain Opéra et Samuel GOLF. On a voté très démocratiquement, c’est trois ans de pourparlers. C’était hyper dur.
Samuel : …Mais tellement important ! Maintenant, on connaît un nom avant de connaître une musique.
Antoine : Bon après, l’image du sport ne nous colle pas forcément à la peau car on en a jamais fait du golf !
Samuel : Mais on peut en jouer, pourquoi pas une tournée en douze trous avec que des trous pommés…


 
Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés ?
Antoine : On s’est rencontrés à la soirée d’une amie, d’ailleurs Samuel vous racontera pourquoi c’était son amie…
Samuel : Antoine et Romain se connaissaient déjà, ils faisaient de la musique et ils avaient pour amie cette fille qui fêtait ce soir-là son anniversaire. Je la connaissais très peu mais pour être direct, je voulais la séduire. Bon, en fait, je ne l’ai absolument pas vu de la soirée car j’ai rencontré Antoine et Romain avec qui j’ai vite accroché et on a parlé musique. Donc je n’ai pas eu la fille mais j’ai eu un groupe à la place, c’est pas mal. C’est grâce à toi, Alexia, que GOLF est né. Merci à ses parents. (Rires.)
 
Comment peut-on décrire votre musique, vos sons ?
Antoine : On aime bien dire que c’est de la pop moderne. Ce n’est pas purement de l’électro ou du rock.
Samuel : On a dit que c’était plutôt de l’électro pop, ce qui est bizarre car lorsque l’on entend d’autres choses comme Shakira, on trouve ça bien plus électro que ce que l’on fait ! On est dans ce format vraiment pop, on chante en anglais, c’est du couplet / refrain, couplet / refrain, et notre envie c’est de faire de la pop 2015.
 
Qu’est-ce qui vous a inspiré pour ce premier album ?
Romain : Nos chansons, ce sont des melting pot de plein d’éléments différents, des trucs très rock avec une basse plus new wave, des sons que l’on a voulu réadapter.
Samuel : J’ai l’impression que l’on a la même culture musique que tous les gens de notre âge qui s’intéressent à la musique. Ce qui nous inspire, c’est essentiellement du rock. On aime les Doors, Pink Floyd, Joy Division, les Cure, tous les standards pop et rock nous ont inspiré.
 

De quelle manière avez-vous réussi à vous lancer, à faire cet album ?

Romain : Tout a commencé dans notre piaule, on n’est pas un groupe de scène à la base. MyMajorCompany est arrivé très tôt dans notre vie, on est en quelque sorte des bricoleurs maison.
Samuel : Tout s’est fait très vite. On s’est rencontrés, on a du faire une ou deux maquettes dans un petit studio que j’avais à l’époque, on s’est fait un MySpace rapidement et un mois après, un directeur artistique nous a contacté. On a signé pour être sur le site, pour pouvoir collecter de l’argent de personnes qui aimaient ce que l’on faisait. Sans être prêts, on était un peu le groupe ovni.
Antoine : On a du épurer les chansons pour que les gens comprennent ce que l’on faisait.
 
Et cette rencontre avec Benjamin Lebeau (The Shoes) pour vous produire, on en parle?
Samuel : Avec l’argent récolté, on a du penser à la production de l’album. On avait pas terminé les maquettes, on s’est dit qu’il fallait que quelqu’un nous aide. On avait la tête dedans depuis 5 ans, fallait un coup de pouce. À cette époque, The Shoes venait de sortir leur premier album, on a adoré ! C’était le parfait mélange entre musique électronique, rock, pop. On les a contacté, Benjamin Lebeau, la moitié de The Shoes a répondu positivement. Il a supervisé ce que l’on a fait, aidé d’une petite équipe. On a retravaillé les morceaux avec eux. On a gagné en acoustique, les morceaux sont moins sortis d’un ordinateur.
 
 
Votre clip met en scène Adam et Ève, qui a eu l’idée ?
Antoine : Comme chaque étape, on voulait avoir la main dessus. On a regardé les clips qui nous plaisaient et c’est comme ça que l’on s’est dit qu’il fallait bosser avec Arnaud.
Samuel : C’est un ami d’un ami. D’ailleurs, cet ami nous avait montrer ses clips. Il avait sa patte. Et ce qui était assez drôle, c’est que son idée d’Adam et Ève et du cycle de la création du monde, c’était une idée que l’on avait eu !
 
Maintenant que vous êtes tous les trois parisiens, si vous ne répétez pas, où peut-on vous trouver ?
Samuel : On tente d’écumer le 18ème. À Château Rouge pour être précis. On vient souvent manger des burgers chez Floors où on est en ce moment pour l’interview.
Antoine : Ou alors chez nous, on fait tout chez nous en fait. (ndlr : Antoine joue aux jeux vidéos en fait).
Samuel : On est plus nerds que fêtards, DJ ou mec de la nuit. On est vraiment passionnés par la musique et on travaille au maximum. On aime s’enfermer dans un studio, une chambre pour travailler nos sons, les peaufiner.
 
Quel est votre dernier coup de cœur musical ?
Samuel : Je crois que c’est Sage. Il est produit par Benjamin Lebeau, comme nous. C’est l’ex chanteur du groupe Revolver et j’aime bien ce qu’il fait, c’est sensible, c’est de la musique pour mecs en fait même si c’est tendre et touchant.
Romain : J’aime bien Broken Bells.
Antoine : Moi je suis resté bloqué sur le dernier Alt-J. Je n’ai rien écouté depuis, faudrait peut-être que je regarde ce qui est sorti…
Samuel : Alt-J j’ai l’impression que c’est le seul groupe rock qui incarne toute une génération. À nos âges, c’est Metronomy, MGMT, Arcade Fire. Mais pour la nouvelle génération qui a 10 ans de moins que nous, il n’y a pas tant que ça de groupes rock et j’ai le sentiment que Alt-J en a.
 

Question plus légère, votre pire honte ?
Antoine : Une douche ensemble…
Samuel : Chuuuuut.
Romain : Non mais Antoine arrête, il nous a fallu 10 ans de thérapie pour oublier cet épisode…
Antoine : Ah si, je pense à un truc. On avait participé à un tremplin à la Bellevilloise et on avait convenu qu’après une chanson, on ferait tous un mouvement de ragga dancehall. Sauf que finalement on avait abandonné l’idée… sauf que Romain…
Romain : Bah moi je trouvais ça drôle alors je l’ai fait. Je me suis fait abandonner comme un malpropre.
Samuel : Le moins à même de le faire, 1m88 quand même, l’a fait. C’était pas très sympa.
Romain : En plus on était tous en costards, avec un look de killer…
 
Votre plus beau SMS envoyé ?
Samuel : Une photo de moi. Un MMS, ça compte ? Rires.
Antoine : Je t’aime non ?
Romain : Moi c’est souvent quand je suis saoul. Je ne m’en souviens pas…
 
Un mot à nos Paulette ?
Antoine : Merci d’avoir pris le temps de nous lire, de nous découvrir. N’hésitez pas à aller voir notre clip, ça nous fera des clics d’ailleurs… Rires. On espère que vous allez aimer notre musique.
Samuel : Comme Paulette, on est une entité financée par les gens, par vous donc on est dans le même panier. Marchons main dans la main !
Romain : Je vous salue déjà… Mon 06, c’est le…
Samuel : Ah oui, si jamais on pouvait avoir la base de données de toutes les lectrices avec les numéros, les âges, etc… Rires.
Antoine : Je suis avec vous les meufs !
Samuel : Je dirais même Liberté, égalité, féminité !
 
GOLF :: ALL IN ALL (EP)
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