DÉCOUVERTE : SOX


Julien Sens, alias Sox, est un de ces artistes que l’on aime découvrir. Puriste et talentueux, ce compositeur aux sonorités électros, acoustiques et classiques signe son premier album, Birth
Etcetera. Préparez vos oreilles et ouvrez votre cœur pour écouter ce poète d’un nouveau genre.
 
Paulette : Ce tout nouvel album se présente de manière assez chronologique : une naissance "Birth", un premier amour "Her"…Définirais-tu "Birth Etcetera" comme une autobiographie musicale ?
Sox : Oui c’est un peu ça, ce sont des morceaux qui correspondent à des souvenirs, des moments clés comme des moments plus anodins pouvant aller d’un premier amour, à une nuit d’insomnie devant la TV. J’ai construit ce disque comme une fiche d’identité, ce sont des morceaux personnels qui m’évoquent des images, mais ils ne sont qu’une partie. J’ai encore beaucoup d’histoires à raconter…
 
Tes titres sont imprégnés de multiples sonorités, inspirés de différents courants musicaux. Quels sont les artistes, les musiques qui t’ont influencé et t’inspire encore aujourd’hui?
J’ai baigné dans beaucoup de musiques différentes comme tous les gens de ma génération. Petit j’écoutais Michael Jackson et Mc Solaar, j’ai grandi en aimant aussi bien Nirvana que le Wu Tang. J’ai beaucoup écouté de hip hop, tout en collectionnant la french touch du label Roulé. J’ai eu plus de mal, petit, avec la chanson française. Je pense que je faisais un rejet naturel de la musique que mes parents écoutaient. Aujourd’hui j’en écoute de plus en plus. Donc tout ça se ressent sur ma musique.

 


Ton album est souvent perçu comme de la poésie électronique, comment définirais-tu le style de Sox, sa patte ?
Pas évident de coller une étiquette. Quand on me demande, je dis que je fais des mélodies électroniques calmes avec un petit beat. Je fais des mélodies tout simplement, ensuite elles peuvent être plus hip hop, plus pop, plus électroniques en fonction de l’humeur.
 
Tu travailles en dehors de la musique, qu’est ce qui t’as décidé à pousser un jour ta passion jusqu’au bout, à exploiter ton talent ?
J’ai toujours fait de la musique comme un loisir, en fonction de mes humeurs. D’ailleurs je détesterais vivre de la musique, devoir produire à tout prix pour avoir un chèque à la fin du mois. J’aime la liberté, pouvoir ne rien faire pendant des mois, et puis ne plus dormir pendant des jours pour finir un morceau. Donc, de fil en aiguilles, je commençais à avoir pas mal de titres, mon frère m’a poussé à chercher un label, tout du moins, envoyer mes morceaux aux labels qui me plaisaient, juste pour avoir un avis. Et c’est comme ça que les premiers échanges avec le label Mental Groove se sont fait. Ils m’ont proposé de sortir des projets avec eux, alors l’idée de l’album est née.
 
Birth Etcetera est très cinématographique, idéalement, si tu pouvais créer les musiques d’un film, quel serait le réalisateur pour lequel tu aimerais composer ?
Dure question, je pense que n’importe quel projet de B.O me ferait plaisir. Je dirais Gondry comme ça spontanément, parce que j’aime son univers nostalgique, c’est quelque chose qui me touche, j’aime me souvenir, regarder en arrière et sourire.
 


Tu as réalisé un clip pour La Violence et Birth, as-tu l’intention d’en faire d’autres pour que l’on voit ce que Sox a dans la tête ?
Dans le meilleur des mondes j’aimerais qu’il y ait un film par morceau. Ce sont des morceaux fais pour habiller des images, alors pour le moment, chacun se fait sa propre histoire en fermant les yeux. Mais avec le temps je vais essayer de faire de nouveaux clips.
 
Dans ce clip justement, le piano est omniprésent, comme dans la plupart de tes titres d’ailleurs. Pourtant, tu nous as confessé ne pas savoir en jouer, quel est donc ta méthode pour arriver à créer tes morceaux ?
Oui c’est mon secret. Je n’ai jamais appris le piano, et je pense être incapable de jouer mes morceaux en live. Pourtant je bosse principalement avec un clavier. Mais c’est du travail de studio, je cherche des mélodies en tâtonnant, j’invente des accords à l’oreille, et quand ça me plaît j’enregistre, puis je corrige toutes mes erreurs sur ordinateur, je replace les notes qui ne sont pas dans les temps, je bidouille et hop. C’est une grande frustration de ne pas savoir jouer, mais en même temps je trouve peut-être des mélodies, des accords que je n’aurais pas trouvé si j’avais eu une formation classique…
 
Un conseil à donner aux Paulettes ?
Apprenez le piano !
 
SOX :: BIRTH ETCETERA
Mental Groove

En écoute sur Spotify
 

 
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