DÉCOUVERTE : DUEL


Une bromance à la française. Ils se sont rencontrés au détour d’une rue. Heureux hasard qui les a conduit 5 ans plus tard à sortir leur 1er EP. Des  titres à écouter en boucle. Interview.


Paulette : Vous venez tout juste de sortir votre EP, Vertiges#1, le 1er EP d’une série d’EP. Pourquoi avoir fait ce choix ?
Julien : Ce n’était pas un choix stratégique. On écrit des chansons tous les 2 depuis longtemps et on avait fait une première maquette en 2009. On se lassait de certains titres, c’était un peu une alternative, un moyen d’éviter de travailler des chansons trop vieilles. Pour nous, c’est plus intéressant de travailler d’EP en EP, ça nous permet d’écrire de nouveaux titres et de travailler dans l’urgence. Pour le 2nd EP, les chansons sont en train d’être enregistrées, pour le 3e elles sont en cours d’écriture et pour le 4e, elles n’existent pas encore !
 
Pourquoi ne pas avoir sorti un album directement ?
Julien : Dans la situation actuelle du disque, c’était intéressant de travailler comme ça, plutôt que de passer 2 ans à travailler sur un album sans trop savoir si ça va marcher.
 
Comment le groupe s’est formé ?
Brieuc : On vient tous les deux de province. On s’est rencontrés à Paris, il y a 5 ans, un peu par hasard dans la rue. On faisait tous les deux de la musique, on avait les mêmes influences. On a commencé à faire de la musique ensemble et on n’a pas arrêté.
 
Vous avez donné votre tout premier concert à New-York, ce n’est pas commun…
Brieuc : On venait de finir nos études, d’achever notre première maquette. On était libres et comme on a pas mal d’influences musicales qui viennent de New-York, on y est partis 3 mois.
Julien : Une fois là-bas, on a eu l’occasion de rencontrer des gens de la scène locale. Ils nous ont fait jouer. Comme nous de notre côté on venait de se rencontrer, on n’avait pas encore fait de concert. C’est pour ça que ça a été notre premier concert à New-York. C’est marrant mais c’est plus une coïncidence.

 
Est-ce que cette ville a influencé votre musique ?
Brieuc : On est très influencés par le songwriting classique, par le rock inde new-yorkais, ce son des années 2000.
 
Alors que votre groupe a grandi aux USA, vous avez pourtant opté pour un chant en français…
Julien : Ce qui est marrant, c’est qu’au début, on chantait en anglais. Mais c’est à New-York qu’on s’est mis à chanter en français. Ca s’est fait sans grande réflexion derrière au départ, c’est vraiment venu naturellement. Quand on s’est rencontrés, la musique c’était plutôt un amusement sans grande ambition.
C’est en précisant ce que l’on voulait faire que l’on a commencé à écrire en français.
Brieuc : En fait, on a juste écrit pendant 2 mois et demi en anglais alors que ça fait plus de 4 ans que l’on chante en français. Je pense que n’importe quelle personne qui a déjà tenu une guitare entre les mains a déjà chanté en anglais.  Après le français, c’est notre langue et ça nous permet d’aller plus loin !
 
"La pop mérite de nouveaux déguisements et de tatouages". C’est de vous cette phrase, qu’es-ce que cela signifie ?
Brieuc : C’est surtout par rapport aux arrangements. Nous, on écrit dans chansons très classiques.
On compose guitare voix. On veut des arrangements électroniques, des tatouages pour ne pas dire des synthétiseurs.

 
Votre musique mélange à la fois peinture (vous revendiquez Munch comme influence) et littérature (le premier du groupe était Kilimanjaro en référence à Hemingway). Pourquoi tout  mélanger ?
Brieuc : C’est malgré nous. Quand on lit nos textes, on se rend compte que oui, nos influences sont diverses, mais on ne s’est jamais dit, tiens on va penser à ça ou ça. C’est quelque chose qui se fait naturellement parce que l’on s’intéresse à tout.
 
De Kilimanjaro, vous êtes passés à Duel, pourquoi ?
Julien : On essayait de trouver quelque chose qui nous résumait mieux.  On voulait quelque chose autour du duo.  Et après plusieurs réflexions, on a opté pour Duel.
 
Pourtant il y a quelque chose de l’ordre de l’opposition…
Julien : Oui, mais ça nous va ! Mais pour autant, il n’y a pas de compétition entre nous. On écrit nos chansons, on essaye de se faire avancer l’un l’autre. Donc oui, c’est un peu une opposition mais une entente cordiale.
 
Une dédicace aux Paulette ?
Brieuc : On peut dire deux mots ? Si oui, alors bicyclette et salopette !
 
DUEL :: VERTIGES#1
Roy Music
Disponible depuis le 12 novembre
 
 
Concert

15/12 : L’International, Paris

 
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