FELICIE OH OUI, LE CONCEPT STORE DES FIANCÉES

Photos d’Antoine Veteau

Votre Georges vous a demandé en mariage et vous vous apprêtez à vous faire passer la bague au doigt ? Félicitations ! Mais où en êtes-vous côté robe ?

Parce qu’on est souvent complètement désorientées quand il faut choisir sa robe et qu’on n’a pas forcément envie de courir à droite à gauche essayer des dizaines de modèles, Mathilde Lliboutry a pensé à tout et vient d’ouvrir en plein coeur de Bordeaux le premier concept-store pour future mariée dédié à la mariée, mais aussi à ses amis, sa famille, ses témoins, et même son mari !

Nichée au coeur d’un appartement-showroom, Félicie Oh Oui est un petit écrin où sont réunis la fine fleur des créateurs de robes de mariées, les accessoires indispensables pour le Jour J et des cadeaux et décos insolites dénichés dans le monde entier.

On retrouve ainsi les robes de Delphine Manivet, Lorafolk, Donatelle Godart, Daughters of Simone et Leila Hafzi. Et côté accessoires, les bannières de Summer Boyfriend, les bijoux de cheveux d’Anne-Sophie Coulot, les nœuds papillons cousus à Lille de Colonel Moutarde, les huiles à barbe 100% naturelles des Industries Groom ou encore les mini cartes et tatouage éphémères de Mathilde Cabanas.

Paulette s’est rendue chez Félicie Oh Oui et a rencontré la Parisienne Mathilde Liboutry, anciennement dans la communication et le marketing pour Petit Bateau et Claudie Pierlot et qui a tout lâché (sauf son mari) pour venir vivre son rêve à Bordeaux. Échange alvéolé au milieu de voiles, tull et autres dentelles de calais. 

Paulette : Quel est le mode d’emploi pour bien choisir sa robe de mariée ?

Mathilde : Alors, déjà, il faut prendre de l’avance ! C’est une quête. Si on se marie l’été, il faut choisir sa robe en automne. Si votre mariage est en juin ou juillet 2016 par exemple, c’est bien de choisir votre à la rentrée. Maintenant quoi ! En tout et pour tout, il faut compter environ six mois à partir du moment où on a trouvé la robe. Il faut commander la robe à la bonne taille (là j’ai des modèles en 38 – 40 pour les essayes), faire des retouches, réessayer la robe une ou plusieurs fois et la réessayer une dernière fois à quelques jours du mariage au cas où la mariée ait pris ou perdu du poids. Ensuite, il faut prendre le temps. Ne pas être pressée. Quand on vient essayer une robe, il ne faut pas avoir la tête ailleurs mais être relaxée, posée… C’est pour ça que j’ai fait attention à ce que le showroom soit un vrai cocon, qu’on s’y sente bien, c’est important. Et puis dernier conseil, il ne faut pas venir “méga accompagnée”. J’ai des filles qui viennent avec leur 6 copines et ce n’est pas recommandé du tout. C’est très dur dans ces cas là, la robe ne plaît pas toujours à tout le monde. Et puis, mine de rien, mieux vaut être entourée de gens de confiance. C’est un peu tabou mais il suffit qu’une des copines se marie la même année et craque sur la même robe que toi… ça peut vite devenir très compliqué ! Ah, la jalousie… (rires). Mon conseil : venir seule ou avec une amie proche et/ou sa maman. 

Combien faut-il essayer de robe en moyenne avant de trouver la perle rare ?

Il n y a pas de science exacte. On peut trouver sa robe du premier coup ou en essayer des dizaines. Quand la mariée pleure ou que la maman pleure, on sait de suite que c’est la bonne. D’autres ne disent rien mais sortent de la cabine avec des étoiles dans les  yeux, c’est très émouvant. C’est pour ça que je fais ce métier. A contrario, d’autres ne sortent même pas de la cabine car elles savent d’avance que ça ne leur va pas !

On retrouve dans ton showroom la plupart des créatrices françaises à la mode en ce moment mais également, plus surprenant, des créatrices étrangères peu connues. Où les déniches-tu ?

