ET PARIS : LA MARQUE ÉTHIQUE ET ESTHÉTIQUE

Une marque éthique ET esthétique, ça existe ! Et Paris propose des pièces classiques remises au goût du jour avec un petit twist fashion. On vous présente le concept et surtout la (superbe) collection été 2021.

Et Paris, le concept

L’idée de Juliette Dacosta, la jeune créatrice de la marque Et Paris, c’est de prendre des chutes de tissus de grandes maisons de couture pour les coudre sur des pièces classiques. Son best-seller, un t-shirt blanc avec une touche de tweed sur les manches. Mais ce n’est pas tout, il y a aussi des jupes trapèze, des polos, des pulls ou encore des serre-tête, pour un style 100 % rétro chic. De son concept est né le nom Et Paris, le « et » représentant le lien entre l’éthique et l’esthétique. Juliette ne voulait pas faire l’impasse sur le côté mode de sa collection malgré l’écoresponsabilité de celle-ci. Le but étant de sensibiliser les gens à une consommation plus éthique en sortant des pièces plus ancrées dans la mode. 

L’histoire

Tout part d’un constat personnel. Juliette Dacosta est étudiante en école de commerce et elle a du mal à trouver des vêtements éthiques et confortables avec une petite touche mode. Des pièces qu’elle pourrait porter à la fois au travail mais aussi pour aller boire un verre en afterwork. En stage dans des grandes maisons de luxe, elle ne retrouve pas ce côté créatif dans le marketing. Elle décide alors de faire six mois de césure. La jeune femme veut créer quelque chose de ses propres mains, elle adore la mode et le côté matière des vêtements. Cela lui vient notamment de son grand-père, ancien représentant textile, qui récupérait des chutes pour faire des robes à ses petites-filles. Mais son truc à Juliette, c’est le tweed, cette matière noble souvent utilisée par les grandes marques de luxe. Elle souhaite le démocratiser en l’utilisant à petite dose pour le rendre portable au quotidien. C’est ainsi qu’est née Et Paris. 

Créer son entreprise à 25 ans

C’est donc à 25 ans que Juliette commence les démarches pour monter sa propre marque. Son premier réflexe ? Taper « étapes de confection d’un vêtement » et « atelier français » sur Google. Pendant six mois, Juliette va s’informer sur l’industrie textile et sa production. Puis, la jeune femme va s’inscrire sur des groupes d’entraide sur les réseaux sociaux afin de trouver des futurs partenaires. C’est sur le groupe French Fashion Union, sur Facebook qu’elle trouvera notamment une couturière et un photographe. Elle commence à dessiner des prototypes, à choisir des ateliers et confectionne ses premières pièces. Et Paris est officiellement lancée. Rapidement, les premières difficultés font leur apparition, notamment en octobre 2020, lorsque la marque connait une accélération. « Le 24 décembre je livrais des colis à la main dans les rues de Paris pour être sûre que les gens aient leurs produits avant Noël. On trouve toujours une solution, le plus important c’est que la clientèle soit satisfaite », Juliette.

Une production écoresponsable

Et Paris c’est certes esthétique, mais aussi et surtout éthique. Tous les vêtements sont made in France, et ça, on adore ! Les accessoires et les fleurs sont faits à Paris, les mailles sont confectionnées dans un atelier à Roanne et les t-shirts sont tricotés à Saint-Etienne et Lille. Le tweed est ensuite cousu à Paris. La jeune créatrice a fait le choix d’utiliser un coton brossé cartonné qui permet de laisser un fini doux, plus lourd et non transparent. La slow fashion était une évidence pour Juliette, elle ne souhaitait pas aller à l’autre bout du monde pour chercher ses produits. « Dès qu’on se renseigne sur ce milieu là on est très vite confronté à toutes les problématiques environnementales et sociales, c’est impossible de passer à côté de ça. » Elle a donc préféré privilégier le côté social et pouvoir rencontrer et connaitre les gens avec qui elle travaille au quotidien.

Des projets futurs 

À l’avenir, la créatrice envisage d’élargir sa collection à d’autres matières haute couture, comme c’est le cas avec sa dernière ligne dotée de fleurs brodées. Elle souhaiterait aussi créer une capsule pour hommes d’ici fin 2021, avec un tweed plus sobre, mais toujours sur un t-shirt classique. La gamme d’accessoires pourrait elle aussi s’agrandir avec (on l’espère) une pochette, une banane, des chouchous ou encore un bob ; c’est encore en réflexion. Mais pour cela, Juliette Dacosta essaie de lever des fonds pour soutenir la croissance de sa jeune entreprise, afin de créer de nouveaux modèles. Alors, si vous voulez l’aider, vous pouvez toujours suivre son travail sur son compte Instagram ou vous rendre au pop-up store qu’elle tient actuellement au 6 bis rue du Forez, dans le 3ème arrondissement de Paris.

Article de Clara Schnebel 

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