FÉMINISME ET JEUX OLYMPIQUES : LE RÉCAP

Ah, les femmes et le sport… C’est tout un sujet ! Et si on aimerait que ce ne soit pas le cas, les actualités de ces dernières semaines nous montrent le contraire. Petit récap, signé Paulette.

Vous vous en doutez sûrement, mais les femmes et les Jeux Olympiques, ça n’a pas toujours fait bon ménage. Les premiers jeux olympiques ont eu lieu en 1896, et ils ne comptaient aucune femme dans leurs rangs. Si petit à petit, certaines femmes commencent à concourir, elles ne représentent encore que 10% des athlètes. Il aura fallu attendre 1912 pour que la question soit évoquée et les années 2000 pour atteindre la (presque) parité – 40%, pour être exact·e·s. Aujourd’hui, il y a autant d’athlètes hommes que femmes. Mais, qu’en est-il de leurs conditions de participation ?

 

L’actualité fait débat…

Ce n’est pas passé inaperçu. Ces derniers jours – voire dernières semaines, il y a eu de nombreux débats concernant les femmes et le sport. À commencer par l’équipe féminine norvégienne de beach handball de l’Euro, sanctionnée le 18 juillet à 1 500€ d’amende, pour avoir osé (quelle horreur !) porter un short au lieu d’un bikini – celui-ci étant inscrit dans les règles de la Fédération Européenne de Handball. Rien à voir avec les JO, soit, mais important à signaler.

Aux JO, si ce n’est pas la tenue, ce sont des bonnets de bain et la question de l’allaitement qui font débat. Début juillet, Alice Dearing, nageuse pour la Grande-Bretagne, s’est vue refuser par la Fédération Internationale de Natation le port d’un bonnet de bain adapté à ses cheveux crépus. La raison ? Leur forme ne correspondrait pas « à la forme naturelle de la tête » et « aucun athlète ayant compétitionné à des événements internationaux n’en aurait jamais utilisé ». On aura tout lu !

Côté allaitement, l’athlète Ona Carbonell a dû partir sans son enfant, pour cause de conditions trop compliquées à respecter. Cette fois-ci, ce n’est pas dû au Comité International Olympique, mais aux restrictions sanitaires. Pour avoir le droit d’allaiter, son mari et son fils auraient dû loger dans un hôtel hors du village olympique, ce qui aurait contraint la nageuse à faire des allers retours et à prendre des risques pour son équipe. Un choix terrible, qu’aucune maman ne devrait avoir à faire…

Mais les progrès sont visibles

Si on vous parle de tout ça aujourd’hui, c’est aussi pour vous montrer qu’il y a des progrès. Cette année, il y a 48 ,6% de femmes aux Jeux Olympiques. Grand record ! Et Thomas Bach, président du Comité International Olympique, s’en réjouissait déjà en 2017. « Je suis ravi que les Jeux olympiques de Tokyo soient plus jeunes, plus urbains et qu’ils accueillent davantage de femmes ». Et nous aussi, on est ravi·e·s !

 

Sans parler médailles – quoique, big up à nos amies canadiennes qui ont remporté toutes les médailles du pays –, car nous ne sommes pas un média sportif (désolée), on tient à encourager certaines actions. On pense notamment aux gymnastes allemandes… En effet, elles ont participé aux qualifications du 25 juillet avec une combinaison, à la place du justaucorps traditionnel. Geste anodin, pourtant lourd de sens, puisqu’il permet de lutter contre l’hypersexualisation des femmes dans le sport (oui, on y revient). Élisabeth Seitz s’exprime : « Nous voulons montrer que chaque femme à le droit de choisir ce qu’elle veut porter ». Chapeau – ou devrions-nous dire : chignon ?!

Enfin, après Naomi Osaka, c’est au tour de Simone Biles de prendre soin de sa santé mentale. La gymnaste américaine a décidé de se retirer de la compétition pendant le concours général par équipes. Elle vient d’annoncer qu’elle ne participera pas non plus aux épreuves individuelles. La raison ? Une volonté de se concentrer sur sa santé mentale, après le retour de ses problèmes d’anxiété. On trouve ça super inspirant. Et ce qui est génial, c’est qu’elle a reçu énormément de soutien.

Et vous, qu’aimeriez-vous voir pour plus d’inclusivité dans le sport ?

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