FLAVIEN BERGER, DÉMIURGE MUSICAL


© Lisa Delille / © Cédric Canezza
 
Paulette a eu la chance de rencontrer Flavien Berger à Calvi On The Rocks pour nous parler de son album, “Léviathan”, sorti en avril dernier.
 
Très remarqué lors de sa sortie, “Léviathan” emmène ses auditeurs dans une fête païenne orgiaque. Véritable démiurge, ce jeune artiste de 29 ans parvient avec ses machines et sa voix monocorde à nous faire voyager d’un palais oriental à la planète Mars comme par envoûtement. Une expérience psyché que Paulette a pu vivre lors d’un concert improvisé de 2 heures au Matahari, restaurant de Lumio à quelques encablures de Calvi.
 
Paulette : D’où viens-tu en quelques mots ?
Flavien Berger : J’ai commencé la musique par loisir, j’en faisais sur une console de jeux vidéos. Petit à petit j’ai continué avec des films d’animations, des projets pour des copains et je me suis rendu compte un jour que ça faisait dix ans que je faisais de la musique. Quand je fais de la musique, je ne vois pas le temps passer c’est vraiment malade ! J’ai sorti un premier EP sur le label Pan European Recording qui parlait de course à pied sur la glace ; puis un deuxième quelques mois après sur des vacances sur Mars puis mon album en avril, qui comporte des chansons sur de la musique électronique.
 
Le nom de l’album “Léviathan”, c’est un clin d’oeil à ton Bac philo ?
Je ne connaissais pas Hobbes avant de faire ce disque, c’est après que les gens m’en ont parlé. Pour moi le Léviathan c’est un monstre fantastique, c’est la musique. C’est pour moi une manière de rendre allégeance à ce grand monstre qu’est la musique. La musique, c’est une création humaine et qui prend des proportions énormes qu’on ne comprend même pas. C’est cool.


 
Il paraît que tu as utilisé une demi-douzaine de machines pour faire cet album. Tu es bricoleur ?
Je viens de la musique électronique donc les machines, c’est les outils. J’ai pas envie de me la raconter en disant que j’avais je ne sais pas combien de synthés analogiques… Non, je suis parti sur des machines extrêmement simples, mais ça reste important pour moi d’expérimenter. Je pars souvent de matières pour les structurer en morceaux pop.
 
Quelles sont les émotions qui te traversent quand tu composes de la musique ?
Ce sont les sensations les plus dingues ! J’ai des extases de joie incroyables, quand j’arrive à un nouveau palier… Je suis super excité ! Y a rien d’autre qui me procure ce genre de sensations. C’est le Dieu du chaos et de la construction…
 
Ton timbre de voix fait penser un peu à Daho, Lescop… T’inscris-tu dans cette veine-là ?
Je connais pas Daho, à part “Week-end à Rome”… Je chante avec un timbre de voix assez monocorde et en français donc c’est pour cela que l’on nous compare. Mais je ne connais pas vraiment sa musique.
 
 
Fête noire, Océan rouge… Tu aimes les associations de couleurs. Comment décrirais-tu Calvi ?
L’affiche est magnifique ! Pour moi Calvi c’était vert, tout simplement parce que j’ai joué à la Villa Schweppes, sur une plage qui était une sorte d’oasis avec des palmiers, de la pelouse… Comme si y avait une nappe phréatique en dessous. Et puis je buvais des Virgin mojitos donc c’est le vert qui l’emporte. “La plage verte” ça pourrait donner un morceau…
 
Où as-tu envie d’emmener tes auditeurs ?
J’aime les surprendre. Je joue des morceaux, on les connaît plus ou moins mais j’aime les moduler pour les jouer de manière différente en live. Aussi j’aime faire danser les gens, qu’ils ferment les yeux et qu’ils sentent les embruns. Se laisser partir avec la musique, et avoir des images qui apparaissent dans la tête.
 
Le meilleur compagnon pour écouter de la musique ?
Mon copain Quentin Kôôl avec qui j’écoute du son, allongés, lumière éteinte.
 
La chanson parfaite pour danser les pieds dans l’eau ?
“Summer Madness” de Kool & The Gang.
 
Pour voir le soleil se lever du haut de la citadelle de Calvi ?
“This must be the place” de Talking Heads qui est vraiment l’hyme de la fête !
 
Dédicace à nos lectrices ?
Bonjour, merci d’avoir lu cette entrevue.

 

FLAVIEN BERGER :: LEVIATHAN
Disponible depuis le mois d’avril 2015
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