DÉCOUVERTE : AUDEN


Photos de Fanny Latour-Lambert

De la chanson française aux accents anglo-saxon, le tout composé par un jeune Breton exilé à la capitale… C’est AuDen. L’artiste a sorti un premier EP prometteur avant la sortie de l’album prévue fin mars. Rencontre.

 
Paulette : Ton premier EP est sorti… Comment est née cette aventure musicale ?
Auden : 2010 a été l’année de départ, une grosse année puisque c’était ma première scène, en première partie de Tété. Ça a été aussi l’année des compositions, du premier répertoire, des premières influences en écoutant des gens comme Bon Iver, Sigur Ros. Et ça a été surtout le point de départ d’une longue route, je l’espère.

Tu as démarré ton apprentissage avec un instrument à deux cordes. C’est quoi ce truc ?
J’allais chez un pote au collège. J’étais en 5ème, il y avait une guitare à laquelle il ne restait que deux cordes. C’était plus de la déco. Je me suis amusé à faire des premières “gammes”. Ça a été une première approche d’un instrument, j’ai fait des ébauches de mélodies. Mais ça a déclenché l’envie de dire des choses.

A quel moment tu t’es dit “c’est ce que je veux faire” ?
Quand j’ai touché une vraie guitare, j’ai trouvé un point d’ancrage. Et je ne me suis pas imaginé faire autre chose.

Avant tu as fait de l’électro. Pourquoi être revenu à la chanson française ?
J’ai mixé pendant 4/5 ans. Je faisais partie d’un collectif de soirées, je mixais de l’électro minimal. C’est un excellent moyen d’apprendre la musique. Et puis, je suis revenu à mes premiers amours. Mes premières chansons ont été une vraie thérapie.

Et de Dinan à Polydor, qu’est ce qu’il s’est passé ?
La rencontre avec Matthieu Tessier a été déterminante. Ça a été la première pierre à l’édifice. Il m’a fait monter sur Paris en 2011. Ça a été trois années de travail non-stop.  Et 2013 a été l’année la plus riche en évènements : signature avec le label, le tourneur, le manager.

Tu chantes en français guitare à la main, comme beaucoup de chanteurs. Qu’est ce qui a fait la différence pour toi à ton sens ?
Honnêtement, je ne sais pas. Sans doute, les gens qui travaillent avec moi, qui ont cru en moi et qui m’ont accordé leur confiance.

Tu as travaillé pour l’album avec Olivier Coursier. C’était comment cette collaboration ?
On s’est rencontrés lors de mon premier concert parisien en 2011. On a eu un vrai feeling musical. J’avais trouvé mon binôme. C’est une personne de confiance, élégante et à l’écoute.  On a passé 8 mois en studio, on a trouvé une méthode de travail et créé beaucoup de liens. Je me suis souvent remis en question : ça a été une oreille pour moi. Cet album est aussi le sien.

Pourquoi AuDen ?
D’une vraie envie d’innover. Je voulais casser les codes de la chanson française.  Utiliser mon prénom et mon nom ne reflète pas mon univers. AuDen, c’est la traduction gaélique de mon prénom.

Quelle est la suite pour toi ?
La sortie de l’album, le 24 mars prochain, et une tournée. J’ai aussi démarré une réflexion sur le deuxième album, ça fait partie de mon quotidien de composer. J’aimerais bien également pouvoir faire quelques collaborations. Il y a certains artistes que j’admire : Bertrand Belin, François de Atlas Mountain…

Une dédicace aux Paulette ?
“Les mots sont notre histoire.”
 
 
AuDen :: AUDEN (EP)
Umusic
Album à venir le 24 mars 2014

 
 
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