Quand j’ai du chercher une robe pour mon mariage, je suis allée sur plein de sites différents -dont Pinterest bien sûr- et j’ai eu des coups de coeur pour des robes que l’on ne trouvait pas en France. J’étais super frustrée de ne pas pouvoir les essayer. Commander sa robe à l’étranger c’est super risqué, si elle ne va pas ou que la couturière n’arrive pas à faire les retouches, c’est la cata… Du coup j’ai décidé de les importer. Il faut savoir qu’avant de mettre les robes sur cintre, je les essaie, pour pouvoir voir ce que ça donne et mieux en parler aux clientes. Moi, par exemple, je n’aime pas mes hanches dans les robes françaises, je trouve que ça tombe mal, qu’elles paraissent beaucoup trop grosses. Alors qu’avec les robes des créatrices américaines, mon corps est mis en valeur d’une façon différente. Comme quoi, ça ne se joue à rien ! Je suis super contente de pouvoir proposer un choix très vaste de robe, les clientes ont plus de chance de trouver leur bonheur !

“Delphine Manivet a dépoussiéré le mariage”

Y a t-il un profil de clientes type attirées par ces robes nouvelle génération ?

Non pas du tout. J’ai des filles hyper jeunes d’une vingtaine d’années qui viennent avec leur maman, mais aussi des femmes entre 25 et 30 ans et des femmes plus mûres, de 40 ans. Certaines savent très bien ce qu’elles veulent, d’autres sont un peu perdues. Beaucoup connaissent Delphine Manivet, elle reste LA référence. C’est elle qui a dépoussiéré le mariage en montrant qu’on pouvait se marier sans ressembler à une robe bustier meringue.  D’autres connaissent aussi très bien Lorafolk. Ces créatrices ont un peu redonné ses lettres de noblesse à la robe de mariée. La génération au dessus de nous ne se mariait pas, nous, on revient beaucoup au mariage.

Quels sont les modèles qui cartonnent ?

Ce que les femmes viennent chercher ici ce sont des robes styles bohême, longues, dos nu, en soie, avec de la dentelle… Et côté couleur, je n’ai quasiment que des robes ivoire. Il n y a que Leila Hafzi qui fait du rose pâle et du crème voire même un petit violet. Une chose est sûre, le blanc ne se fait plus. Du coup, ce qui fonctionne bien, c’est ce genre de robe bohême californienne, déesse grecque, que tu peux mettre en ville, à la campagne, au bord de l’eau… Beaucoup craquent aussi sur des robes un peu structurées, comme celles de Delphine Manivet, qui fait pas mal de robes courtes, ça donne un effet plus “tenu”.
Robe Delphine Manivet

Robe Donatelle Godart

Robe Lorafolk

Et donc le bustier, c’est définitivement has been ?

Pas forcément, j’en ai quelques uns mais c’est très rock and roll, pas du tout classique ! J’ai notamment un crop top avec une coupe bustier qui se porte avec une jupe un peu bouffante. Ce qui est démodé en revanche et que tu ne trouveras pas ici c’est la robe blanche bustier effet meringue. Je me définis en “anti”. Pas de ça chez moi (rires).

“La robe meringue bustier, c’est démodé”

Et pour les chaussures, que conseilles-tu ?

Je ne vends pas de chaussures pour l’instant parce que, c’est simple, je n’ai pas trouvé de chaussures que je trouvais cool en fait. Les chaussures de mariées, c’est juste l’enfer ! J’ai donc acheté en friperies des dizaines de paires de chaussures que les clientes peuvent essayer pour mieux se rendre compte du résultat final  et je propose aussi à l’essayer les chaussures de Dessine moi un soulier, un site où l’on peut créer l’escarpin de ses rêves. Je n’ai pas trouvé mieux !

Dans les mois à venir ton concept store accueillera des ateliers destinées aux futures mariées. Peux tu nous en dire plus ?

Oui je veux que les filles se détendent pendant leur année de préparation. Je vais donc organiser des cours de yoga ciblés pour avoir un joli port de tête et se raffermir un petit peu. Il y aura aussi des ateliers d’art floral pour apprendre à créer sa couronne de fleurs, son bracelet, la broche du marié… Et je compte bien accueillir également des ateliers DIY avec Mamie Boude par exemple pour réaliser sa déco à la main.

Félicie Oh Oui
42 rue Vital Carles
33 000 Bordeaux

Site : www.felicieohoui.com
Essayage sur rendez-vous au 09 73 13 35 72

Partager sur :

Vous pourriez aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *