ESCALE OLD SCHOOL AVEC CHEROKEE

 
Photos de Florian de Rosnay
 
Après un petit moment d’absence, Cherokee revient derrière les platines avec un nouvel EP, Teenage Fantasy. Le duo devient solo avec Dorian, grand nostalgique des 90’s et fan de la French Touch. Du funky, du psyché… Dorian se fait plaisir, et on craque ! Rencontre avec un chouette Georges, discret et passionné.
 
Paulette : Raconte-nous comment tu as atterri dans la musique ?
Dorian : À la fin des années 90, j’avais 7-8 ans, il y avait justement cette french touch qui émergeait sur MTV. Des clips comme Stardust, The Supermen Lovers… J’étais petit, je rentrais de l’école et je me posais devant la télé avec mon goûter, j’attendais que mes clips préférés passent. Je me disais que c’était vraiment bien, et que moi aussi je voulais faire ça ! Plus tard au lycée, j’ai commencé à faire du son tout seul. Et j’ai toujours cru en ça. J’ai passé le bac, je faisais ma musique à coté et c’est devenu ce que c’est aujourd’hui, ça commence à parler aux gens. Si on croit en quelque chose, on peut le faire. Et j’ai réussi à faire quelque chose que j’aime encore aujourd’hui !
 
Ces clips que tu regardais après l’école, on peut parler d’influence ? Aujourd’hui qu’est-ce que ce serait ?
 

L’influence première, ce sont les sons de la french touch, Stardust, les premiers albums des Daft Punk. Plus tard, j’écoutais pas mal de trucs comme Justice, le b.a.-ba de la musique électronique française. Maintenant, je pense que tout peut m’influencer, c’est assez vaste. Dès que j’écoute un morceau et qu’il réussit à me faire ressentir quelque chose de particulier, comme du Majid Jordan récemment, cela peut m’influencer.


Et pourquoi Cherokee ? Ça a une signification particulière pour toi ?

L’histoire est assez longue mais on va dire que j’ai toujours été fasciné par l’univers des Amérindiens, leur histoire, leur culture, leurs tribus, etc… Je trouve qu’on ne s’y intéresse pas assez.
 
Au début de Cherokee, vous étiez deux, pourquoi avoir continué seul ?
On a commencé le projet en 2011 avec Terence et on s‘est quittés en très bons termes, fin 2013. Il avait besoin de se concentrer sur son projet perso, Darius, et il a senti ce besoin de se retirer pour tenter l’aventure d’une carrière solo. C’est tout à son honneur, je le respecte pour ça, et tout a été décidé dans le calme, on est encore amis !
 
Tu restes assez discret, c’est un choix ?
Je pense que le truc principal, c’est que je fasse de la musique. Je veux tout d’abord que les gens écoutent, interagissent avec le contenu.
Durant l’ère de la fameuse french touch, les artistes étaient assez discrets, se cachaient derrière des personnages ou faisaient des petites apparitions dans leur clip. Sans le vouloir je récupère un peu ça. J’ai surtout envie que les gens se focalisent sur la musique, s’ils veulent des top models il y a David Guetta ou Calvin Harris (rires).
 
“Don’t Matter” t’a propulsé, tu as fait des tournées en Asie, dans toute l’Europe, aux Etats-Unis… C’est quoi la next step avec ton nouvel EP ?
Je n’ai pas de plan établi ou de projet concret, je fais ma musique et au bout d’un moment, j’ai des morceaux qui me plaisent. Il n’y a pas de processus, de schéma, ni de planning. Tout ce que je veux, c’est réussir à faire plaisir aux gens, en proposant de la musique que j’ai plaisir à faire. Et puis s’ils kiffent en soirée, c’est parfait ! Le but est avant tout le partage.
 
Et un rêve encore inachevé ?
Mon rêve, c’est clairement de pouvoir continuer tout ça, je crois que chaque artiste dans sa vie va se dire “merde, il faut peut-être faire un boulot-bureau !”. Moi j’aimerais simplement continuer à faire ce que j’aime.
 
Comment tu définirais ton EP, Teenage Fantasy ?
C’est dur… Je vais dire partage, plaisir. Si les gens prennent du plaisir à l’écouter, c’est gagné. Et d’ailleurs ce sont eux qui pourront répondre à cette question (rires).

 

Tu collabores avec pas mal d’artistes, comment est-ce que tu les choisis ?
Pour le single « Teenage Fantasy », j’ai rencontré le chanteur Gibbz quand j’ai fait l’after party du show de Gramatik. J’habite au Luxembourg, alors je lui ai demandé si je pouvais avoir des places pour leur prochain concert là-bas. Et puis la proposition s’est faite tout naturellement, c’est de là où est née cette collaboration. Pour ce qui est du remix de Glen Check de « Teenage Fantasy », je les ai rencontrés en Corée du Sud. J’aimais ce qu’ils faisaient, j’ai beaucoup apprécié leur façon d’être aussi, cela s’est donc fait encore une fois tout naturellement. Ce sont donc des rencontres à chaque fois, des coups de chance de la vie !
 
Une anecdote à nous raconter, en tournée ou studio ?
Il y en a toujours beaucoup ! La meilleure, c’est un truc qui m’est arrivé pendant la tournée en Asie. J’avais joué à Taiwan et après le show, je me suis retrouvé dans une salle de karaoké avec des sushis et des gens qui braillaient en chinois leurs musiques préférées. C’est juste marrant, tu comprends rien ! J’ai trouvé ça cool de découvrir de cette façon leur culture, de voir comment ils s’amusaient.
 
Tu pars à Seoul, Jakarta, Singapour, Lyon, Marseille, Paris… Le show que les Paulette ne doivent pas rater ?
J’ai hâte pour toutes mes dates, mais je dirais le release party au Faust à Paris le 18 avril prochain !
 
Un lieu où tu rêverais de te produire ?
J’aimerais bien faire Tokyo, je ne suis jamais allé au Japon et la culture japonaise m’attire beaucoup. J’aimerais bien revenir à Los Angeles aussi !
 
Un dernier mot pour les Paulette ?
Je vous remercie d’avoir lu, et au plaisir de vous voir à la release party !
 
CHEROKEE :: TEENAGE FANTASY

 
18/04 : Le Faust, Paris
 
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