FKJ NOUS FAIT DÉCOLLER


Crédit photo : Laurene Berchoteau

Embarquement immédiat pour “Take Off”, le nouvel EP de ce français/néo-zélandais. Un savant mélange d’électro, soul, hip hop, funk qui va nous faire planer à la rentrée. Paulette a rencontré Vincent (de son vrai nom), qui nous a livré tous ses petits secrets…

Paulette : FKJ, c’est l’acronyme de French Kiwi Juice. Tu peux nous dire d’où ça vient ? Comment tu en es arrivé là ?
FKJ : C’est tout bête ma mère est française, mon père est néo-zélandais. Et les néo-zélandais, on les appelle les Kiwi. Du coup, je suis un peu sang mêlé, ça a donné French Kiwi Juice ! Pourtant, je n’ai jamais vécu là-bas, mais j’y suis allé pas mal de fois pendant les grandes vacances, plus jeune. En fait je suis né à Tours, j’ai fini par arriver à Paris il y a 3 ans pour un travail. Ça ne m’a pas plu du tout, alors j’ai cherché du taf, j’ai bossé pour des films dans le montage/mixage des sons. Et après, j’ai balancé FKJ, et je suis rentré chez Savoir Faire.
 
Finalement, ce sont toutes ces expériences qui t’ont donné envie de te lancer ?
Mes expériences dans le ciné, c’est pas comme la musique, on en parlait pas trop pendant mes études. La zic, j’en fais depuis que j’ai 12 ans, je compose tout ce qui me passe par la tête depuis cet âge-là !
J’ai fait ciné parce que je voulais apprendre le son tu vois, le mixage,etc. et les écoles de musique en France c’est quasiment que du privé, alors j’ai choisi un truc ciné, tout en ayant la possibilité de faire mes stages dans la musique.
Je voulais juste avoir des connaissances, faire ma musique chez moi, tranquille, faire des albums propres, masteurisés. Maintenant ça marche, et tant mieux !
Au départ en arrivant à Paris je me suis dit que j’allais trouver un taf de perchman, de monteur/compositeur de sons pour des films…
 
Mais alors à quel moment t’as eu le déclic pour te lancer ?
J’avais quelques titres dans la même veine, j’ai fait tout les styles de musique, tout ce qui me plaisait. Au bout d’un moment j’avais 4 titres, le premier EP, et je crois que c’était un style qui me correspondait bien, j’avais trouvé mon truc.
Du coup je les ai fait écouter à mon pote Jean et il m’a proposé de les sortir sur Roche Musique. Avec le soutien du label ça a tourné un peu, ça a bien marché, et je me suis fait contacté par Savoir Faire et ça a encore plus roulé !
 
Tu joue du saxo, de la guitare, etc. comment tu fonctionnes lorsque tu composes ? Comment tu choisis tes chanteurs par exemple ?
Les chanteurs je les trouve sur internet, (Youtube, Soundcloud…). Quand j’écoute et que ça me plait, je contacte. Washington, Détroit, Sydney, ils viennent des quatre coins du monde, je ne les ai jamais rencontrés. On se fait des allers-retours de mails, ce sont un peu des cyber-relations !
Sur le nouvel EP par exemple, Madelyn Grant, c’est elle qui m’a contacté. J’aimais bien sa voix, je lui ai envoyé l’instru et elle a écrit la chanson. Les deux autres, notamment Jordan Rakei,  c’est un de mes artistes préférés de l’année passée, je voulais absolument collaborer avec lui.
 

 
Ton nouvel EP, c’est aussi plein de styles de musique différents. D’où viennent tes inspirations, le dernier album que t’as kiffé ?
J’écoute des trucs tous les jours mais je me colle pas un style particulier, j’aime quand la musique est bien dans un univers, bien construite, où le mec a innové et te plonge dans une atmosphère particulière. Le dernier album que j’ai découvert, c’était hier, Nick Hakim, c’est génial, j’ai dû l’écouter 15 fois ! Mais sinon, je suis beaucoup influencé par la Black Music depuis que j’ai 11/12 ans, par la soul, le jazz, la motown avec des artistes comme Marvin Gaye, Stevie Wonder, Charlotte Jones… J’ai découvert l’électro plus récemment, il y 6/7 ans, et puis j’ai mixé toutes ces influences.
 
Tu es un vrai passionné, c’est de famille ?
Ce n’est pas de famille puisque mes parents ne sont pas musiciens. Mon oncle si, mais il vit en Australie. Quand j’allais le voir, je dormais dans le studio parce qu’il n’y avait pas de chambre, c’est peut-être ça ! Par contre, mes parents ont bons goûts. Mon père a un bon rythme, une bonne oreille mais il n’a jamais joué d’un instrument. J’ai écouté beaucoup de ses CDs !
 
Où rêverais-tu de mixer ?
J’aimerais bien Fillmore à San Francisco. En France, le Trianon ! C’est une belle salle, j’ai vu des groupes cool là-bas et j’aimerais bien m’y retrouver un jour… J’aime bien La Gaité Lyrique aussi à Paris.


 
Tu as une anecdote à nous raconter sur un de tes concerts ?
À Lyon, je jouais tranquillement avec mes instruments, et un mec est monté sur scène, s’est posé devant le piano et a commencé à jouer sur le son ! Il a continué à jouer n’importe quoi, la sécu n’était pas là… Du coup, chose que je ne fais jamais, je l’ai pris par le col et je l’ai balancé dans la foule ! Il voulait faire son intéressant et il a choisi moi quoi (rires). Aujourd’hui on m’en reparle encore !
 
Quels sont tes projets pour les mois à venir ?
Là je prépare mon album, j’ai déjà 5 nouveaux titres que j’aimerais intégrer, faire un album. En 2015, j’aimerais que le label et ses artistes continuent à marcher, qu’on maintienne ce qu’on fait, qu’on continue à en vivre, à faire parler de nous un peu partout, à dénicher des artistes qui ont un putain de talent…
Et puis faire un US Tour, ce qui est prévu, et refaire un Asia Tour (comme en mai dernier), ce serait cool aussi !
 
Et si tu devais finir par un dernier mot pour les Paulette ?
Bah les Paulette je ne vous connais pas trop (rires)… J’espère que vous irez écouter ma musique et que ça vous plaira, par chance. Et merci d’être arrivées jusqu’au bout de l’interview !
 

FKJ :: TAKE OFF (EP)

 
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