COUP DE FOUDRE : FAUVE


Si je vous dis Fauve, vous pensez automatiquement à des félins déchaînés ou, selon vos allégeances culturelles, à une effusion de couleurs caractéristiques du mouvement artistique du même nom. C’est aussi le nom d’un collectif mêlant avec subtilité musique, images et textes ; le tout dans une alchimie unique et intrigante.

 
Le résultat de cette équation musicale : un cocktail savoureux entre poésie urbaine, rock et sons numériques, qui vous laisse dans les oreilles une empreinte particulière.  On penserait parfois à The Streets et cette manière d’associer le flow du rap à musique rock comme dans You fit but you know it, mais en français. Bref, sorte d’OVNI  musical fait de paroles mystérieuses et de sons entêtants, Fauve vous emporte sur une planète encore inexplorée.
Paulette est partie dans leur contrée, afin de tenter d’élucider le mystère  (non sans mal). Explications.
 
Paulette : Alors c’est quoi Fauve finalement ?
Fauve : C’est un projet artistique à géométrie variable avec des personnes au niveau d’implication différente. Au début nous étions trois à faire de la musique : Pierre (guitare), Quentin (chant) et Simon (batterie) ; puis Stéphane (basse) et Nico (réalisation) nous ont rejoints. Aujourd’hui, nous sommes cinq sur scène et il n’y a pas que des musiciens mais aussi un mec qui fait du Djeing et un vidéaste/réalisateur.
 
Quelle est votre manière de travailler ?
On marche beaucoup à l’affectif ; on préfèrera toujours répondre  à une offre de travail avec des gens qu’on apprécie même si ils sont un peu moins compétents.
 

 
Dans vos clips, vous avez une direction artistique plutôt minimaliste et très brute avec parfois un seul plan comme dans votre titre Sainte Anne, pourquoi ?
Un peu par défaut  à la base.  Comme on n’a pas les moyens ni toujours le temps, on est amené à bricoler avec ce que l’on a. Pour les clips, Noki a eu l’idée de superposer des images et comme on est assez empirique, on veut faire un maximum de chansons avec des clips. Pour nous, c’est vraiment important de fournir un travail complet et global. On ne veut pas se contenter de seulement lancer des titres sans univers.
 
"Kané, ce mec libidineux et beau comme une planète", qui semble errer entre vice et merveille, c’est qui ?
On fait des chansons pour exposer des choses personnelles, les partager et pour Kané c’est trop personnel pour qu’on en  parle autrement qu’en chanson.
 

 
Vos chansons comme Saint Anne sont très inspirées du quotidien, de la vie à Paris, du fait d’être un pion dans la jungle urbaine. Vous ne seriez pas un peu blasés ?
Pas du tout. Nous sommes tout sauf désenchantés, au contraire nous sommes des vrais naïfs idéalistes. Mais comme chaque idéaliste, il nous arrive d’être révoltés quand la confrontation avec la réalité est trop violent ; c’est peut-être ce que nos chansons transcrivent. Nuits Fauves par exemple, est une chanson utopique sur l’espoir et sur d’idéal du grand amour.
 
Votre musique est parfois qualifiée de slam, parfois d’électro, vous en pensez-quoi ?
C’est un peu difficile pour nous d’essayer de rentrer  notre musique dans une car on a tous des influences très diverses donc on a du mal à se classer dans un mouvement en particulier.
 
>Insaisissables et indéfinissables à la fois, et si c’était ça Fauve finalement ? Une sorte d’étoile filante musicale qui vient capter notre attention et illuminer nos soirées mais dont on ne cernera jamais les contours. On leur souhaite tout de même une vie beaucoup plus longue, très longue même.
 
FAUVE
 
 
Concerts :
8/12 : El Chicho, Bordeaux
17/12 : La Maroquinerie, Paris
 
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