CROCODILES : « NOTRE ALBUM EST TRÈS PORNO »

 
Derrière les Crocodiles se cachent Brandon Welchez et Charles Rowell, deux amis venus de San Diego pour assurer la relève du rock californien. Le duo est de retour depuis le 4 juin avec un troisième album, Endless Flowers, dont Paulette est partenaire.

Rencontre avec Charles, le guitariste, qui a répondu à nos questions avec beaucoup d’humour… et un sacré sens du storytelling.

 
Paulette : Parlons de ce troisième album, Endless Flowers. Comment le décrirais-tu ?
Charles : C’est un album nu, très poétique et très pornographique.
 
À ce propos, qui est l’homme nu que l’on peut voir sur la couverture ?
Il s’appelle Jésus. C’est notre sauveur. On traversait une période difficile avec le groupe et Jésus nous a trouvés. Il nous a fait signer un contrat et il a dit qu’il serait notre manager, mais seulement s’il pouvait être photographié nu et être en couverture de l’album.
 
Avez-vous travaillé d’une façon différente sur cet album que sur les précédents ?
Nos premiers albums ont été enregistrés par deux personnes, donc les sessions d’enregistrements étaient très privées et structurées. Sur ce troisième album, Endless Flowers, on a travaillé avec un groupe en live. Donc ce n’était pas aussi structuré et c’était très ouvert et détendu, les gens pouvaient enlever leurs vêtements s’ils le voulaient. L’album a un côté très live, il est très énergique.
 
"NOTRE ALBUM EST UNE GRANDE FÊTE, UNE ORGIE"
 
 
Vous avez ressenti le besoin d’inviter d’autres personnes sur ce disque ?
On a envisagé l’idée de partager cette sorte de connexion spirituelle qui accompagne le fait de jouer de la musique. On aimait l’idée de s’échanger nos guitares et de s’échanger nos batteries, donc pourquoi ne pas en faire une grande fête ? Ou une orgie, une orgie musicale. On a juste passé un très bon moment. Quand tu fais partie d’un groupe, surtout à notre époque, on donne trop d’importance au fait d’obtenir des concerts, de plaire à tout le monde et d’être populaire. Je pense qu’une fois que tu te laisses aller et que tu fais juste de la musique pour toi-même sans te soucier d’être sur un blog tous les jours ou de ton nombre de « likes » sur Facebook, tu peux juste en profiter.
 
Peux-tu m’en dire un peu plus sur les débuts du groupe ?
Mon meilleur ami et moi avons acheté une voiture et on s’est mis à conduire et à faire des concerts partout où on le pouvait, principalement dans des sous-sols, chez des gens, dans des parcs, à l’arrière d’un strip club ou dans les toilettes d’un bar.
 

 
Il paraît que vous travaillez sur un nouveau clip, peux-tu m’en dire un peu plus ?
On tourne le clip de Endless Flowers. Il raconte l’histoire d’une adolescente obsessionnelle, un peu comme un personnage de John Waters (réalisateur américain, ndlr), qui développe une obsession pour le groupe au point de devenir très, très inquiétante.
 
Brandon est marié à Dee Dee des Dum Dum Girls. Quel effet cela fait de travailler avec quelqu’un qui fait partie d’un couple d’artistes ? Est-ce que ça influence le travail de votre propre groupe ?
Peut-être qu’on s’influence mutuellement, d’une façon un peu magique. On est aussi proches que deux groupes peuvent l’être. Il n’y a pas de compétition entre nous, on est juste une grande famille et on s’entraîne mutuellement à travailler dur et à rester inspiré.
 
Un mot pour les Paulette ?
"Demand inconvenience"(Demandez à être dérangées.) Je pense que tout le monde se porterait mieux si on demandait à être dérangé. Ça rend les gens plus forts.
 
Qu’est-ce qui vous a attirés chez Paulette pour ce partenariat ?
Je pense que c’est un magazine très intelligent, et que ses lecteurs y trouveront quelque chose qui leur plaira, surtout à ce moment de notre trajectoire musicale. J’aime vraiment soutenir votre magazine !

ENDLESS FLOWERS
Souterrain Transmissions                                 

Disponible depuis le 4 juin

Myspace

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