COUP DE COEUR : TALISCO

Photo – Yann Orhan

C’est la nouvelle pépite du label Roy Music. Avec son premier EP "My home", Talisco nous invite au voyage à mi chemin entre road trip et western. Un talent à suivre de près.

Rencontre.
 
Paulette : Ta musique est une invitation au voyage. As-tu l’âme d’un vagabond ?
Talisco : Je suis plus dans le fantasme qu’autre chose. Je peux avoir un côté vagabond dans la mesure où je ne reste pas plus de 2 heures au même endroit. Mais je ne suis pas un globe trotter non plus. Tout se passe dans ma tête principalement. Je retranscris des émotions c’est essentiellement ça ma musique.
 
Tu es parisien d’adoption, bordelais de naissance et espagnol d’origine…
Toute ma famille est espagnole ce n’est pas quelque chose que je revendique mais c’est quelque chose que je porte en moi, ça, c’est sûr. Il y a une énergie dans l’Espagne. Ma grand-mère chante et elle chante avec les tripes. Et ça se sent vraiment. Il y a une vraie sincérité à travers son chant dont je me suis sans doute imprégné.
 
Et en même temps tu chantes en anglais…
Oui, mais uniquement pour la musicalité. Je ne boude pas l’espagnol ni le français mais c’est une autre démarche, une autre manière de faire de la musique. Ce n’est que mon point de vue. Quand j’écris en français, je détache la musique du texte, l’espagnol c’est d’abord le chant et en anglais c’est un ensemble. Le chant devient un instrument. J’en ai des chansons en espagnol et en français mais je n’aborde pas la musique de la même manière. Aujourd’hui sur ce projet, ça me semble plus cohérent de chanter en anglais, dans l’émotion que je veux retranscrire.
 
Comment a démarré l’aventure Talisco ?
J’ai toujours fait de la musique. Que je m’appelle Talisco ou autre, ça reste  moi. On m’a mis une guitare entre les mains à l’âge de 11 ans. J’ai monté mon premier groupe à l’âge de 14 ans, à 20 ans j’ai arrêté pour bosser, bouffer comme tout le monde. Et quand tu es passionné, ça te rattrape. C’était il y a 3 ans, je m’y suis remis sérieusement et ça a payé. Talisco c’est une aventure qui démarre avec le label Roy Music. J’ai nommé ce projet Talisco, qui est un hommage que je fais mais que je garde secret par pudeur.  J’avais entendu parler de ce label comme étant un label de passionnés qui pensaient musique avant business et ça me plaisait beaucoup.
 
Tu viens de sortir un premier EP, My home. À quand l’album ?
Bientôt, je suis en train de l’enregistrer, sans doute début 2014. Il est presque fini en tout cas…
 

 
Le clip a été tourné à New York. Pourquoi avoir fait un tel choix ?
Pour plein de raisons. A New York, il y un côté évasion. On voulait mettre en avant la densité de la ville aussi, le côté un peu électrique que l’on peut trouver dans  Your wish  à travers ces buildings. Et puis, New York, ce n’est pas une ville qui appartient aux New Yorkais, c’est une ville qui appartient au monde entier. Tout le monde connait un peu cette ville à travers des films, des clips, des reportages… On y a tous vécu un peu sans y avoir mis les pieds d’une certaine manière. A New York, il y a une énergie très positive tout est possible, et Your wish, c’est un peu ça. Viens je te prends par la main et on se casse, tu as envie de faire et bien c’est possible.
 
Talisco, c’est seulement toi. La musique est pour toi une expérience de solitaire ?
Pas nécessairement. Ce n’est pas une volonté, c’est une conséquence. C’est plus simple pour moi aujourd’hui de faire de la musique seul parce que je n’ai pas de contraintes, je n’ai pas d’avis à demander, je sais où je vais. Mais c’est très frustrant d’être seul. On fait aussi de la musique pour vivre une aventure…
 
Et pourtant sur scène tu es rejoint par deux musiciens…
Si j’étais seul sur scène, ce serait très chiant ! Je ne veux pas me retrouver avec des machines électroniques à balancer des bandes. Sur scène, j’ai besoin d’être libre, de partager ma musique… C’est important pour moi de m’entourer de musiciens qui sachent faire un peu tout et c’est le cas. Je m’entends très bien avec eux et c’est parfait c’est là qu’il se passe des choses.
 
Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Que ça continue ! Que les gens continuent à apprécier ma musique c’est ce qu’on peut me souhaiter de mieux.
 
Une dédicace aux Paulette ?
J’essaye de ne pas me mentir, de rester fidèle à ce que je suis à travers ma musique. Si tout le monde pouvait en faire autant, ce serait bien ! On se prendrait moins la tête et on serait mieux les uns avec les autres.
 
TALISCO :: MY HOME (EP)
Roy Music
Sorti le 18 mars
 
 
Concerts :
09 mai : L’Aéronef, Lille
20 juin : Eglise St Eustache, Paris
28 juin : Festival Noumatrouff, Mulhouse
 
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