ET SI ON S’ENVOYAIT EN L’AIR AVEC THE AERIAL?


The Aerial, c’est le groupe de pop pétillante qui monte dans l’Est de la France, et pas que… Rencontre avec quatre garçons, 3 lorrains et un anglais, dont vous allez très vite ré-entendre parler.

 
Paulette : Ça fait environ 2 ans que le groupe existe, et vous avez déjà été Découverte du Printemps de Bourges fin avril, participé au Francofolies etc. Comment faites vous pour évoluer si vite, tourner autant ?
Joe : Le premier truc, ça a été de se mettre en colocation, comme ça on a travaillé pas uniquement le côté musique, mais aussi le côté relationnel entre nous. Ensuite, on a joué dans des petites salles, genre petits cafés. On utilise aussi beaucoup les réseaux sociaux, c’est super important – voire même parfois plus que la musique…
 
Nicolas : Faut savoir qu’à la base on est tout le temps sur Facebook et compagnie, on aime bien ça, on est même un peu accros… donc c’était normal que The Aerial y soit bien présent !
 
Joe : On fait aussi des tremplins (ndlr : Eurockéennes, Esprit Musique et autres). Il faut passer par des tremplins, y’a pas le choix, soit tu joues dans des bars toute ta vie, soit tu fais des tremplins, pour ensuite faire des concerts….
 
Nicolas : Après il y a des tremplins de merde et des tremplins cools (Rires). Il faut faire des choix ! Mais les tremplins doivent rester des tremplins, il ne faut pas devenir un "groupe à tremplin" hein ?
 
Qui fait quoi dans le groupe ?
Alexis : On compose tous ensemble, et entièrement sur M.A.O. (Musique Assistée par Ordinateur).
 
Nicolas : Ouais, on échange beaucoup de fichiers par ordinateur. Mais sinon tout le monde participe. Pour les textes par contre, c’est l’Anglais qui s’en charge !
 
Joe : Ouais mais y’a pas de leader.
 
Alexis : D’ailleurs sur scène on est tous les quatre alignés.

 
Vous êtes colocs, les voisins supportent, comment ça se passe ?
Nicolas : Alors maintenant, on ne l’est plus, mais on l’a été pendant plus d’un an, et les voisins, ben franchement c’était chaud (rires). On faisait nos répèts acoustiques dans l’appartement donc en été on était obligés d’ouvrir les fenêtres, c’était la folie ! Ou alors quand nos profs de chant venaient, on était obligés de pousser des "Oh oh oh oh oh oh oh"( vocalise) pendant quatre heures, et les mecs devenaient fous ! Ce qui était marrant aussi c’est que l’appartement vivait au rythme de The Aerial, donc quand on était en partiels, en concert ou en studio, c’était l’horreur !  Mais bon c’était cool ! On avait besoin de le faire et maintenant on a repris des vies plus normales disons, chacun sa coloc’ de son côté.
 
Il y a un concept dans le nom de votre EP, Eleven Shaking Twenty ?
Joe : Le titre de l’EP, c’est principalement parce que ça sonne bien en anglais.
 
Antoine : On donnait chacun nos propositions, puis c’est celle là sur laquelle on est tombés d’accords.
 
Joe : Pour les textes, c’est des trucs vraiment personnels, et de toute façon, dans notre style de musique, les gens s’en foutent un peu ! Mais bien sûr, ils veulent dire quelque chose parce que je dois sentir le truc quand je chante. C’est pas du Shakespeare mais bon.
 
Nicolas : Non mais c’est bien écrit, et quand tu le lis il y a plusieurs profondeurs. Ça parle souvent, enfin quasi tout le temps de meufs, et parfois quand je les lis je me dis "Ah oui, il était énervé ce jour là !", du coup j’essaye de réfléchir à quelle fille ça correspond (Rires)
 
C’est qui ce mec sur votre pochette d’EP ?
Tous : Devine !
 
Euh…
Joe : On a cherché des heures et des heures quoi mettre sur cette pochette, et puis on a trouvé cette photo…
 
Antoine : En fait c’est mon père !
 
Joe : Pris dans les années 90 en Bretagne.
 
Antoine : C’était marrant parce qu’il avait un look  qui est à la mode en ce moment !
 
Nicolas : Mais il n’était pas au courant !
 
Antoine : Et puis il a un regard marrant. Il a l’air un peu stupide mais, gentiment, imbécile heureux quoi !
 
Nicolas : On aime bien cette pochette parce qu’on ne sait pas trop à quoi s’attendre, ça fait un peu second degré, pas prétentieux.
 
Votre remède contre le trac ?
 
Alexis : Ben c’est cool le trac, ça remet bien à sa place et ça permet de jouer mieux !
 
"NOS MODELES ? NOS MAMANS !"

Qui sont vos modèles ?
En choeur : Phoenix, pour la musique. Sinon nos mères. Si on faisait le quart de ce qu’elles font en une journée…!
 
Quels sont vos projets  pour le groupe?
Nicolas : L’international. En Angleterre ça sera à la rentrée, où on a des concerts prévus. L’idée c’est vraiment de développer le groupe en France, devenir  BIG. Mais ne pas attendre d’être gros en France pour jouer à l’international : Angleterre, Allemagne, Suisse, Luxembourg. Ensuite on aimerait bien d’aller aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et en Asie.
 
Alexis : Pas en Russie hein. Il fait trop froid.
 
Vous avez tous 22 ans. À 35ans, vous vous voyez comment ?
Nicolas : À 35 ans je me vois heureux. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas heureux là mais par exemple avoir une copine à long terme et un enfant (une fille).
 
Joe : Moi je pense qu’à 35 ans, le groupe n’existera plus.
 
Nicolas : Ouais je pense aussi sauf si on devient comme Coldplay, ça sera notre travail à temps plein, on fera 35 heures par semaines et à 15h on dira "Ah il est 15 heures, je rentre chez moi !"
 
Une chanson d’amour pour Paulette ?
En chœur : Ma Benz, mais la vraie, celle de NTM !
 
 
THE AERIAL :: ELEVEN SHAKING TWENTY
Kidults Records
 
 
Concerts
 
2/08 : Pépinière, Nancy
24/08 : L’International, Paris
13/09 : Le Divan du Monde, Paris
 
 
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