DÉCOUVERTE : JULIA JEAN-BAPTISTE


Photos d’Agata Wolanska pour Paulette Magazine

Avec Confetti, la pétillante Julia Jean-Baptiste égaye la rentrée. Ce premier titre résonne comme une sucrerie pop, à déguster sans modération. Rencontre avec cette demoiselle bien dans son époque.

 
Paulette : Qui es-tu ?
Julia : Je m’appelle Julia Jean-Baptiste. J’ai 24 ans. J’ai récemment été signée au sein du label Entreprise. J’ai sorti mon premier single, Confetti, le premier septembre. En parallèle, je fais partie du groupe Pendentif. Je suis leur nouvelle chanteuse, depuis le mois de juillet. On a fait une dizaine de concerts cet été, c’était trop cool.
 
Comment a démarré ton aventure avec le label Entreprise ?
Il y a un an et demi, j’ai réalisé un stage de communication au sein d’Entreprise, pendant 7-8 mois. Les fondateurs du label, Michel Nassif et Benoît Tregouet, ont appris que, moi aussi, je faisais de la musique. Du coup, on a décidé de monter un projet ensemble. Très vite, j’ai rencontré Bertrand Lacombe aka Dombrance et j’ai adoré son travail. La première fois qu’on s’est croisés, lui et moi, c’est lorsqu’il est venu enregistrer son EP au label. Dans la foulée, il m’a proposé une instru, celle de Confetti. Avec Lafayette, on a écrit les paroles. Le morceau est né comme ça, au début du printemps 2014.
 
Tu expliques que Lafayette s’est joint au projet, comment s’est faite cette rencontre ?
Lafayette a déjà sorti 3 EPs chez Entreprise. Je souhaitais trouver quelqu’un pour m’accompagner dans l’écriture de mon titre car je n’avais encore jamais fait ça. J’ai tout de suite pensé à Lafayette. Ce choix a été immédiatement validé par les mecs du label.
 
En parallèle, tu es aussi la nouvelle chanteuse de Pendentif. Tu démarres donc une double carrière. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ton entrée au sein du groupe ?
J’ai rencontré le groupe Pendentif il y a environ deux ans par le biais de mon amoureux qui est le chanteur/guitariste des  Superets, un groupe de Rennes. A l’origine, ils avaient partagé une scène ensemble à Toulouse. On s’était hyper bien entendus et on s’est croisés, par la suite, lors de divers concerts. On est devenus potes. En janvier dernier, Mathieu de Pendentif m’a appelé pour m’annoncer que Cindy, la chanteuse du groupe, les quittait. Il m’a annoncé qu’ils avaient pensé à moi pour la remplacer. J’ai réfléchi ¼ de seconde et je lui ai dit que j’étais carrément partante. J’avais vraiment envie de faire de la scène et j’ai toujours adoré leur musique. Ils me proposaient très rapidement de faire des concerts, ce qui me bottait beaucoup. Là, on vient de finir la tournée d’été et on s’apprête à concevoir le deuxième album. C’est trop cool.
 
Une date pour ce nouvel album ?
Je pense qu’il sortira à l’automne 2015. En ce moment, on est dans la composition. Je leur ai proposé des paroles. Ben, qui est le parolier principal du groupe a déjà bien avancé. Je n’avais jamais écrit de paroles de ma vie. Mais cet été, j’ai été prise d’une soudaine impulsion créative. C’est magique.
 
