COUP DE (NOIR) COEUR


Soyez prêtes les Paulette, les deux toulousains de Noir Coeur vous embarquent pour un voyage mystique. Hybrides, leur deux EP
"Jahnimal" et "Endless Bummer/Soleil" se baladent entre les frontières pop et électro, en mêlant leurs voix envoûtantes et des sonorités tropicales. Rencontre avec un groupe magnétique.
 
Paulette : Comment est né Noir Coeur ?
Philippe : Tout est parti d’un magret au miel !
Adrien : En fait, nous nous sommes rencontrés aux Sélections du Printemps de Bourges en 2011, à Toulouse. C’est assez marrant au final, car nous étions en compétition avec nos groupes respectifs. Mais on ne l’a totalement pas vécu comme une concurrence. En discutant, on s’est rendu compte qu’on voulait tous les deux explorer la musique électronique.
Philippe : On s’est donc associé. Au départ, c’était juste un projet de chambre expérimental. Mais les bons retours sur le premier morceau, Total Nirvana, nous ont poussés à persévérer.

 
D’où vient ce nom, Noir Coeur ?
Adrien : Ca sonne bien non ?
Philippe : C’est dans un jacuzzi qu’on a décidé de s’appeler Noir Cœur ! Tous les dimanches, on allait en séance de thalassothérapie avant ou après la répét’. La musique que nous faisons est plus tropicale et ensoleillée que nos anciens projets mais nous gardons tous les deux une part un peu plus sombre qui ne se ressent pas forcément dans certains titres mais qui fait bel et bien partie de nous. Le nom est donc une sorte de contraste, qui nous représente assez bien.
 
Dites-nous, qui fait quoi dans le groupe ?
Adrien : Composition, écriture, chant, stratégie… Notre volonté est vraiment de tout partager. Il n’y en a pas un qui prend le dessus sur la création. On produit tout à deux. Chacun de notre côté on travaille des sons, sur des logiciels de MAO (musique assistée par ordinateur) et ensuite on compose à deux en partant de nos trames.
Philippe : Adrien s’occupe de tout ce qui est laptop sur scène, synthés aussi et plus récemment de la basse. Moi je gère plus le chant, la guitare, les percussions et les machines. On gère également tout ce qui est graphisme, vidéos, merch, enregistrement, mix etc. avec l’aide nos amis (BLWBCK, Rockaedron, Antiheroes..). On a une approche très DIY sur ce projet et sur la musique en général. On aime garder le contrôle, mais ça demande du temps…

 
Mais toi Philippe, tu fais également partie du groupe YAA et Adrien de Montreal on Fire… Pas trop dur de concilier les deux ?
Philippe : Ça demande une organisation millimétrée. Tout d’abord parce qu’Adrien est à Toulouse et moi à Paris. On s’appelle quasiment deux fois par jour… Un vrai petit couple !
Adrien : On essaie de se voir fréquemment quand même. Selon les périodes, on favorise nos groupes personnels ou Noir Coeur. On se relaie en fait. C’est un gros travail de coordination. Car on a aussi nos vies à gérer à côté ! Moi je viens de finir mon doctorat et Philippe se lance dans des études de com’ artistique… Avec l’arrivée du Printemps de Bourges, on se voit beaucoup plus souvent car on a beaucoup de projets.
 
Vous avez donc été sélectionnés pour les Inouïs du Printemps de Bourges, en avril… Stressés ? Impatients ?
Adrien : On est surtout dans une phase de travail intensive ! On a appris la bonne nouvelle il y a un petit mois seulement.
Philippe : On ne s’attendait pas du tout à être sélectionnés. Du coup, je pars pour un mois au calme à Toulouse afin de préparer le live et toute la logistique qu’on met en place. Ce Festival, c’est un tremplin, on espère qu’il va nous ouvrir des portes. On va essayer de se produire un maximum en plus de notre live pour les Inouïs.

 
En parlant de live, vos représentations sont très recherchées, on peut littéralement dire que vous vous mettez en scène. C’est un exercice que vous travaillez beaucoup ?
Adrien : L’aspect visuel prend une grande place dans notre groupe. Donc évidemment, on prend soin de travailler nos scènes, même si au départ on ne pensait pas du tout faire de concert.
Philippe : On s’est beaucoup demandé si pour la scène on voulait se diriger vers quelque chose de plutôt DJ set ou plus pop-rock. On a voulu mélanger les deux, cela donne des représentations assez hybrides, mais c’est très important que l’on retrouve la plupart des instruments sur scène que l’on entend sur nos productions studio.
 
Quel est votre meilleur souvenir en concert ?
Philippe : On a eu l’opportunité de jouer dans la chapelle des Carmélites à Toulouse, pour les jardins synthétiques. On avait l’impression d’être des prêtres évangélistes délivrant une messe tropicale et ténébreuse. Une ambiance très particulière !
Adrien : Notre concert au Phare, en première partie de The XX…  La salle était quasiment pleine avec 3000 personnes, c’était dingue ! Mais le premier live au Nouveau Casino a été le plus déterminant. On a réellement pris conscience du potentiel de Noir Cœur.

C’est quoi le programme pour la suite ?

Philippe : La préparation du nouvel EP, le Printemps de Bourges, et jouer dans un maximum de festivals cet été. On a vraiment envie de partir sur la route aussi. Je pense qu’on va essayer de pas mal voyager !
Adrien : Si on devait choisir trois festivals de rêve, pour nous ce serait Primavera en Espagne, SXSW à Austin aux Etats-Unis et, en France, Solidays.

 
Vous avez un secret à nous révéler sur votre prochain EP ?
Philippe : Pour le moment, une seule chose est sûre : il va sortir avant l’été ahaha ! On est encore en pleine phase de travail. On va enrichir la partie instrumentale avec pas mal d’instruments acoustiques et ancestraux comme un gong, par exemple !
Adrien : On développe toujours plus le côté électro, plus dance. On reste sur des titres assez hybrides, entre sons acoustiques et musiques électroniques. Bref, en mars on s’enferme pour travailler et on vous en dira plus après.
 
Et au fait les garçons, votre cœur est pris en ce moment ?
Philippe : Adrien et moi même sommes fiancés depuis le mois dernier… Noir Cœur et la musique ne nous servent donc pas à trouver l’amour mais bien à le diffuser ! (Rires)
 
NOIR CŒUR ::
ENDLESS BUMMER / SOLEIL
 
 
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