FIAC 2012 : WARHOL, BOETTI ET KAPOOR



Jeudi soir, Aurélie Filippetti, la ministre de la culture inaugurait la 39 édition de la Foire internationale d’art contemporain avec une bonne nouvelle : les œuvres d’art ne seront finalement pas soumises à imposition, comme l’avait envisagé le gouvernement.

De quoi réjouir et détendre la centaine de galeristes et collectionneurs qui se succèderont sous la nymphe du grand Palais ce week-end. Plus de 182 galeries venues de 25 pays ont fait le déplacement pour présenter durant 4 jours un panorama de la scène artistique moderne et contemporaine actuelle.
Une exposition qui étendra ses frontières hors les murs , sublimée par de hauts lieux de beauté et de culture parisienne comme le jardin des tuileries, le jardin des plantes, le musée d’histoire naturelle ou encore la Place Vendôme et les Invalides.

Pour la première fois, des galeries venues des Emirats arabes unis seront de la partie, histoire de ne pas oublier le berceau de la culture mais surtout de rappeler que la création n’est pas l’apanage de Paris ou New York.

Au détour des couloirs de la foire, on trouve les partitions d’Anri Sala qui font écho à "la symphonie pathétique" de Tchaïkovski, bande sonore de son installation vidéo présentée au Centre Pompidou l’été dernier. Présence également remarquée d’Anish Kapoor qui marque son retour au Grand Palais après la Monumenta 2011 à travers la Gladstone Galerie. À noter également la présence du maître de l’avant-garde italienne et de l’Arte Povera, l’artiste Alighiero Boetti avec ses planisphères brodées par des femmes afghanes et représentatives du monde géopolitique de l’époque. L’occasion aussi de découvrir ou redécouvrir des oeuvres d’Andy Warhol comme cette mosaïque de polaroids représentant des organes génitaux d’individus dans des positions suggestives.

Au final, un patchwork d’œuvres tantôt conceptuelles, tantôt ludiques ou décalées qui viennent dénoncer, surprendre ou divertir comme l’œuvre de Melik Ohanian qui s’amuse à déstructurer un poème en empilant toutes ses lettres. Pendant ce temps, hors les murs, la place Vendôme accueille les sculptures de l’artiste barcelonais Jaume Plensa, tandis que l’esplanade des Invalides présente Sacrilège, reproduction gonflable d’un célèbre temple de Stonehenge créée par Jeremy Deller

Les pieux risquent d’être choqués ou amusés.

>FIAC Grand Palais et Hors les Murs Paris
Du 18 au 21 octobre Grand Palais, Jardin des Tuileries, Jardin des plantes Métro Champs Élysées Clémenceau

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