DES AMOURS DÉRISOIRES, UN ROMAN LÉGER SUR L’ENGAGEMENT


La journaliste lilloise, Virginie Carton, sort son premier roman. Dans
"Des amours dérisoires", elle raconte les relations amoureuses d’une bande de copains, avec un zeste d’humour et de légèreté.

Vincent aime Marine qu’il a rencontrée dans un zoo. Mais il se lasse, puis tombe amoureux de Juliette, la copine de son meilleur ami. Quant à Raphaël, il ne veut pas s’engager mais doit, tout de même, prendre des décisions. Les personnages hésitent, s’aiment et se désaiment. Bref, ils nous ressemblent. Dans ce roman, Virginie Carton s’interroge sur la question de l’engagement et du désir de liberté. Spécialiste de la chanson française, l’auteure fait aussi des clins d’œil à ses chanteurs chouchous. Rencontre.
 
Paulette : Virginie, que se cache derrière "Des amours dérisoires", le titre de ton roman ?
Virginie Carton : Le point de départ du livre, c’est vraiment le mot "dérisoire". Je voulais m’attarder sur des choses infimes, presque invisibles, mais qui peuvent pourtant basculer notre vie d’un côté à l’autre. Un mot, un geste, un détail, un tout petit rien et notre cœur s’emballe. À l’échelle de ce qui nous entoure, cela peut paraître dérisoire, et pourtant, c’est bien ce qui nous préoccupe chaque jour. Je voulais aussi traiter de l’amour de manière légère. L’esprit des comédies anglaises et les clins d’œil à la chanson française ont permis cette légèreté.
 
Et toi, tu es plutôt Marine, Juliette ou Claire ?
Je suis plutôt Marine, parfois Vincent, mais aussi, Juliette. Je suis un peu tout le monde à la fois. Je me suis inspirée des trentenaires que je connais. Des copains, mon frère, des filles que j’observe et dont j’imagine la façon d’être. Mais je crois que tous les lecteurs peuvent se reconnaitre dans les différentes facettes des personnages. C’est un roman intergénérationnel.
 
"IL NE FAUT PAS LAISSER PASSER LE BON TRAIN"

As-tu des conseils en amour à nous faire passer ?
Disons, qu’il n’y a pas de recette au bonheur … Je pense qu’il ne faut ni choisir tout de suite, ni s’empêcher de s’engager. Mais il ne faut pas laisser passer le bon train. Et puis, on a bien le droit à l’erreur ! Je pense aussi qu’il faut laisser de la place à l’autre. Aujourd’hui, tout est tourné autour de soi, de son propre plaisir. Il faut effectivement savoir s’aimer soi même mais aussi aimer l’autre.
 
 
DES AMOURS DÉRISOIRES, de Virginie Carton,
Editions Grasset
14,50 euros
 

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