EXPO : POP ART

Russell Young, Steve MacQueen
 
Quand on entend Pop Art, on a tous en tête les portraits colorés par Andy Warhol et les tableaux de Roy Lichtenstein. Mais il y’a plus, beaucoup plus…
 
L’exposition "POP and Contemporary American art, 1960 to present" qui se déroule actuellement à la Galerie Taglialatella, se propose de combler nos (petites) lacunes dans le genre grâce à une rétrospective d’artistes ayant été exposés depuis l’ouverture de la galerie, il y a près d’un an.
 
Bien sûr, on pourra admirer des portraits remarquables d’Andy Warhol, artiste phare de la galerie, notamment avec quelques toiles des séries Ten portraits of Jews of the Twentieth Century et Reigning Queens, qui nous font retrouver le Warhol que l’on connaît tous : le maître des couleurs acidulées.
 
Mais l’intérêt de cette exposition réside aussi dans la présentation d’artistes plus contemporains, parfois moins connus du grand public et qui ont tous une parenté avec le maître du Pop Art. Ainsi, suivant l’idée selon laquelle "l’Art est partout", Arman créé une œuvre en collant de gros pinceaux sur une plaque de plexiglas ou encore en fixant des morceaux de violon sur une toile.
 
 
Russell Young, Al Pacino

D’autres artistes illuminent l’œil par leurs couleurs (Donald Sultan) ou l’interpelle à travers l’étrangeté de leurs compositions (Robert Longo et ses Men in the Cities). On pourrait citer Keith Harring, Jean-Michel Basquiat, Alex Katz et ses peintures de visages énormes, aux couleurs sans nuance et qui dégage une impression d’étrangeté.
 
"LE POP ART EST AVANT TOUT UN ART POPULAIRE !"
 
On y croise aussi Russell Young dont les tableaux sont tout simplement éblouissants : une Marilyn fragile et pailletée comme jamais côtoie une Brigitte Bardot toutes cuissardes et Harley Davidson dehors, toutes deux sauvagement entourées par Jimmy Hendrix, Sid Vicious et Al Pacino, entre autres.
 
Le Pop Art est résolument un art populaire (Pop art est en effet l’abréviation de l’anglais : popular art ou art populaire) : il questionne le monde et la société moderne, posant sur eux son regard tantôt coloré, tantôt bien plus sombre, mais toujours avec un œil neuf et vif, propre à chaque artiste et qui, parfois, doit déranger pour atteindre son but. Cette exposition permet de visualiser plusieurs facettes de ce genre si mal connu, au final.
 
Bon point : des fiches d’informations très claires et instructives, placées à côté des œuvres, permettront aux Paulette et aux George qui ne sont pas familiers du genre ou de l’art en général de ne pas se sentir perdus et de comprendre la démarche des artistes.
Cette exposition, fournie, mais qui ne demande pas deux heures de visite (ni de queue), vaut le détour. L’entrée est libre, donc aucune excuse pour ne pas y aller et vite, elle se termine le 31 décembre !
 
 
 Andy Warhol, Myths The Shadow
 
"POP and Contemporary American art, 1960 to present"
Galerie Taglialatella
10 rue de Picardie
75003 Paris
 
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