FRÀNÇOIS & THE ATLAS MOUNTAINS, LE GRAND PLONGEON


Une date à marquer d’une pierre blanche pour les 450 spectateurs venus assister au concert crépusculaire des Frànçois & The Atlas Mountains au Festival VIE SAUVAGE à Bourg-sur-Gironde le 15 juin 2012, première signature française de DOMINO Records.

Leur set dure près d’une heure et quart, savamment dosé entre pop psyché et dub électro inouï.  Et quoi de mieux pour cette période estivale qu’une rencontre avec un drôle de groupe qui a fait de la piscine une de ses chansons phare et qui chantait déjà en 2009 « Je suis de l’eau, je suis de l’eau, je suis de l’eau » ?

 
Paulette : Comment vous-êtes-vous rencontrés ?
François and the Atlas Moutain : On s’est rencontré il y a cinq ans entre Bordeaux et Saintes. Ça passe vite et lentement en même temps. On s’est connu par la scène musicale. Et Jean, notre batteur, est arrivé fin février. Il n’avait jamais fait de répète avec nous !
 
Frànçois, tu as beaucoup voyagé. Que retires-tu de la musique africaine et de la culture latino-américaine ?
Pierre : On met tous nos influences dans notre musique.
Frànçois : De la culture latino américaine, je retiens le sens de la fête, la danse, l’érotisme, la caïpirinha…
Pierre : … La chirurgie esthétique qu’on offre aux gamines à leur quinzième anniversaire : on leur offre une paire de seins, ou de fesses, en Colombie.
Frànçois : Et de l’Afrique, la manière dans ils prennent le temps de faire les choses. Tous les voyages me marquent. On part en tournée quelques jours au Canada, mais ce n’est pas vraiment un voyage.
 
Dans votre blog des Inrocks, vous avez posté une photo de vous entourant Christophe, alias Dieu. Vous parlez beaucoup d’Etienne Jaumet et de Prince également. En quoi font-ils partie de vos influences ?
Frànçois :Christophe fait partie de nos influences surtout dans sa manière de chanter, et de gérer son humour aussi. Je me souviens d’un concert où il a fini par balancer des canards en plastique à la foule ! Etienne Jaumet aussi nous influence dans l’expérimentation électro.
Pierre : On peut quand même garder Christophe pour les expérimentations électroniques.
Frànçois : Et on aime Prince pour le show et le côté art total qu’il fait de sa vie.
 


Vous êtes des artistes complets. Frànçois, tu dessines,
fais des aquarelles, réalises des films…
Frànçois : Je créé depuis l’école maternelle, depuis que j’ai appris la peinture à l’eau (rires) Je fais de la photo aussi. Jean fait des films, il a gagné un prix : la mention spéciale du jury à Côté Court 2012.
Jean : Le film s’appelle  Visible Shape .
 
Vous avez tous des projets secondaires. Est-ce que vous pourriez m’en dire plus ?
Amaury : J’ai Archipel. Ca fait un petit moment, même si le groupe existe depuis peu de temps sous ce nom-là. C’est le groupe par le biais duquel j’ai rencontré Frànçois. Et une des chanteuses d’Archipel sort avec Gérard. C’est un peu plus électronique, entre new wave et r’n’b, avec un côté voodoo house.
Gérard : Babe, c’est mon groupe, qui a été fondé en Ecosse. On ne joue pas trop en ce moment. Mais je viens de terminer l’album et je cherche un moyen de le sortir.
Pierre : J’ai Petit Fantôme. Ce sont des chansons que j’ai fait chez moi ces dernières années.  Il y a deux disques qui ne sont pas vraiment sortis et un troisième « Yallah », qui est sorti officiellement. Je n’ai pas fait beaucoup de concerts, vu qu’il a été difficile de trouver du temps entre les concerts de Frànçois. J’ai un nouveau disque pour l’année prochaine. 
Frànçois : Un des side projects de Jean, dans lequel il joue de la batterie, s’appelle Melody’s Echo Chamber, avec le mec de Tame Impala. L’album sort en septembre sur Fat Possum Records.
 
Avec qui aimeriez-vous partager la scène le temps d’une chanson ?
Beyoncé, Brigitte Fontaine, Animal Collective, Aphex Twin, Alain Chamfort pour « Malaise en Malaisie », The Weeknd.
 
Quels sont vos meilleurs et pires souvenirs ?
Gérard: La piscine en Colombie ! Y a eu quelques trucs en Colombie…
Pierre : Là, dernièrement, c’est le foot tennis à Tours. (Rires). J’ai pleuré de rire.
Amaury : Le pire souvenir ça a été Cœur de Pipi ! (Rires). 
Frànçois : Sinon, en Angleterre, pendant deux trois jours, ça a été un peu dur.
Amaury : Pire souvenir : Colombie. L’un de nous a fini à l’hôpital !
 
Pourquoi avoir intitulé une de tes chansons Tracey Emin ?
Frànçois : Parce que c’est un rêve que j’ai eu sur Tracey Emin. C’est une artiste qui me fait peur en fait. Je trouve son aura effrayante.
 
T’inspires-tu uniquement de la vie quotidienne ?
Frànçois : Oui. La piscine, les appartements, les trucs chiants. (rires)

Quels sont vos projets ?
Terminer la tournée jusqu’en novembre et après, repos.
 
Quels artistes aimeriez-vous nous faire découvrir ?
Frànçois : J’aimerais parler d’Alemu Aga, joueur de beganna, une harpe éthiopienne, la « Harpe du Roi David », « Ethiopiques 13 ». Le gars chante très doucement. Et il y a juste trois ou quatre cordes ; ça fait un bourdon quand il joue. C’est hypnotique, de la musique religieuse. Et Rozi Plain chez Talitres.
Pierre : En ce moment, on écoute que du dub, du maloya, du Danyèl Waro, The Weeknd, The Dreams, The Beach Boys. Toute l’année j’ai écouté l’album de Real Estate, et le dernier Dominique A.
 
Une dédicace à Paulette ?
Ne te rase pas Paulette (Rires)
 
E VOLO LOVE
 
Sortie le 3 septembre 2011                    
Domino
 
 

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