DJ GERO, PASSIONNÉMENT POLYVALENT


Rendez-vous rue de la Roquette, au Tape Bar. Un petit troquet tagué de la tête au pied, de la musique électro, une clientèle d’habitués. Bonnet sur la tête, sweat-shirt, tatouages, Géraud, alias DJ Gero, boit un verre entre amis. Il nous explique que pour lui, pas de place pour l’ennui, son truc, c’est avoir des journées bien remplies.


Passionné, c’est bien le mot qui le définit. La vie de Géraud est rythmée par ses activités. Disc Jockey, graffeur, collectionneur… Dès que quelque chose lui plaît, il le vit à fond. C’est ainsi qu’il s’est lancé dans la musique, et qu’il en a fait sa principale activité.
 
 

> La musique d’abord

Pour vous raconter un peu sa vie, c’est au début des années 90 qu’il se lance. Il achète ses vinyles à Châtelet et tente d’imiter  DJ Clyde qu’il écoute sur Radio Nova. "Un jour, en 2002, j’ai gagné le championnat de France DMC. Puis je l’ai gagné en 2003 et 2004 aussi. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à gagner ma vie grâce à la musique."
 
Son truc à lui, c’est le clubbing alternatif, de l’électro un peu urbain. Il prépare ses sets dans un studio aménagé dans sa cave et fait quelques dates de temps en temps avec des rappeurs comme Orelsan, Gérard Baste, Les Svinkels ou encore Triptik. "Je mixe en moyenne cinq ou six fois par mois, selon les périodes. Avec les droits d’auteur que je récolte par ci par là, ça me permet de vivre et de bien vivre."
Mais pour en arriver là, DJ Gero en a bavé. "Ce n’est pas un métier que l’on fait comme ça, parce qu’on aime bien. Un gamin ne peut pas se dire, tiens, et si je devenais DJ ? C’est un travail à plein temps, on doit être en constante créativité, chercher la nouveauté, bosser…  Moi je m’en sors avec mon réseau. Je vis de ce que j’ai envie de faire. Je n’ai pas de résidence. Je vais là où j’ai envie d’être ».
 

 
>Le graffiti, une passion depuis tout petit




Et là où il aime être, c’est aussi devant un grand mur avec, dans chaque main, une bombe de peinture. Le graffiti, c’est une autre passion qui prend une place très importante dans sa vie. " J’ai commencé au collège, je faisais des tags avec les copains. Bon, après j’ai arrêté l’école, et à 14 ans j’ai passé une année entière à taguer le métro. Mais ensuite, je suis entrée dans une école de dessin, et c’est à cette époque que j’ai commencé la musique aussi. Donc le graffiti a été un peu mis entre parenthèse".
Il y a deux ans, il revoit le TER Crew qu’il connait depuis douze ans. " Ils étaient à fond dans le graffiti. Moi, plus dans la musique. Etre avec eux m’a permis de garder un œil sur le graff tout en restant dans mon domaine musical. Et au fur et à mesure je m’y suis remis par plaisir."


 

Une passion qui ne le quitte plus depuis. "Je fais au moins 5 dessins par jours. J’alterne entre la musique et le graff, parce que je ne peux pas passer ma journée entière à faire qu’une seule chose. Alors je prends un stylo et une feuille et je dessine pour prendre une pause".
 
>Et toi, tu collectionnes quoi ?




DJ Gero devant une partie de sa collection de jouet. Sa bonne adresse : Luluberlu, 2 Rue du Grand Prieuré  75011 Paris
 
Une autre de ses passions, les jouets des années 90. "Cela fait deux ans et demi que je les collectionne. Déjà petit, je sortais mes jouets mais je conservais leur emballage dans ma chambre. C’est la passion qui ne me rapporte pas d’argent mais qui m’en demande beaucoup !" Explique-t-il en rigolant. Une pièce leur est entièrement consacré chez lui, à Maisons-Alfort.
 
> J’irai diner chez Gero


DJ Gero est également un grand bloggeur depuis des années pour Street Tease Magazine. "J’adore ce site, et j’essaye de blogguer tous les deux jours environ. J’essaye de ne pas faire des trucs trop débiles. J’adore la bouffe, donc dès que je vais dans un restaurant sympa, ou même quand j’invite des amis à manger chez moi, je fais un reportage dessus que je publie street-tease.com/blogs/gero." Et oui, la cuisine est aussi une de ses grandes passions…
 

"Quand je fais un truc j’y vais à fond,  j’essaye de me rassasier dans chaque passion. Je le mets en avant, je veux que ça se voit, pour créer un dialogue. Lorsque des gens découvrent ma collection de jouets, on peut parfois en parler pendant des heures, et j’adore ça".
 
Vous l’aurez compris, Gero ne vit que pour ses hobbies. Comment se voit-il dans dix ans ? "Je serai rassasié de toutes ces passions. A quatorze ans je me disais – mais c’est impossible que je fasse autre chose que ça ! – et en fait si. Je m’intéresse à beaucoup trop de choses pour n’en faire qu’une.  Je trouve ça marrant de me dire artiste parce que je mène une vie d’artiste. Mais je me considère plutôt comme un fan. Je ne fais rien de révolutionnaire, je ne créé rien ou pas grand-chose. Avoir des idées et les réaliser c’est l’aboutissement de toute une vie."
 
Au final, il se définit plutôt comme une "éponge" de tout ce qu’il aime !" J’ai la chance de faire plein de choses mais je ne suis pas un Dali".

DJ GERO :: Site :: Page Facebook

 
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