DÉCOUVERTE : THE REBELS OF TIJUANA

 
Ils sont cinq garçons, ils se partagent entre Lyon et Genève et ils forment le groupe The Rebels of Tijuana.

D’inspiration yéyé, ils nous font voyager dans les années 60 avec des morceaux rétro à souhait comme "Tellement fou de toi" ou "Un foutu hippie". En attendant un premier album qui sortira en avril 2012, on écoute leur son en boucle, et oui, on est comme ça chez Paulette !
 
Paulette : Bon, les garçons, vous n’êtes pas du tout Mexicains, vous brouillez les pistes ! Pourquoi ce nom ?
Olivier : Il n’y a pas que des Mexicains à Tijuana, il s’y trouve bien d’autres "gringos" en perdition, des "desperados" en exil et tout cet univers fascinant des westerns spaghetti. C’est une ville frontière un peu comme ici, mais avouons que ça sonne mieux que "The Rebels of Annemasse". 
Alexis : Et puis on recherche toujours ce que l’on n’a pas, la Californie, le Mexique, il y a un peu de rêve. Un groupe anglais s’appelle "Heroes of Switzerland" sûrement pour le côté exotique de la Suisse, on nous prendrait pour des fous un peu réacs si on s’était appelés comme ça nous !
 
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Olivier : Nous vivons sur une frontière (France/Suisse), il existe des groupes de part et d’autre, nous en faisions tous partie avec des musiciens qui passent et reviennent un jour porteurs de nouveaux projets. Celui-ci avait germé au sein de groupes comme Fireball ou A*song du côté de Lyon. Nous nous connaissions par musiciens interposés jusqu’à ce que nous nous retrouvions dans une cave genevoise autour de morceaux tout neufs. Après 1h de musique ensemble les "Rebels" étaient lancés à fond la caisse en route vers les 60’s !
 
Vous aviez tous envie de monter un groupe ?
Olivier : Jouer dans un groupe de rock ou jouer au cowboy, c’est d’abord des rêves de gamin. L’idée s’est imposée le jour de ma première écoute de l’album blanc des Beatles, c’était il y a 25 ans.
Alexis : Dès l’adolescence, il a bien fallu trouver un truc après les Playmobils. Les Stones, les Beatles étaient déjà vieux mais pour moi c’était un univers passionnant toujours d’actualité. Et donc une envie pressante de partager ça avec d’autres.
 
"CE QU’IL FAUT RETENIR DES SIXTIES C’EST LE CÔTÉ SPONTANÉ DU ROCK"
 
Parlez-nous un peu de votre univers. Perfectos, bananes et Chevrolet, vous vous revendiquez clairement sixties ?
Olivier : C’est d’abord la recherche d’un son. Nous voulons retrouver les craquements des 45 tours de nos parents. Pour le reste, que ce soient nos frusques ou nos tignasses, nous n’avons pas attendu les Rebels pour être hors mode.
Dans notre musique, ce sont les textes en français qui accentuent le côté sixties, et rappellent les compiles Wizz. Mais nous sommes bien moins innocents qu’il n’y paraît.
Alexis : Oui le son est super important et surtout la manière de faire. Dans les sixties, le rock était encore amateur. Aujourd’hui cette musique est remplie de codes et de règles. Sans vivre dans le passé, je retiens des sixties le côté spontané du rock et c’est pour moi le plus important. Tu veux sortir deux albums par an, alors tu les sors, pas besoin d’attendre dix ans et un contrat pour enregistrer. Allons-y, on les emmerde un peu à la manière du groupe américain Brian Jonestown Massacre. Le côté trop professionnel de la musique peut être insupportable.
 
Quelles sont vos influences ?
Olivier : Des influences, y en a à la pelle, des classiques, et des nettement moins avouables pour un groupe garage. Disons que, d’un point de vue géographique, on en trouve sur les berges du Mississippi là-bas, "Down by the River", puis on tourne à gauche devant chez "Willy and the poor Boys" avant de traverser l’Atlantique en "Jefferson Airplane". Une fois arrivé chez "Happy Jack", faut continuer tout droit, Nino nous montre le chemin.
Alexis : Et quelques compiles Nuggets en guise d’amuse-gueules et les Fleurs de Pavot pour le dessert. Digestif : Whisky Paul Weller 10 ans d’âge. À table !
 

Un groupe de rock à la frontière entre le dandysme et le yéyé qui chante en français ça s’applaudit. Pourquoi ce choix ?
Olivier : Il est plus naturel pour nous de chanter en français, la diction, l’émotion, et puis on s’en fout de toute façon puisque personne n’écoute les paroles.
Alexis : J’aime très peu de choses dans le rock français, et c’est un exercice difficile qui nous contraint également sur un point de vue musical. Dans notre prochain album qui sortira en avril 2012, il y aura un peu d’anglais sur des morceaux où il était clairement impossible pour nous de les mettre en français pour des raisons mélodiques. Bref, on se laisse un peu le choix même si le français prédomine.
 
Vous faites un carton auprès des nanas avec votre morceau "Les filles d’Angleterre", non ?
Olivier : Ouaip, c’était plutôt un exercice de style qu’un plan drague, mais si Paulette aime ça nous sommes ravis aussi, et puis ça repose un peu au milieu d’un set rock’n’roll.
Alexis : Pas fait exprès, je suis marié !
 
Une dédicace à Paulette ?
Alexis : We love you Paulette, and you ?
 
 
THE REBELS OF TIJUANA : UN FOUTU HIPPIE
(EP)
Echo Orange / Le Pop Club
 
 
Concerts :
10/02 : Le Transbordeur, Lyon
9/03 : Les Recyclables, Genève

Partager sur :

Vous pourriez aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *