DÉCOUVERTE : D’AUSTERLITZ

Elodie Daguin pour Paulette Magazine

Paulette a craqué pour les Parisiens D’Austerlitz. Et à l’écoute de leurs deux premiers EP, on est unanimes, il faudra désormais compter sur eux. Rencontre avec Pierre-Olivier, Adrien, Victor et Valentin.
 
Paulette : Le groupe s’est formé en 2010. Vous avez sorti un premier EP en 2011 et un second en 2012. Tout est allé assez vite pour vous ?
Pierre Olivier : Pas si vite que ça au final… On s’est rencontrés au lycée. On a commencé la musique sans vraiment savoir ce que c’était. On savait à peine jouer. C’est un peu comme rentrer en politique et ne pas savoir ce qu’est la droite et la gauche. Au fil des rencontres, on s’est mis à avoir des objectifs de plus en plus précis. On a fait un premier EP en 2011, puis un second en 2012.

 
Votre second EP est beaucoup plus pop que le précédent. Pourquoi cette évolution ?
Pierre Olivier : Quand on sortait du lycée et qu’on a réalisé notre premier EP "Gold" on était très influencé par le cold wave, la new wave, Joy Division, The Cure. On a tout simplement évolué, sur notre second EP, ça a été très instinctif, on n’a pas cherché à calculer quoique ce soit. Notre son continue à évoluer. On a un style aujourd’hui encore différent de celui du 2ème EP. On a bien sûr une ligne directrice très pop.
 
Sur cet EP, 2 titres ont été remixés par les groupes Equateur et Mount Analogue. Pourquoi avoir fait un tel choix ?
Pierre Olivier : Ce sont des groupes de potes. Equateur par exemple, on les a rencontrés lors d’un concert à la Flèche d’Or. On les a recroisés chez Moune et on a bien accroché. C’est pourquoi on leur a demandé de faire un remix.
 
Vous l’avez un peu dit, vous vous êtes rencontrés au lycée mais comment est née l’aventure D’Austerlitz ?
Pierre Olivier : J’ai rencontré Valentin à l’adolescence. On a fait un voyage scolaire ensemble au Canada, on s’est dit là-bas que l’on ferait un groupe quand on serait plus vieux. J’ai rencontré Victor un peu plus tard au lycée. On a d’abord eu un premier guitariste Quentin avec qui l’on a enregistré le premier EP, puis il est parti et Adrien est arrivé juste après.

 
Pourquoi avoir choisi de vous appeler d’Austerlitz ? Vous êtes fans de Napoléon ? Le groupe s’est formé un 2 décembre ?
Pierre Olivier : Ah ah, ça a forcément un rapport. J’ai lu, plus jeune, un roman de Tolstoï, Guerre et Paix, dans lequel il  y a un passage où un des héros du livre, André, arrive sur la bataille d’Austerlitz un peu la fleur au canon. Et c’est ce sentiment que l’on a eu en arrivant dans la musique. Valentin a ajouté le "D’", ça fait un peu comme la guerre d’Austerlitz, mais sans la guerre.
 
Parlons de votre clip, réalisé par Benoît Pétré, réalisateur de cinéma…
Valentin : On s’est rencontrés sur Facebook, il m’avait proposé de faire des photos. On est devenus amis. Il connaissait bien le groupe, ça s’est fait naturellement.
Pierre Olivier : Il a une belle énergie. On voulait faire ce clip depuis le début. On l’a fait en 8h, on n’avait pas ni le temps ni les moyens. On le remercie vraiment et on pense qu’on retravaillera avec lui à l’avenir.
 

 
Cette vidéo est très décalée. On dirait un hymne à l’amour. Quel en était le but ?
Valentin : L’histoire de base, c’était une histoire de maquerelle. On a fait un rush avec Benoît de toutes les idées qui nous traversaient.
Pierre Olivier : La chanson est assez sérieuse, mais on voulait faire quelque chose de décalé. Il n’y avait pas forcément de ligne directrice. Mais c’est vrai, c’est un hymne à l’amour, un amusement. 
 
Et les sous-titres ?
Pierre Olivier : C’est du suédois. Ce sont les paroles et c’est une forme de remerciements pour les amis qui ont tourné dans le clip et qui sont pour la plus part suédois. C’était un clin d’œil.

 
L’actualité à venir ?
Pierre Olivier : Un clip et un nouveau single début 2013.  On va enchaîner les concerts, travailler le live. C’est primordial.
 
On ne peut se quitter sans un mauvais jeu de mot : D’Austerlitz a-t-il un train d’avance ?
Adrien : Je ne sais pas si c’est un train d’avance.
Pierre Olivier : On trace notre route –histoire de faire une métaphore filée-, on n’est jamais en gare, jamais à l’arrêt. On continue à travailler.
Valentin : On fait ce que l’on aime, on le fait avec notre cœur.
 
Une dédicace aux Paulette ?  
Pierre Olivier : Venez aux concerts, écoutez-nous, venez nous parler, on est dispos et ouverts !
 
D’AUSTERLITZ :: CUT OPEN (EP)
 
 
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