FESTIVAL DE CANNES, ON TIENT LE BON BOUT


Le Martinez au lever du soleil

Mardi 20 mai, 8h30, projection du film 2 jours, 1 nuit des Frères Dardenne.

>Le pitch :
Sandra (Marion Cotillard), aidée par son mari, n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.

>Notre avis :
Pamphlet social, le film des frères Dardenne nous a bien retourné. L’intrigue est simple et le film ne dure qu’une heure 30 pourtant, les réalisateurs ont réussi avec habilité et intelligence à faire le tour du sujet sans rester en surface et en creusant en profondeur.
Renoncer à une prime de 1000 euros ou sauver sa collègue du chomage. Il n y a pas de bon ou mauvais choix. La vie n’a épargné aucun des employés de l’usine où Sandra travaille mais tous n’ont pas pour autant les même réactions et les  justifient à leur manière. 18 discours différents, sans longueurs, sans redondances où chacune explique les raisons qui les ont poussé à prendre cette décision impossible.
Honte, gêne, pitié, tous les sentiments s’entremêlent jusqu’au lundi matin, où l’on apprend finalement si Sandra a gagné sa lutte ou non.
Les Dardenne ne jugent personne et confrontent le spectateur avec lui même. Dans la même situation, qu’auriez vous fait ? Voilà la question qui vous hantera pendant tout le film.


« Que vous soyez ici ou ailleurs, peu importe, ici vous êtes ailleurs »

Ni une di deux, on enchaîne avec le film réalisé par Ryan Gosling, Lost River. Enfin, on essaie… Après 1h30 de queue le verdict tombe : il n y a plus de places dans la salle. Ce ne sera donc pas pour cette fois là. Tristesse ultime, surtout que tout le monde l’attendait avec grande impatience. Impossible d’assister à une autre séance, emploi du temps serré obige, du coup il faudra patienter jusqu’à sa sortie en salle…

Pour se remonter le moral, direction la plage du 3.14 pour un déjeuner entre Paulette. L’occasion de reprendre du poil de la bête et de se re-motiver pour les prochains jours et la soirée qui approche !


Belote entre copains sur la plage

19h, Gaëlle, maquilleuse professionnelle sur Cannes (voir son lookbook) et lectrice de Paulette vient nous faire un petit coucou à l’appart et propose de nous maquiller. Une aubaine car après cette grosse semaine, les traits sont tirés, la peau est terne et les cernes se font de plus en plus noires ! On ne dit pas non à un petit coup de blush !


Gaëlle sort l’artillerie lourde !


La team Paulette (Eleonore, Marion et Justine) et Gaëlle (à droite) la maquilleuse

Le soir, on retrouve les équipes de Pimkie et Delsey, fraichement débarquées pour animer la soirée Paulette de ce soir, mercredi 21 mai, à la Chambre noir Belvédère Mariott.
Au programme justement, un petit tour à la Chambre Noire Belvédère pour le DJ set de Matt Bastard des Skip The Use et de Theophilus London et la Boulangerie Bleue pour leur faire goûter au délicieux cocktail L’Artisan


Lisa dans les jardins du Grand Hôtel

Mercredi matin, 8h30, projection presse du film The Search de Michel Hazanavicius

>Le pitch
En 1999, pendant la seconde guerre de Tchétchénie, la guerre va réunir 4 destins différents. Aprés l’assassinat de ses parents dans son village, un petit garçon fuit, rejoignant le flot des réfugiés. Il rencontre Carole (Bérénice Bejo), chargée de mission pour l’Union Européenne. Parallélement, Raissa, sa grande sœur, le recherche activement parmi des civils en exode. De son côté, Kolia, jeune Russe de 20 ans, est enrolé dans l’armée et va basculer dans le quotidien de la guerre.

>Notre avis
Hué par les journalistes, The Search déçoit, à l’instar du dernier Egoyan, The Captive.
Bon, il faut dire que la Guerre de Tchétchénie et sa barbarie à 8h30 du matin, ça pique un peu. Beaucoup de scènes de violence et, de là à tomber dans la victimisation, il n y a qu’un pas, malheureusement franchi. Mais Michel Hazanavicius a le mérite de choisir un sujet peu traité au cinéma, de prendre le parti pris politique assumé anti-Russes et de dénoncer ouvertement les atrocités commises en 1999.
Film un peu trop long à notre goût, on campe sur nos positions : on préfère Michel Hazanavicius dans le registre de la comédie.
Très belle surprise toutefois au casting avec un petit Hadji remarquable (mention spéciale à la scène où il danse une danse traditionnelle Tchétchéne sur les Bee Gees).


Montée des marches pour la projection presse

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