“La Star Academy m’a longtemps dégoûtée du monde artistique”
 
Pour résumer : L’année dernière, tu étais stagiaire dans un bureau et maintenant tu chantes et tu écris des paroles ?
J’ai toujours eu envie de faire ça. En 2008, j’ai participé à la Star Ac. Après cette expérience, je me suis éloignée de la scène. J’envisageais alors de bosser pour des artistes, dans l’ombre. Cette expérience m’a vraiment dégoûté du monde artistique. J’ai vécu le pire que l’on puisse voir du showbizz. C’est un univers affreux. Mais j’avais vraiment envie de rester dans le milieu musical. J’ai donc choisi de faire des études de communication pour bosser avec des artistes. Par le biais d’Entreprise et de mon copain, j’ai rencontré pleins de gens super qui m’ont amené à faire de la musique. J’étais dans le bain. J’ai eu beaucoup de chance. Je ne me suis pas prise 12 000 portes dans la gueule. Aujourd’hui, je fais un truc chanmé et je sais où je vais. Il y a un an, je n’aurais jamais imaginé être arrivée jusqu’ici. C’est assez fou.
 
Avec des punchlines comme “je fixe la boule disco” et “je vis la nuit”, Confetti est un hymne à la fête. Et toi, quelle est ta conception de la fête ? Où est-ce que tu aimes sortir ?
J’habite à Paris depuis un peu moins de deux ans.  J’ai grandi à Lyon, à la Croix-Rousse. J’adore sortir dans cette ville. En général, je commence par un apéro entre copains et on poursuit dans un club jusqu’à 6h du matin, en dansant sur des rythmes endiablés. A Paris, j’adore le Point Ephémère : Il y a de supers expos et la bière n’est pas chère. J’aime aussi beaucoup le Mauri7, rue du Faubourg Saint-Denis. J’ai un faible pour les terrasse aussi. A Lyon, j’aime aller danser sur les péniches, comme La Plateforme par exemple. Il y a de super collectifs qui organisent des soirées là-bas. Mes chouchous ? Papa Maman et Encore. Il y a vraiment de belles initiatives à Lyon. C’est accessible et hyper ouvert.
 
Ton titre semble fidèle aux  filles d’aujourd’hui ? Est-ce que tu t’es inspiré de ta vie, de celles de tes copines pour l’écrire ?
Oui, tout à fait. Je me suis beaucoup appuyée sur mes expériences. En particulier lorsque je parle de plateaux sushis : Ils creusent mon découvert chaque mois. C’est une de mes grandes passions dans la vie. Globalement, j’ai été influencée par ce que je ressentais lorsque je faisais la fête avec mes amis.


 
Dans Confetti, il y a de nombreuses références aux substances illicites. France Gall chantait Les Sucettes et Lio  Banana Split. Selon toi,  ton titre rejoint cette catégorie de “chansons mignonnes et subversives” ?
Evidemment, totalement même. Il y a beaucoup de gens qui ne l’ont pas remarqué. Confetti, c’est une chanson sur la fête et c’est donc aussi une chanson sur la façon dont les gens font la fête aujourd’hui. Souvent avec de la drogue, donc. Il y a deux niveaux de lecture. C’est un titre qui peut paraître très naïf mais qui ne l’est pas tant que ça…
 
Quels sont les musiques qui t’accompagnent ?
Je suis issue d’une famille de mélomanes. Du coup, j’ai des influences très diverses. J’ai grandi aux côté de ma mère qui est une grande fan de rock, de punk, de new wave. J’écoutais aussi de la chanson française. J’adore Joe Dassin, Daho, Niagara. Dans un autre registre, Oasis est la bande-son de mon adolescence. Je suis aussi touchée par les sonorités électroniques. J’admire Compuphonic, Dominik Eulberg, Rone. C’est ce genre-là qui m’a influencé pour concevoir Confetti.
 
Dans la playlist de ta boum idéale ?
 
Tes prochaines étapes ?
En ce moment, je prépare d’autres chansons qui vont sortir sur le label Entreprise. Je suis donc en train de les composer, les enregistrer etc. J’ai envie de multiplier les collaborations, de m’essayer à plusieurs styles.
 
Un message pour les Paulette ?
Comme l’aurait dit Filip des 2Be3 (on pense à toi Fifi) dans Star Club en 1997, “Suivez vos rêves !”.  


 
JULIA JEAN-BAPTISTE :: CONFETTI
Entreprise
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