DOSSIER DE L’ÉTÉ : SPORT ET CINÉMA, EPISODE 1


Alors que les Jeux Olympiques vont bientôt commencer, quoi de mieux qu’on bon dossier culture sur le sport et le cinéma ? Retrouvez un épisode chaque mercredi et ce pendant 4 semaines. C’est parti !
"6h : les gazouillis des oiseaux réveillent doucement notre héroïne après une pleine nuit de sommeil. En un saut délicat, la voilà sur ses pieds ; elle étire gracieusement son corps fin et musclé, enfile un short et une brassière, puis sort de la pièce à pas de loup pour ne pas réveiller l’apollon qui dort à ses côtés. Une fois dehors, elle inspire l’air délicieusement parfumé de ce début de printemps, et commence sa course en douceur sous les premiers rayons de soleil.

 
Dès sa première foulée, l’orchestre frémit : d’abord les violons, qui entament seuls les premiers accords au rythme de ses pas. Au fur et à mesure que sa course s’accélère, les autres instruments rejoignent progressivement la musique en un mouvement puissant et majestueux : la contrebasse est la suivante, accompagnant le claquement régulier de ses semelles sur le bitume, puis les tambours qui retentissent comme pour souligner sa vitesse. Alors que les trompettes s’invitent dans la mélodie, un premier joggeur la salue, suivi d’une vieille dame en balade avec son chien. Quelques instants plus tard, sa vitesse de croisière est atteinte et les promeneurs matinaux suivent son périple de leurs yeux admiratifs tout en l’encourageant ; l’harmonie est parfaite, et l’orchestre désormais au complet sublime chacune de ses foulées. Elle sourit : pour rien au monde, elle ne manquerait cette aventure matinale quotidienne. C’est le début d’une excellente journée. "
 
Le cinéma a bien raison de saupoudrer nos quotidiens d’un peu de merveilleux. Car si l’on reprend la scène de jogging précédente, il faut bien se l’avouer… la réalité fait beaucoup moins rêver. "6h : son réveil sonne pour qu’elle sorte se bouger les fesses après avoir englouti 3 bols de corn flakes et 1 tablette de chocolat au dîner de la veille. Elle grogne, puis le repousse d’une heure. 7h : son réveil sonne à nouveau. 8h30 : Elle sort de son lit en panique, manque de s’étaler en se prenant les pieds dans son tas de fringues de la veille, et n’a plus que quelques minutes pour se préparer avant de se rendre au travail où elle arrivera sans doute à la bourre."
 
Je ne sais pas vous, mais pour ma part, le sport, ce n’est pas ma grande passion. Par contre, j’adore en parler : donner des conseils à nos copines complexées en leur recommandant d’un ton condescendant de sortir se bouger, dire à qui veut l’entendre qu’on a renouvelé notre abonnement de 3 mois au club de gym même si on y a mis 2 fois les pieds, et même s’auto-convaincre que THE solution c’est d’acheter ce jogging stylé et ce stepper pour le salon (qu’on utilisera que très rarement mais qu’on transportera quand même dans tous nos déménagements, pleine de bonne volonté). Et même que, parfois, on est aussi très fières quand on réussit à faire 4 longueurs à la piscine… parce qu’ensuite on culpabilise moins quand on grignote des chips bien grasses à l’apéro.
Bizarrement, j’ai beau appliquer les slogans des pubs TV et les gros titres des magazines à la lettre, mes cuisses font toujours flop flop quand elles se frottent. Mais cette année, quelque chose me dit que ça va marcher. Parce que cette année, on a toutes une alliée en bêton armé pour nous accompagner : Paulette est là ! Et Paulette, elle est allée chercher dans les plus grands classiques du cinéma les meilleures raisons qui poussent les héros des films à être en nage, histoire de réussir l’incroyable en nous motivant à faire du sport régulièrement ET à aimer ça. Alors, prêtes à dire bye bye aux cuisses de Jessica Simpson et bonjour aux abdos de Cameron Diaz ? Moteur… Action !
 
> LE SPORT, C’EST UN PEU COMME UNE GROSSE COLO

 
On l’oublie souvent, mais faire du sport, ça n’est pas QUE courir sur un tapis de course en priant pour que les minutes passent plus vite.
 
Prenons le film Bliss (2010), par exemple. Ellen Page y joue Bliss Cavendar, une jeune adolescente indépendante dont les seules distractions sont de participer aux concours de beauté auxquels sa mère l’inscrit (à son grand dam), et d’être serveuse au restaurant principal de Bodeen, son village paumé du Texas.  A chaque minute qui passe, Bliss s’ennuie… jusqu’au jour où, par hasard, elle découvre THE sport qui va changer sa vie : le Roller Derby. Les règles sont simples : deux équipes de filles (tatouées et rock à souhait) s’affrontent en rollers sur une piste où tous les coups sont permis.

La joueuse principale de chaque équipe doit parvenir à dépasser le maximum de membres de l’équipe adverse en un temps donné, sans tomber ni dépasser les lignes… en dépit des violentes techniques déployées par ses concurrentes pour l’en empêcher. Pour Bliss, la découverte du Roller Derby sera une véritable révélation : elle qui n’est pas sportive pour un sou et qui n’est pas non plus la reine des succès en tout genre, elle excelle dans cette discipline et en devient rapidement la mascotte. Mais le plus important, c’est que grâce à sa nouvelle vie, elle devient copine comme cochon avec les filles funs, originales et fortes de sa team (Kristen Wiig, Drew Barrymore, Juliette Lewis et E.V.E, rien que ça), et elle vit même sa première histoire d’amour avec un jeune sosie des frères Hanson version rock. Récapitulons : avant le Roller Derby, Bliss est quasi seule (à part une meilleure amie, une petite sœur et deux parents) et elle passe des journées pourries à servir dans un dinner dont la caractéristique principale est d’avoir un immense cochon moulé sur le toit. Après le Roller Derby, Bliss est heureuse, ses parents sont fiers d’elle, elle s’éclate, elle a plein de nouveaux potes et elle est amoureuse ! Joie ! Succès ! Fierté ! Merci le Roller Derby !

 
 
Autre film, autre année, autre univers et autre sport improbable (même si l’histoire est vraie !) : pour les quatre héros jamaïcains de Rasta Rockett (1993), le bobsleigh en compétition officielle n’était pas tout à fait une évidence, rapport au fait que la glace, ils ne connaissent pas trop en Jamaïque.  Pourtant, ils réalisent leur rêve et participent aux Jeux Olympiques d’Hiver de 1988 à force d’amitié (le duo de choc Derice et Sanka parvient à convaincre leurs principaux concurrent et un ancien pro de les aider) et d’entraide (une équipe concurrente leur donne du vieux matériel pour pouvoir participer). Certes, ils ne gagnent pas, mais ils restent soudés et deviennent finalement les véritables stars de la course… et c’est ça, les vraies valeurs du sport collectif. Car comme le scandent les héroïnes de Bliss ( On est numéro 2 ! On est numéro 2 !), l’important n’est pas de gagner, mais bien de s’éclater/se faire des potes/pécho/s’entraider/participer !
 
> L’épisode 2 est à retrouver mercredi 1er août !
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